CHAPITRE V
peupliers, que les forestiers élevaient, eux-mêmes, en pépinière. Des ouvriers à Tannée, qui portaient le titre de gardes-planteurs, étaient chargés de ce soin. Mais c'était encore, nous devons le dire, sur une bien petite échelle que ces travaux étaient exécutés; en 4813, dans les anciennes Gardes du Chaumontois et du Milieu, 280 hectares, environ, avaient seulement été reboisés, et il est probable que ces chiffres n'avaient guère été dépassés dans les autres. L'administration témoigna, cependant, de l'importance qu'elle attachait à ce genre de travail, en faisant, à l'occasion du mariage de l'empereur avec Marie-Louise, mettre solennellement en terre, par les mains de chaque garde, de chaque agent, quel que fût son grade, deux plants de haute tige: chêne, orme, hêtre, peuplier, érable, dans les endroits les plus apparents de la forêt. Il en fut fait autant, dans de plus grandes proportions, lors de la naissance du roi de Rome. En 1810, pour la première fois, on sema, à titre d'essai, un peu de graine de pin maritime, du côté de Vitry. Ces essais réussirent, et le pin maritime prit, dès lors, régulièrement sa place parmi les essences employées.
Après 1815, l'administration des forêts de l'État continua, dans la partie qui lui était restée confiée, les mêmes errements que sous l'Empire. En 1823, on joignit au maritime le pin sylvestre, dans les cantons de Thifontaine et du Bout- du -Monde, notamment, et môme le sapin, le mélèze et l'épicéa, auxquels on renonça bientôt. Mais peu de choses furent faites jusqu'en 1832; les gardes semaient, eux-mêmes, un peu de glands, ou de graine de bouleau ou de pin dans les coupes, avant le récojement de celles-ci; bien rarement
S travaux de plantation titaient imposés aux ad
tir de -1832 jusqu'en WS, pris de 400 hectare ;boisés, soit par semis, soit par plantation, et en '5,000 plants, de diverses essences, furent repi )lément, dans les coupes, 'autre partie de la forêt qui constituait l'apanage puis la liste civile, et qui, pourtant, en avai esoin, les travaux de ce genre furent beaucon| H3rtant3.
les vides qui se trouvaient dans les coupes. Ion exploitation, on reboisa, sous la Restauration, i rtout de 1823, des vagues d'une certaine étendue irmetlait la culture pendant plusieurs années, i le repeuplement au bout de ce temps. Parfois on se faisait à prix d'argent, soit par la voie di lit par celle de la plantation, mais moins souvent -ci coûtait cher : 575 fr. par hectare, en moyenne fr. pour le dêfoncement, 45 fr. pour le labour e ge, 55 fr. pour la mise en terre des plants, e our l'entretien pendant trois ans.
e régne de Louis- Phi lippe, il fut reboisé plus di 3tares par l'un de ces deux moyens. Pour la plan n défonçait à la main, à 45 centimètres de pro-
soit en massif, soit par bande ; on plantait, gé' 3nl, trois quarts bouleau et un quart pin, ou deu! uleau et un tiers chêne, ou encore deux lieri
un tiers bouleau ; pendant quatre ans, on faisai mnée deux binages et un repiquement. On avai loyen de diminuer un peu le prix de revient, e coûtait, environ, 520 fr. l'hectare. On opérait les