CHAPITRE PREMIER
fondé, dans la forêt, une petite chapelle dédiée à saint Paul, avec un prieuré. Tout autour serait venue se fixer la population de Chanteau, Chantel, Chanteil au XIl^ siècle, Cantolium, Cantoglium aiî X^, Cantogil avant le VI^ (1).
Ce n'est pas, d'ailleurs, la seule libéral té de ce pieux roi, car les colonies forestières des Loges étaient, à cette époque, quoique d'origine ecclésiastique, retombées presque complètement dans le paganisme, et Robert, pour combattre celui-ci, établit en divers endroits de petites communautés religieuses qu'il dota généreusement, souvent sans doute aux dépens de son domaine forestier (2). Nous citerons, entre autres, avec l'abbé Patron (3), aux renseignements duquel, d'ailleurs, il ne faut pas toujours aveuglément se fier, la chapelle de Saint-André-des-Bois, desservie par les religieux de Saint-Benoît, qui auraient donné à cette paroisse le nom de Floriacum ex AureliSf maintenant Fleury-aux-Choux.
Le prieur de la charité de Saint-Laurent-des-Orgerils, de l'ordre de Gluny, dépendant du prieuré de la Charitésur-Loire (4), avait reçu en 1080, de Philippe I^r, des bois, du côté de Chaingy, dépendant de l'ancienne villa royale Goumat, dont nous avons indiqué plus haut la donation (5).
(1) Gll, selon M. de Vassal, signifiait eau chez les Celtes.
(2) Me. S., t. II, Quicheral.
(3) Rech. P., t. loi', p. 362.
(4) Essais historiques sur Orléans, par Beauvais de Préau. Orléans, 1778, p. 158.
(5) Notes manuscrites dedom Jean Verninac, bibliothécaire de Bonne-Nouvelle (Bibliothèque d'Orléans, 394), t. lor, p. 302 ; et Ar. D. Duché d'Orléans. Justices, A. 1095.
HISTOIRE DE LA FOFÈT D'ORLËANS
i Philippe l", se trouvant en 1080, avec toute sa jbaye de Fleury- sur-Loire, concéda une partie i'il possédait de ce côlé à l'abbé Guillaume I'^. l'indication dans une lettre de confirmation de ■os, datée de la première année de son règne, Is étaient situés à Bulziaco, BouKy ; Vetalis- 'ieilles-Maisons, et sur les paroisses de Casiasnoy ; Maeeriùi, Mézières (1).
Gros, par une charte de 1113, concéda la ville X, avec toutes ses dépendances, et notamment
IX chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris, appeléis pour desservir l'église de Nolre-Dame- X, doni il élan le fondateur (2). 11 s'agit là d'un é de murs, dit le Parc- Gauthier, assez éloigné tincipal de la forêt et hors des limites générales ne, mais qui fut soumis aux droits de celle-
Buse charte de la même année mentionne des illeu de la forêt, sur la paroisse de Montereau, : religieuses de la MaJeleine, que le chapitre de
X et l'évëque Jean II venaient d'installer à la éans. Voici les termes mêmes de l'acte, d'après lu XV" siècle qui appartenait à M. Ludovic de 4). ... lice autem que jat» illis ileditnus, teti-it
ia Cwnobii Floriacensif, par ilom Chatel (Manusbliothèque d'Orléans, M. 1:70 bit, i. h--, p. 380.) , 1. 1"-. (M. Dumesnil.)
lit un argument en faveur de l'origine que les légistes ne donnuient aux droits de gruerie. — Voir plus