‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 15 sur 180 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

plana a monte Hirculo que sine exthyatione et sectione nemorls coli poterit usque ad fontem de vinariolo, et HOS- PlTATio memoris de Caloomonterio... c'est-à-dire « ... La plaine qui pourra être cultivée, sans arracher ni couper de bois, depuis le Mont-Hercule jusqu'à la fontaine du Viverot... » Le Mont-IIercule, sur l'identité duquel aucun doute n'est possible, s'appelle, dans les plus anciens procès-verbaux de réformation et encore maintenant, le Haut-du-Turc, sans que nous ayons pu trouver une explication plausible de ce nom. Puis l'expression Hospilatio Calvomonterio est digne de remarque ; nous ne l'avons rencontrée nulle part ailleurs. Peut-être s'agit-il du droit, pour les nonains, d'établir, dans la plaine qui leur était donnée, des hôtes, hospites, ces pionniers du moyen âge, dont la condition sociale était si variable et est encore peu connue, mais dont l'existence a été constatée dans mainte localité de l'Orléanais.

Louis-le-Gros installa aussi un couvent de chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Victor de Paris, au milieu du domaine royal, à Ambert, sur les paroisses de Chanteau, Saint-Lyé et Rebréchien, et, par lettres-patentes de 1434, leur attribua, en ce lieu, 750 arpents. En août 1300, les chanoines rendirent, moyennant une rente de 40 livres parisis, cette enclave à Philippe-le-Bel, qui, quatre ans après, mit à leur place douze moines italiens, de l'ordre des Célestins (1).

Louis VII, dès la première année de son règne, en 1137, donna aux frères de l'Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem, moyennant 12 deniers de cens, le Viverot, dans le Ghau-

(1) Ar. D. Duché d'Orléans. Terriers de 1676, A. 924.

k la suite des vides concédés, par son prédéces-

religieuses de la Madeluine (1).

res de l'ordre de Gramniont s'étaient établis dans ontois, au lieu dit la Cosdre, dont ils prirent le ibablement la commune actuelle de Coudroy, feverinus de Condretto). Le vo\, en H40, ratifia rpalion et leur donna a ... toute la terre qui était edans qu'au dehors de leur clôture, avec tous les , en ladite terre, avec le droit de défricher (2)... » ne prince avait ramené de Jérusalem, en H50, evaliers de Saint-Lazare, pour les mettre à la Qules les maladreries et de tous les hôpitaux du

Il leur donna, entre autres biens, sa terre de 'Jauniacum en 1337, BatiUniacum en 1282, Boi-

en 11M, avec une certaine quantiié de bois, le ancienne villa gallo-romaine, qui devint, après Ste, un rendez-vous de chasse royal. Les chevaquaienl, comme date de cette donation, l'anmais sans pouvoir produire de lettres-patentes (y). 3-Gros avait acheté, pour en faire cadeau à son

3. Incenlaire général des titres de ici commanderU Marc, d'Orléans, de l'ordre de Saint-Jean-deJéru- III, p, 548. — Ce recueil manuscrit, qui date de la pret,é du XVill" siècle et ne renferme qu'une analyse de de Louis le Jeune, porte l'expressioD singulière de: à Vioerot.

D. Kau.': et forêts. Livre des usages de la forêl, — M. Léopold Delisle {Cataiojae des actes de iuguste, p. 4) croit que la charte do Louis VU est

lépreu-r. et les chevaliers de Saint-Lazare, par igaat. Orléans, 18S4, pp. 123 et sulv.

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