CHAPITRE PREMIER il
pum; Mareau-aux-Bois, Vieilles-Maisons, Neuville, Bucy-le- Roi, Buxiacus (1). Un précepte d'Hugues Capet, en 990 ou 991, reconnut solennellement la seigneurie de l'évêque d'Orléans, notamment sur les domaines de Clepiacus (2); Tmganou, Trianus, Triganus, Trienaus, Trainou ; Laiiriacus, Loury; Mardiacus, Mardié ; Buciacus, Bucy-le-Roi (3). Ces générosités s'expliquent si l'on veut bien se rappeler que, dans les premiers temps de l'Église, il n'y avait pas de paroisses particulières, pas de curés ; les évèques, à la tête de leurs prêtres, pourvoyaient aux besoins religieux du peuple ; aussi, donner à l'évêque d'Orléans, à l'Église d'Orléans, c'était donner à tout le clergé du diocèse.
On attribue à l'un des rois Mérovingiens la donation, à la pelite communauté de Sanctissimae Crucis Gergogilie7îsis, qui faisait remonter sa fondation à saint Martin, au IVe siècle, peu après l'invention de la sainte Croix par sainte Hélène, des bois de Montlordin, situés proche le ruisseau du Milourdin, entre Saint-Martin-d'Abbat, Sanctus Martiniis de Ahbeio, Sanctus Martinus de Campis, et Bouzy, puis s'étendant vers ce dernier village, dans l'intérieur des bois donnés plus tard à l'abbaye de Saint-Benoît (4).
(2) L'abbé Patron traduit ce mot par : Cléchy, hameau de Traînou.
(3) G. C, t. VIII, p. 488.
(4) Étude historique sur la ville de Jargeau, par M. de Monvel. Orléans 1875. — M. de Maulde, en plusieurs passages de la Condition forestière de l'Orléanais, traduit Montlordin par Molandon, ce qui placerait ces bois, alors d'une contenance totale d'environ 900 arpents, à 33 kilomètres plus à l'est, au-delà de la Petite-Forêt-de-Saint-Benoît. Nous n'avons pu nous décider à admettre cette opinion. En effet, M. de Maulde, dans ce même
ni
HISTOtHE DE LA FORÊT D'ORLÉANS
■leurs de Bucy-le-Roi prétendaient tenir leurs bois, iroissede Saint-Lyé, d'une donation de Louis V (1). L, d'après son hiâtorien Helgaud, aurait, en 1029,
repmduil, in extenso, une InqulaiUo de bosfig Aure- •us. de 1201, Irouiée, par lui, aux Archives nationaJea, le celte enquête, où sont énumêréa Jea divers bois de l'Orléans, on lit celle phrase. i\'emus de Montlordin, :atur neniua Sanctœ Ci'ucfs, est Saneti Verani de . Or, il ne peut guère y avoir de doule sur la siiuBlion lis de Fainte-CroÎK. On lit dens la Gallia Christiana p, &20) qu'ils devinrent la propriété du Chapitre de lin deJargeau, que Munassès de Garlande avait établi, 3 de la communauté do Painle-Croix; sauf, loulefuis. : partie dépendant du prieuré du Gué-de i'Orme, racheté |ue et concédé à Paint-Euverle en 1177. Les chanoines rent b cens en U97, avec autorisation de défricher; ceil y avait encore 638 arpents et demi de bois en 15T4, uchâteau (dans ses Sourenlra historiques de la eille iton de Jargeait. 1874, p. 165) nous apprend que la plus irtie fut cédée au duc d'Orléans par acte du 25 juin 1680. conteuaal plus da 100 arpenta en terres et bruyères et 25 perches en bois sur ta paroisse de Bouzy, formait ans In forêt de Sainl-Benolt, et, devint à la même époque, nent, la propriété de la riche ahbaye. On y avait consmétairie qui est indiquée, toujours avec le même nom, lan de Vauclin de 17S7, conservé dens les archives de îD des forêts de Lnrris. On trouve, au.x Archives départs (A. 1031), un acte intervenu entre l'abbaye et le duc I, en date du 31 mai 1714, et approuvé par des lettresdu rni du 19 décembre de la même année, en vertu is bâtiments furent rasés et les terres et bruyères reux frais du duc, qui s'eaga<;ea, en plus, à payer à Sainlle rente annuelle da 60 livres. Ces plantations forment tie du canton actuel du Marcbais-Bichat, au milieu a retrouve encore tes ruines de l'ancienue métairie. D. Duché d'Orléans. Bénéflders, A. 1151.