CHAPITRE V
lions pendant les années suivantes, les marchands de bois se firent un prétexte de cette diminution, qu'ils feignirent d'attribuer à la nouvelle méthode. S'appuyant aussi sur les mécomptes partiels qu'avait donnés le traitement direct en futaie feuillue, peut-être imprudemment appliqué à certaines parcelles, ainsi que nous venons de le dire, ils organisèrent, à ce sujet, une agitation dans laquelle ils firent prendre parti à la plupart des bûcherons, et, bientôt, des paysans riverains de la forêt, leurrés par de fallacieuses promesses (1). On prétendait que le régime de la futaie diminuerait à tout jamais : et la main-d'œuvre, pour les habitants des villages voisins; et les revenus, pour l'État; enfin, qu'il ferait disparaître, petit à petit, l'herbe et les bruyères, si utiles aux riverains. La dernière assertion était vraie ; mais est-ce dans le but de fournir ces menus produits aux agriculteurs que l'État garde la forêt d'Orléans ? et cet argument ne se retournaitil pas contre ceux qui l'employaient ? Quant aux deux premiers, nous dirons seulement que, d'une part, l'expérience générale a prouvé que les produits, tant en matière qu'en argent, donnés par une futaie, sont supérieurs à ceux d'un taillis; d'autre part, dans la forêt d'Orléans, ainsi qu'on peut le calculer d'après les chiffres que nous donnons plus bas, la main-d'œuvre, comprenant la façon et le transport aux lieux de consommation ou aux ports d'embarquement, peut être évaluée en argent, pour un mètre cube de bois de feu, principal produit du taillis.
(1) Une première pétition partit de Saint-Lyé, signée par des bûcherons que les adjudicataires des coupes voisines avaient tefusé d'embaucher à cause de leur mauvaise tête.
IBE DE LA FORÊT D'ORLËANS
un mètre cnbe de charpente, priiicJi lie, àSfr. 50!
usieurs années de suite, portée a.u Cons i Chambre des députés, par des homir ans môme étudier ta question, quelqui aveu, ne voyaient là qu'un moyen d'ai ilarité.
)it pas trop surprendre ; un fait analog Fontainebleau, en i847 et 1848, quand raliser la méthode du réensemencemi ^claircies dans les vieilles futaies de
le bon sens avait fini par pi-évaioir (1) i à Orléans !
lient changés ; des élections généra enfin .. M. Viette, cet adversaire décl; ninistre de l'agriculture. Le directeur c istrateur, chef du service des aménaj l'urgence sur les lieux, tout en rends
fait, ne nièrent pas qu'ils avaient l'on taillis au ministre, pour plaire aux él£ , le 20 février 1889, l'avant-veille du je tre, lit signer au président de la Rép ordonnant que les sections d'Orléans, Vitry seraient exploitées en taillis so ntion de trente ans. Les parcelles pe sur une contenance maxima de 3,088 hi , en raison de leur âge, ne pouvaient pi ic coupes de taillis, ainsi que les résinei
de la forêt de Fontainebleau. Paria, 18'