‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 175 sur 180 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

étaient condamnés à une amende de 250 livres tournois (4,000 fr. au pouvoir actuel de l'argent), pour la première fois; au fouet et au bannissement à quinze lieues, pour la deuxième; aux galères pour la troisième; et à mort, en cas d'infraction de bans. S'il ne s'agissait que de menus gir biers, les délinquants étaient punis d'une amende de 20 livres tournois (320 fr. au pouvoir actuel de l'argent) ; s'il y avait récidive, du fouet sous la custode, jusqu'à effusion du sang, et, en troisième lieu, du fouet, suivi du bannissement.

Henri IV, par une ordonnance de juin iÇOl, défendit de chasser le menu gibier, à moins d'une lieue des réserves, et les sangliers, chevreuils, daims, lièvres et perdrix, à moins de trois lieues. Une autre ordonnance de juillet 1607 prohiba le port de toute arme à feu, sous peine de 10 livres d'amende.

Le seul changement important qui survint dans cette pénalité jusqu'à la Révolution n'eut lieu que sous Louis XIV, qui, par l'ordonnance d*aoûtl669, abolit, absolument, la peine de mort pour délit de chasse.

Les capitaineries furent décidées, en principe, par l'édit de mars 1515 ; mais la première ne fut établie, à Fontainebleau, que. par une ordonnance de 1534.

Il en fut bientôt créé deux pour le duché d'Orléans: celle de Beauce d'abord, puis celle de Sologne ou du comté de Beaugency; nous n'avons pu découvrir les dates. Le plus ancien document que nous ayons trouvé les concernant remonte à 1671 ; c'est le règlement de M. de TEstrées. Il indiqua la Loire comme ligne de séparation entre les deux capitaineries, dont il fixa les sièges à Orléans. Il établit, sous le capitaine de Beauce, le seul dont nous

346 HISTOIRE DE LA FOBÊT D'OBLÉANS

ayons à nous occuper ici, deux lieutenants et vingt-quatre gardes. Le siège devait être tenu, chaque samedi, au Chàtelet d'Orléans, par le capitaine, et en son absence, par les officiers du siège principal de la maîtrise. Le grandmalti'e avait sur les officiers des chasses la même connaissance que sur ceux des eaux et forêts.

Une déclaration du rot du 27 juillet 1701 fixa les limites de la capitainerie de Beauce. Elles étaient, à peu près, les mème.s que celles de la gruerie (voir au chapitre premier), sauf au sud, où la châtellenie de Châteauneuf était laissée en dehors, séparée par une ligne qui suivait « depuis la Loire, le ruisseau de la Glacière; remontait au parc de Chenailles eUongeait les mursde la métairie de la Baudrière ; allait à celle du Zeau ; passait sur la chaussée de l'étang du Moulin, au chemin qui conduit k la métairie du Duy, et de là, à la tête du fossé qui sépare la partie de la forêt appelée la Courie des héritages des particuliers. Dudit fossé, la ligne allait à la métairie de la Ronne et jusqu'à la forél; d'oii, tournant à droite, par les buissons et bruyères, elle rejoignait la forêt et le grand étang de Saint-Algnan-des-Gués, sans anticiper sur les cultures et dépendances de l'abbaye de Saint-Benoit; puis suivait le ruisseau qui sort de l'étang, jusqu'à la Loire (1). •

Dans les capitaineries royales, on ne se borna pas à confisquer le droit de chasse aux propriétaires, on leur imposa, pour la conservation du gibier, des mesures vexatoires, souvent même onéreuses ; mais elles ne furent pas appliquées dans les capitaineries du duché.

Voici, au sujet de la capitainerie de Beauce, les divers

(I) Ar. F. Lorris.

Page 1