‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 146 sur 180 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

OU des bûches de quartier provenant de billes d'une circonférence supérieure. En forêt, on les empile par stère, sur 1 mètre de large et 878 millimètres de haut. Sur les ports d'embarquement, on les vend par décastère ou par corde de 5 stères 700 dècistères. Les bûches tordues y sont démêlées et vendues, pour la consommation locale, sous le nom de triqimge; ou bien, si on les accepte comme bois marchand, on les compte à raison de trois pour deux. Le bois paré des massifs situés à proximité des canaux est, ordinairement, envoyé, par eau, à Paris. Le surplus trouve un fort bon débouché à Orléans, où il est amené par les chemins de fer ou par la voie de terre. Une très petite quantité reste dans les localités forestières. On empile à part les bois blancs, que Ton refend, quelle que soit leur grosseur, pour éviter réchauffement et faciliter la dessiccation. Les pins sont, également, refendus et même écorcés; ils sont recherchés par les boulangers.

Le brigot a la même grosseur que le bois paré, mais 66 centimètres, seulement, de long. Il se fabrique, surtout, avec les branches, le houppier, les brins contournés, dont sa plus petite longueur permet plus facilement l'empilage.

11 se consomme, uniquement, dans les localités voisines des lieux de production.

Il en est ainsi, sauf de rares exceptions, du cotret, composé de bûches de 1™ 14 de long, d'une circonférence inférieure à celle du bois paré, mais n'ayant pas moins de

12 centimètres de tour, au petit bout. On les refend, parfois sur le parterre des coupes, puis on les lie, sur les ports ou aux lieux de consommation, en bottes ayant de 68 centimètres à 1 mètre de circonférence, qui prennent, elles aussi, le nom de cotrets.

La billette, qui tient le milieu pour la gi-osseui' entre charbonnctte et le coti-et, avec lequel on la confond p. fois, se consomme exclusivement dans le pays.

La char bon nette, de 66 centimètres de long et doni circonférence ne dépasse pas 18 centimètres, est, gêné lement, carbonisée surplace, et le charbon est envoyé, s tout, soit à Paris, soit à Orléans, selon la situation du 1 de provenance.

Les fagots de Beauce, liés à deux liens, ont 2°> 25 long sur 70 centimètres de circonférence au milii Ils renferment quatre parements de l"i75 de long, r surani moins de 24 centimètres de circonférence gros bout. C'est sous cette forme presque exclus que s'approvisionnent de chauffage la Beauce et le ( tinais.

Les bourrées ont des dimensions et des qualités ti diverses ; leur longueur varie de 1"> 30 à 2 mètres, et U cii"conférence, de 60 centimètres à l^K. Elles sont fai soit à la chaine, soit au pied, et ont, presque toutes, un si lien; certaines ont quatre parements de 10 centimètres tour au petit bout. Elles sont recherchées pour le chaulTî des fermes, des fours à chaux et ù briques et constitui un mode d'exploitation avantageux. Les paysans vienm les chercher dans les coupes, et nous avons vu, parfois, nombre considérable de charrettes attendre, à l'entrée c massifs éclaircis, le moment où, le dénombrement ofTit terminé, le chai^ement pourrait être fait.

Les bruyères qui se trouvent dans les coupes sont au fa^nnées en bourrées, pour le chauffage des fours et i usines. On leur ajoute quelques menues branches p( leur donner une forme régulière.

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