‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 134 sur 180 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

en bon état, sauf sur bien des points pour le maritime ; enfin, dans le Chaumontois, de vastes parcelles détruites par des inœndies. L'ensouchement était très ancien et les brins de semence, extrêmement rares, ce qui est tout naturel eu égard au peu de réserves que, depuis si longtemps, on trouvait à laisser, et à la non-réussite de la plus grande partie des repeuplements artificiels en feuillus. Les vides furent estimés aux 30 centièmes de toute la forêt ; les chênes reco«ivraient les 56 centièmes de celle-ci ; les pins, les 6 centièmes, en général par petits groupes ; les charmes et les bouleaux, les 8 centiômcF, avec quelques rares trembles, hêtres, frênes, chàtaigniei^, érables, saules, etc. La végétation du chêne, mauvaise dans les taillis, est, constate le rapport général, meilleure et parfois vraiment belle dans les perchis, où l'humus est plus abondant ; les brins de pied donnent des semences vers quatre-vingts ans, cerfc de souche, à quarante ou cinquante ans ; il y a glandée complète tous les cinq ou six ans. La croissance du charme est lente. Le bouleau dépérit à l'âge de quarante ou cinquante ans. Le pin sylvestre réussit, au moins passablement, dans les sols argileux, qui lui sont les moins favorables, et très bien dans les sols siliceux ou. divisés; son accroissement annuel, jusqu'à vingt ans, est d'environ 5 mètres cubes à l'hectare, et, de vingt à quarante ans, il n'est pas rare de le trouver de 6 mètres cubes; il donne, abondamment, des semences tous les trois ans. Le rapport ajoutait que le taillis allait fatalement en s'éclaircissant et perdant de sa vigueur, à chaque exploitation.

Cette observation n'était pas nouvelle, mais ceux qui l'avaient faite jusque-là attribuaient ce dépérissement pro-

(ji'essif aux fAcheux effels de la paisson, aux abi tui-age, & la sUigriation des eaux sur les soucli paisson et la glandée avaient cessé presque enl depuis la Révolution ; la manière dont le p&tui exercé, depuis la Restauration, le rendait k peu ; Tensif ; l'assainissennent seul, quoiqu'il eut été fai vaux considérables dans ce sens, laissait encore ainsi que nous l'avons dit au chapitre II, mais, en l'état de la forêt, sous ce rapport, s'était cerl amélioré. Il fallait donc chercher d'autres causes mission s'en prit au mode de traitement en I même, qu'elle déclara ne pouvoir être avantag appliqué à des souches aussi vieilles, dans les ( de sol et de climat où se trouvait la forêt. D'ail! sait-on remarquer, au point de vue économique, représente la Société, doit, dans les domaine: appartiennent, se préoccuper surtout de satîs besoins de la consommation, en fournissant les les plus considérables et les plus utiles que le: révolutions sont seules capables de donner.

Le traitement en futaie feuillue fut, en con: appliqué, en principe, à toute laforêt; directemen part des réserves de 1860 et aux taillis les plus v soit 16,913 hectares; après une dernière exploi taillis, aux parties les plus mauvaises, 15,032 het reste de la forêt, comprenant, surtout, certaines dont on prévoyait alors l'aliénation, qui n'eut pai laissé en dehors de l'aménagement.

Les parties destinées à croître directement durent être éclaircies tous les dix ans, avec rect taches trop mauvaises pour être conservées.

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