‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 177 sur 180 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

nombreuses plaintes, on établit deux gardes-louvetiers, pour la forêt d*Oiiéans, aux appointements de 150 livres seulement, mais qui touchaient une prime de 3 livres par tête de loup ou louveau (1) et de 20 sous par tète de renard, détruits par eux. En 1782, les renards, et surtout les loups, ayant de nouveau disparu, on supprima ces deux places.

Une loi du M août 1789, complétée par une autre du 30 avril suivant, mit fin aux capitaineries, déclara que dliacun avait le droit de chasser chez soi, et, diminuant sensiblement les peines, recommanda au roi de gracier ceux qui étaient aux galères, bannis ou en prison, pour contravention aux anciens règlements. Dans l'intérêt de la reproduction, toute chasse fut prohibée depuis le printemps jusqu'à l'automne.

Pendant la période révolutionnaire, malgré plusieurs lois qui défendirent la chasse dans les forêts nationales, les paysans se ruèrent sur le gibier et celui-ci ne tarda pas à disparaître.

Par contre, personne ne s'occupant plus de la destruction des animaux nuisibles, ces derniers se multiplièrent dans une forte proportion. Il fallut prendre des mesures; une loi du le»- mai 1795 fixa la prime à payer par tête : de louveteau, à 100 fr.; de loup, à 200 fr.; de louve, à 250 fr., et à 300 fr. si celle-ci était pleine. Un arrêté du Directoire exécutif du 7 février 1797 autorisa les corps administratifs à permettre aux particuliers qui avaient encore des équipages de se livrer, dans les forêts

(1) Ar. D. Duché d'Orléans. Eaux et forêts, A. 1032.

nationales, à la chasse des animaux nuisibles et même, par extension, de toutes sortes de gibier, sous l'inspection et la surveillance des agents forestiers ; ces derniers durent diriger des battues, dans le même but, tous les trois mois, et plus, s'il était nécessaire. Une loi du 28 juin de la même année réduisit les primes à : 20 fr. pour un louveteau , 40 fr. pour un loup et 50 fr. pour une louve pleine.

Sous l'Empire, toutes ces questions entrèrent dans les attributions du grand veneur, qui, par un règlement du 20 mars 1805, organisa les permissions de chasse à tir et à courre qu'il convenait de délivrer dans les forêts nationales.

Les agents forestiers constataient, à cette époque, qu'il restait dans la forêt d'Orléans : quelques cerfs, seulement dans la Garde de Neuville; des sangliers, dans celles du Ghaumontois, de Gourcy et de Neuville ; des chevreuils, des lièvres et des perdrix, un peu partout ; des lapins, dans les Gardes du Ghaumontois, du Milieu, de Vitry et de Goumast; nulle part de faisans, qui paraissent n'avoir reparu que sous la Restauration ; des renards et des loups partout, mais surtout dans les Gardes du Milieu, de Vitry et de Neuville.

Il fallut organiser à nouveau des battues contre ces derniers. On signala surtout leur grand nombre en : 1808, 1812, 1818, 1819, 1826, 1830,. 1833, 1836, 1838, 1839, 1841, 1843, 1844, 1845, 1846, 1847, et, tout particulièrement, du côté de Vitry, en 1848, 1853, 1854, 1863. Ils semblent, maintenant, avoir abandonné complètement le pays.

Après les loups, les sangliers excitèrent aussi parfois des plaintes par les dégâts qu'ils commettaient chez les

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