‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 143 sur 180 · CHAPITRE iv · texte numérisé non relu

CHAPITRE iv

fois définitives. Les adjudicataires, en sus des 2 sous pour livre d« prix principal d'adjudication, durent payer, par arpent, pour les bois du roi, 30 livres; pour ceux en gruerie, 12 livres pour les taillis au-dessous de vingt ans, et 24 livres si ceux-ci étaient plus âgés, 11 ne put y avoir plus de trois associés pour le même marché. L'usage des éctialap ronds,' en chêne ou en charme, fut absolument prohibé (I). Les bois étaient alors façonnés en bois de charpente, chevrons, timons, merrains, lattes, cercles, échalas, mais surtout en bois de moule, coirels, fagots et charbon, qui étaient consommés à Orléans et dans les environs immédiats de la forêt, privés, alors, de la plupart de leurs anciens droits d'usage (2).

Une ordonnance du 12 novembre 1763 supprima l'ancienne manière de compter le bois de moule par coche, et prescrivit, sous peine de 100 livres d'amende et de confiscation de la marchandise, l'usage de la mesure par corde, telle que l'avait étabhe l'ordonnance de 1669(3). La corde des eaux et forêts avait 8 pieds de long, 4 de haut, et les bûches, 3 pieds et demi de longueur, y compris la taille, ce qui représentait 3 stères 83ÎI décistères ; mais on se servil, aussi, dans l'Orléanais, de deux cordes: l'une, dite de port, ayant 8 pieds sur 5 pieds 2 ponces; l'autre, de forêt, ayant 16 pieds sur 3, et cubant : 5 stères 131 décistères et 5 stères 818 décistères. Les bois de cotret furent débités à 2 pieds, et les hottes n'eurent plus que de 17 à 18 pouces de grosseur (4). L'ouverture des

(t) Refl. etc. 0.,p, 231.

(2) Ar. F. Lorris.

d'Orléans et du Loing, en élargissant les limites IX jusqu'où pouvaient parvenir les produits de la Orléans et en y faisant entrer Paris, avaient rendu lire cet abandon de la vieille mesure locale, irovisionnement, en bois de feu, de la capitale, .environs commentaient à se déboiser rapidement, ipail vivement le gouvernement, et un arrêt du

d'État, du 28 mai 1783, ordonna que, dans les situées à proximité de rivières et ruisseaux naviou flottables, pouvant communiquer avec Paris, I bois ayunt 6 pouces de tour et au-dessus seraient is en corde et conduits aux ports les plus rapppo- ). Cette prescription atteignait une partie du )ntois, le Milieu, Vitry et une petite portion de

dont les produits en bois de corde représentaient, l'estimation de Plinguet (2|, les deux tiers de ceux î la forêt. Le reste descendait à Orléans, par la lu était transporté, par la voie de terre, dans le Gâ- Courcy), dans la Beauce, le vignoble et anssi à

(Neuville et (loumast). La plus grande partie des bois servait à l'alimentation de dix fabriques de > communes, établies h Nibelle, qui fournissaient

contrée (3(. Quant aux bois de charpente et d'in-

la forêt n'en donnait plus guère, depuis les courtes ons prescrites par l'aménagement de 1719; le peu H qu'on y exploitait, crus isolément, avaient, il est énéralenient peu d'aubier et un bois parfait très

. D. Duché d'Orléans. Eaux et forêts, A. 1838. R., p. Ï52.

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