CHAPITRE VII
constatée lors de la conquête romaine ; l'auroch et Télan, qui ont fui devant l'homme et se sont réfugiés dans des contrées plus désertes. Elles se servaient primitivement, pour les atteindre, d'armes en pierre : sagaies variées, harpons, poignards.
Les Romains introduisirent, vraisemblablement, en Gaule l'usage, inconnu avant eux, des panneaux et des toiles, avec lesquels ils élevaient des enceintes volantes où ils prenaient le gibier vivant. Ils considéraient les animaux sauvages comme n'ayant pas de maître, res nullius, et appartenant au premier occupant ; d'où la faculté pour chacun de chasser en tout temps, même sur le fonds d'autrui, sauf le droit, cependant, qu'avait le propriétaire -d'interdire, par une clôture ou tout autre signe apparent, le passage sur son domaine.
Les Francs prenaient les oiseaux au moyen de lacs ou de trébuchets; ils connaissaient aussi la chasse au vol, à l'aide de l'épervier ou du faucon ; mais celle qu'ils aimaient le plus était la chasse à courre. Ils avaient des meutes nombreuses et forçaient même le lièvre. Suivant la coutume franque, la chasse était, sur chaque domaine, réservée au propriétaire de celui-ci. Cependant, le droit de suite fut consacré par la seule loi écrite qui ait été faite, sous les deux premières races, relativement au sujet qui nous occupe ; la rédaction en remonte à la mort de Glovis, en 511 ; elle défendait, sous peine de 18 sous d'amende, de tuer l'animal poursuivi par les chiens d'autrui.
Les gens de basse classe pouvaient encore, alors, chasser avec chiens les lièvres et menus gibiers; mais, la féodalité une fois bien constituée, les seigneurs de fiefs s'elTorcèrent, de plus en plus, de restreindre cette jouis-
à leur profit. Us établirent, même sur des terres qui r appartenaient pas en propre, des réserves spédes garennes, parfois encloses, où il était absolunterdit de chasser. li y en avait beaucoup dans la ie-avx-Loges, où il en est question dès la fin du icle. Sans parler de celles qui dépendaient de châseigneuriaux ou appartenaient à des couvents, nous is, seulement, les deux garennes royales de Cha- !uf, la plus importante, et de Lorris, dont il est fait )n en «23 (1).
[IIIo siècle, la surveillance de chaque garenne était i, en général, à un garennier, qui avait un sou de par jour. Parfois, c'était le garde de la forêt qui était :hargé de la garenne. Philippe VI, par un arrêté di» il 1339, défendit d'établir de nouvelles garennes sans dûment enregistrés à la cour des comptes, et la Otion de toutes celles qui avaient été créées depuis ite ans fut prescrite par une ordonnance de déel356.
|ue vers le milieu du XIV» siècle, les rois de France t souvent chasser dans leur Sylva Leodia, à courre, eau, ô l'aide de flèches, à la huée, c'est-à-dire en s que l'on facilitait en ouvrant de larges tranchées à i bois (2|. Ils avaient fait construire, au bord de la Mur les abriter, eux et leur suite, pendant leui-s délents cynégétiques, un certain nombre de pavillons isseà : Boigny, ancienne villa gallo-romaine; Boisun; Châteauneuf; Courcy; Loury; Mareau-aux-Bois ;