CHAPITRE PREMIER
premiers rois ; les bois royaux y étaient peu considérables et divisés en plusieurs massifs. Enfin ceux de la Garde de Goumast, qui formait l'extrémité ouest de la forêt, étaient encore bien moins importants et bien plus morcelés.
La composition de ces Gardes, d'une inégale grandeur, ne paraît répondre à aucune idée topographique. Sauf le grand chemin de Paris qui séparait la Garde de Goumast, toutes les autres limites ont été probablement, dans l'origine, purement administratives, et se sont continuées, jusqu'à nos jours, par la coutume, sauf de légers changements, tels, par exemple, que ceux qu'a occasonnés Touverture du canal d'Orléans, à la ligne de séparation des Gardes du Milieu et de Vitry.
Nous n'avons trouvé trace que d'une seule donation, sous le règne de saint Louis, celle de 168 arpents situés à Chatiteau, dans la forêt, faite, en 1237, à des religieuses établies dans ïe faubourg Bannier et auxquelles le chapitre de Saint-Pierre-Empont céda, quelques années après, en 1249, une chapelle qui avait été construite, au Vil® siècle, en l'honneur de saint Loup, dans la terre de famille de celui-ci, sur la paroisse de Saint-Jean-de-Braye (1). La propriété de Saint-Loup prit le nom de Champ-aux-Nonains.
Jusqu'à cette époque, les rois s'occupaient peu d'augraenter leur domaine boisé. M. de Maulde (2) cite pourtant un arrêt de 1271 où il est question de bois achetés, antérieurement, dans la forêt, par le roi Philippe, qui ne peut guère être que Philippe- Auguste. Mais les premiers actes de ce genre dont la date certaine soit venue jusqu'à nous
(1) Reçu. Po.,p. 223.
nt pas plus liautqtie saint Louis. En voici l'énu-
leta : en 1'23S, de H. de Sully, des bois dits bois roix; en ^2;^9, de Adam de la Motte, chevalier, i rie la Motle, olerc, son fri-re, 280 arpents do Lorris, moyennant la somme de ^'rC> livres jeniers parisis; en 12i2, de Hai^uerile, damo 1ïO arpents à Seudi maisons, paroisse d'In-
sur le point de partir poui' sa deuxième croiina, en Tief lige, à son fils aine Philippe, six
GAtinais et des Loges, avec les trois quarts de fînant le Gàtinais, et retint, pour la couronne, t, le plus rapproché d'Orléans. Mais deux ans
Louis mourait; Philippe le Hardi montait sur celte première constitution d'apanage prenait l'être renouvelée qu'au milieu du siècle sui-
ss-patentes de 1279, Philippe III attribua à Lebas, seigneur d'Aigrefm, 97 arpents 30 peri, dits les Buissons-d'Aigrefin, sur la paroisse de i-d'Abbat, en échange ries bois de Tryoin, d'une de 217 arpents (3), dans la Garde du Milieu.
! roi céda, en janvier 1280, la terre et la sei- Fay, qui comprenait divers bois, en échange de 'aut- Yonne (-i).
■ 1310, Pierre des Prés et Jahanne, dame d'Aii-
t. II. (Quieherol.)