Chapitre v
devaient être traités en futaie. Le directeur fut chargé de régler les détails de l'opération.
Une lettre de celui-ci au conservateur avait, dès le 8 février, expliqué par avance comment cet arrêt devait être compris. II était dit que les séries de futaie ne seraient conservées que provisoirement, jusqu'à ce que les feuillus fussent régénérés par la semence, et, d'autre part, les résineux remplacés par ceux-ci. La dégénérescence des taillis, qu'il était impossible de nier, devait être arrêtée, uniquement, par l'augmentation du nombre des réserves, et l'établissement de zones d'abri de deux à trois mètres de largeur, autour de chaque parcelle et de toutes les clairières.
La Commission de 1884 avait été dissoute, et un seul des agents qui la composaient fut chargé d'appliquer, sommairement, ces prescriptions, non seulement aux trois sections que nous venons d'énumérer, mais aussi à celles de Châteauneuf et de Lorris.
Cet agent s'efforça de soustraire la plus grande surface possible aux effets de l'édit de proscription. Il parvint, grâce à l'intervention de l'ancien chef de la Commission d'aménagement de 1866, devenu administrateur des forêts, à obtenir que 11,792 hectares, en tout, peuplés soit de vieux perchis feuillus, soit, en notables proportions, de résineux, et répartis en un grand nombre de massifs épars, seraient maintenus en futaie, pendant trente, quatrevingts ou quatre-vingt-dix ans, suivant le cas (il émit le vœu que ce provisoire devînt plus tard définitif). Le reste de la forêt, plus des deux tiers, divisé en 25 séries, fut aménagé en taillis, à la révolution de trente ans. Les coupes ne purent être établies de proche en proche, et H
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