‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 145 sur 180 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

lait le bois de moule), de 50 à 60 centimes par stère de bois de charbon, de 2 fr. 25 à 3 fr. par cent de fagots; la façon des bois de charpente était payée par l'abandon des copeaux d'équarrissage. Mais, le 28 janvier 1847, les bûcherons de Courcy, Ingrannes, Nibelle et Vrigny se mirent en grève, réclamant une importante augmentation; ils se répandirent dans les coupes, et, soit par persuasion, soit par violence, empêchèrent tout travail dans les deux inspections d'Orléans, dans une partie de celle de Lorris et même dans les bois des particuliers. Une entente finit par se faire sur le prix minimum de 55 centimes par stère, et la grève cessa le 11 février. Le prix de transport d'un stère de bois de feu à l'un des ports du canal varia, pendant toute la première moitié du siècle, de 1 à 3 fr., selon la distance.

Après la Révolution de 1848, toutes les ventes principales eurent lieu à Orléans, sans exception. Une décision ministérielle du 5 juillet 1859 supprima le décime payé par les adjudicataires des coupes de bois. Vers la mémo époque, on cessa de vendre à l'hectare les coupes par contenance; elles furent adjugées en bloc, comme les coupes par nombre d'arbres. Dans les dernières années du deuxième Empire, les bois provenant de chablis, nettoiements, et surtout d'éclaircies, devenues bien plus nombreuses depuis l'application de l'aménagement de 1867, qui étaient exploités, jusque-là, par les soins de l'administration et vendus tout façonnés, furent adjugés, en général sur pied, à des prix déterminés pour chaque unité des différentes catégories de produits. Ce procédé parut plus avantageux pour l'État, les adjudicataires, qui connaissent toujours mieux que les agents forestiers les

indises dont le placement est le plus assuré, jres de faire débiter de manière i augmenU i de celles-ci. Mais, ainsi que nous l'avons ind lut, ce nouveau mode fut peu goûté par le i

ue nous avons dit du débit des bois au momei olution est encore, à peu près, vrai aujourd Lt la première période de l'aménagement de 1 duits de la forêt se sont parta^'és ainsi : charpt 0; industrie, 4 p. 100; bois de chauffage, 89 p. ûches, 63 p, 100, et bourrées, 26 p. 100; écoi 0. Pendant les dix dernières annéeSj les résii t partie des bois de chauffage dans la propoi

chênes les moins mauvais, dès qu'ils atteig 50 centimètres de tour, à hauteur d'homme,

en chaipente, presque exclusivement empi 1 pays, surtout pour les constructions rurales, .brication du merrain est, pour ainsi dire, nulle îlques lattes, des pièces de charronnage, des é tout se consomme dans le pays, les échalas pr int dans le val de la Loire. Les bouleaux se ven censément pour la fabrication des sabots,

un certain nombre d'ouvriers dans les enviror

ois de feu est, en général, d'une fort bonne se fagonne en : bois paré ou grand bois, br billette, charbonnette, fagols de Beauce, t

ïùcbes de bois paré ont t"" 14 de long. Ce soni ? de plus de 17 centimètres de tour, au petit 1

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