‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 131 sur 180 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

entrecoupés les taillis et le mauvais état du peuplement.

En 1820, on essaya de faire Taménagement de la partie domaniale de la forêt ; les propositions furent même homologuées par une loi du 16 mai 1823, mais elles étaient, parait-il, inapplicables, et il n'en fut pas tenu compte.

A la fin de 1830, la Petite- Forét-de- Saint-Ben oit, au moment de sa réunion à la liste civile, fut partagée en cinq séries de taillis ; trois à la révolution de vingt ans, deux à celle de trente.

Cependant, les agents locaux commençaient à être vivement frappés de la diminution des produits et de l'augmentation des vides constatée à chaque exploitation ; ils craignaient, suivant l'expression de l'un d'eux, « de voir la forêt s'évanouir entre leurs mains ». Sur leurs instances, il fut procédé à un nouvel aménagement des bois de l'État. Rendu exécutoire par une ordonnance royale du 5 mai 1842, cet aménagement ne fut mis à exécution que quelques années après. 847 hectares, comprenant, surtout, les quelques bouquets restant des réserves du premier Empire, furent mis à part pour être conservés en futaie. Le surplus fut traité en taillis, aux âges de vingt, vingt-cinq et trente ans.

A la même époque, l'administration de la liste civile fit réserver, elle aussi, en plusieurs parties, 678 hectares de futaie, qui furent réduits à 589 hectares par un décret impérial du 18 février 1854. Le reste, qui avait toujours été plus régulièrement traité que les bois des anciens tréfonciers ecclésiastiques, continua à être exploité aux mêmes âges de vingt, vingt-cinq et trente ans.

Un décret du 18 avril 1860 augmenta la part faite à la

futaie et la porta, au total, à 3,404 hectares 79 ares, s dixième de toute la forêt ; le traitement des neuf a dixièmes ne subit aucun changement.

Mais il ne s'agissait plus d'appliquer â la forêt les ' modes jardinaloires ou à tire-aire; une véritable i lutiûn culturale, propagée en Allemagne par Hartig. la fin du siècle dernier, avait pénétré en France soi Restauration ; on était, enfin, en possession d'une thode rationnelle, celle du réensetnencement naturel t éclaircies. Une fois la futaie parvenue à l'âge d'exploi lité, on s'y prend à plusieurs reprises pour opérer la c( de façon à permettre aux jeunes plants de naître, pui s'élever, à l'abri des ardeurs du soleil. Cette nouvelle gé tion, une fois créée, n'est plus abandonnée à elle-m mais soumise à des éclaircies périodiques qui vienneni menter les produits de la forêt de toutes les tiges fai malvenantes, dominées, etc., au grand profit des ai restants. Voilà, en iTuelques mots bien succincts, l'e cation des opérations toutes scientifiques auxqu Rirent soumises, désormais, les futaies de la forêt '

Un fait capital pour celle-ci s'était produit de quelques années; nous voulons parler de rintrodu< des résineux.

Les reboisements artificiels, déjà exécutés sur quel points avant la Hévolution, comme nous l'avons dit haut, prirent, sous le premier Empire, des propor considérables, qui ne firent qu'augmenter jusqu'à au, d'hui. En 1805, on commença, au fur et à mesure coupes, à faire ensemencer les vides en glands, ch gnes, et à y faire planter des bouleaux, acacias, frént

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