‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 144 sur 180 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

dense, mais présentaient, trop souvent, beaucoup de vices: roulures, gelivures, nœuds renfermés, etc. ; aussi étaientils peu recherchés pour le service soit de la marine, soit des constructions civiles, et rarement propres à la fente. La façon de la corde de port se payait 2 livres, soit environ 8 sous pour un de nos stères, et le transport à bord du canal coûtait le triple (1). La vidange était faite par des gens du pays, qu'on autorisait à laisser leurs chevaux pâturer en forêt presque toute Tannée (2).

On avait trouvé un moyen assez ingénieux d'éviter les frais d'arpentage des coupes et les réclamations du commerce au sujet des moins de mesure, d'autant plus nombreuses qu'on vendait toujours à l'arpent: lors de la vérification de la contenance du Chaumontois, faite par l'arpenteur Rivière, et de l'assiette des coupes sur le terrain, on convoqua à assister à ce travail, par eux-mêmes ou par des délégués, tous les marchands de bois qui achetaient, habituellement, en forêt, moyennant quoi, l'opération fut réputée contradictoire, et les ventes furent, dès lors, adjugées, suivant la contenance indiquée par celle-ci, sans qu'on pût élever de contestation (3).

Sous la Révolution, les adjudications eurent lieu aux principaux chefs-lieux des cantons sur lesquels était située la forêt: Boiscommun, Gien, Montargis, Neuville, Orléans, Pithiviers. Sous le premier Empire, elles furent centralisées, de nouveau, à Orléans. Les anciens cahiers des charges continuèrent, du reste, à être appliqués, sans

(2) Ar. F. Lorris.

(3) Ar. F. Lorris.

changements; les diverses charges accessoires se conip sèrent : d'un décime par franc, imposé par la loi c 24 mars 1799; d'un nombre de centimes qui varia pli sieurs fois, pour frais d'opérations et d'adjudication, droi de timbre et d'enregistrement; enfin, de diverses sommi pour travaux. La limite, pour la vidange, un peu variai» jusque-là, fut fixée, exclusivement, à l'été de la secom année après la vente. Puis, pour tâcher d'éviter les abi provenant de l'abattage et d'empêcher les ouvriers, ( ravalimi trop les souches, de compromettre la régén ration du taillis, il fut défendu d'abandonner à ceuxaucun bois en paiement; mais il ne parait pas que cet prescription ait été longtemps m^untenue.

Après la Restauration, les bois de l'État continuère à être vendus, uniquement, à Orléans. Ceux de l'apanai le furent, jusqu'en 1823, aux chefs-lieux des deux inspe tioQS de MonUrgis et d'Orléans; de 1823 à 1»30, se lement dans cette dernière ville ; puis, sous la liste civil jusqu'en 1848, à Lorris et à Orléans. Une ordonnam royale du 26 novembre 1836 autorisa le mode d'adjuc cation au rabais qui, depuis 1845, fut généralement en ployé. La mise à prix, annoncée par le crieur, est din nuée, successivement,jusqu'à ce qu'une personne pronon les mots : je prends. Cette manière de procéder rend pli difficiles les associations secrètes entre les adjudicataire En 1837, pour la même raison, on supprima la acuité • la surenchère du tiers ou de la moitié dans tes ving quatre heures. Pendant toute cette période, les prix i façon restèrent presque les mêmes qu'avant la Hév lution ; les marchands donnaient de 4U à 50 centimes p stère de boi$ parti (c'était le nouveau nom dont on app

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