CHAPITRE V
qui n'étaient peuplés que de bouleaux, pour lesquels une révolution de cinquante ans fut adoptée (I).
Après les bois en gruerie, Vauclin s'occupa de ceux du roi, mais, en attendant que l'opération fut terminée, un règlement provisoire, du 17 août 175i, intervint encore pour porter les révolutions du Chauniontois, du Milieu, de Vitry et de Courcy à quarante ans ; celles de Neuville et de Goumast à vingt et quarante ans. Puis il fut prescrit de réserver 6 anciens par arpent. La surface à exploiter, chaque année, fut fixée à 1,100 arpents. De nouveaux fossés d'angles vinrent remplacer les anciens (2).
Vauclin ne put mener à bonne fin, avant de mourir, que les aménagements des Gardes de Goumast et de Vitry, auxquels aucun changement important ne fut apporté (3).
L'ensemencement des vides, en glands, particulièrement des quelques enclaves rachetées par le duc d'Orléans, prit un peu plus d'importance dans la période qui précéda la Révolution. Presque chaque année, une certaine somme était consacrée à ces travaux; en 1754, notamment, elle s'éleva à 2,266 livres (4).
Ainsi que nous l'avons vu au chapitre ler, Plinguet, chargé, en 1785, de continuer l'œuvre de Vauclin, n'eut le temps que de s'occuper de la Garde du Chaumontois. Voici ce qu'il dit, dans son rapport d'ensemble (5), sur l'état général de la forêt et les divers règlements de coupes arrêtés par ses devanciers :
(1) Ar. F. Lorris et Orléans.
(2) Ar. F. Lorris.
(3) Ar. F. Lorris.
(4) Ar. D. Duché d'Orléans. Eaux et forêts, A. 1032.
(5) T. R.,passim.
I ... C'est une forêt maigre oi'i l'on rencontre partout de vagues, malgré les aliénations consirtérahles qui ont et feites de cenX'Ci, k diverses reprises, presque à mesur qu'ils se créaient; dont les bois, venus difficilemenl restés sans hauteur et mal plantés au milieu de ce vagues, ne sont pas garantis des plus petites intempérie de l'air et n'échappent pas à la moindre gelée... On essayé plusieurs fois la réformation de la forêt d'Orléans mais, dans l'état de chaos et de confusion où elle a él jusqu'à présent et où elle est encore, tout le monde s'e( trouvé las, chefs et subalternes, au bout de quinze joui de marche, au milieu de massifs de haute bruyère 6 100 arpents et plus, dans un seul desquels le réformater et toute sa suite se seraient bientôt perdus. Aussi le tra vail a été établi au juger et sur le récit des Gardes et rie n'a encore été fait, s
Nous avons déjà, au chapitre II, mis en garda oonli les exagérations de Plinguet ; cependant, il parajt bien ce tain que los anciennes réformations avaient été, souven faites au cabinet, qu'elles n'avaient pu être bien suivie; et que les coupes avaient toujours eu lieu sans gran
Le Chaumontois et le Milieu étaient alors peuplés en tiérement en chêne et bouleau (celui-ci surtout dans I Milieu), avec une petite quantité de charme et de trembit Vitry et Courcy, en chêne et charme, avec quelques boi leaux et un peu de tremble; Neuville et Gouraast, e cbéne et charme (1).
La Garde du Chaumontois fnt divisée, par Plingue
(1) Mé. M.