CHAPITRE II
de chaque assise, diffèrent considérablement par leor volume et leur densité ; leur mélange ne présente aucun indice du classement mécanique qui serait résulté de leur suspension dans une masse d'eau un peu considérable; en réalité, ces couches présentent tous les caractères de dépôts b rmp'^;^- A" point de vue minéralogique, elles offrent les plus grandes analogies avec les sables kaoliniques de l'Eure, et, si l'on ajoute que les sables et argiles ^ de la Sologne n'ont jamais présenté trace de corps orga-
[ nisés, on voit que leur origine éruptive est tout au moins
probable. Toutes les assises de cette formation sont imperméables et l'élément calcaire y fait, on peut dire, entièrement défaut.
C'est après le dépôt de ce plus récent des terrains miocènes qu'a été ouvert l'immense sillon, de 5 kilomètres de large, d'au moins 30 mètres de profondeur, qui sépare de la Sologne la bande recouverte par la forêt d'Orléans.
Les eaux qui remplirent le lit de ce fleuve gigantesque, précurseur de notre Loire actuelle, laissèrent sur les pentes des dépôts cailloutetix des terrasses. On ne trouve de traces, dans la forêt actuelle, de ce terrain quaternaire qu'au sud des cantons de la Noue-Gabanne, du Hallier, du Ravoir, de la Plaine-aux-Cerfs et du Romeux, qui descendent presque sur les bords du Val, c'est-à-dire sur 220 Hectares environ. Les dépôts caillouteux des terrasses sont constitués par des sables quartzeux et des galets roulés de quartz et de silex.
On trouve enfin, formant un revêtement presque continu sur les flancs des collines du contre de la forêt, des dépôts meubles dont la nature minéralogique ne diffère pas sen-
siblemcnt de celle du sous~sol géologique aux dépens duquel ils ont été formés.
Somme toute, la couche de lerre végétale sur laquelle repose la forêt d'Orléans est composée, le plus généralement, de sable mélangé avec de l'argile, dans des proportions très variables d'un point à l'autre. D'une manière générale, au nord-ouest, dans les Gardes de Neuville el de Courcy, l'argile pure se rencontre plus fréquemment qu'au sud-ouest, dans celles de Vitj'y, du Milieu et surtout du Chaumontois, où le sable pur se montre, le plus souvent, à la surface. Dans tous les cas, la couche superficielle est presque toujours très mince, ne dépassant pas 50 centimètres ; l'humus est en très petite quantité et le sol, ou très humide ou desséché, surtout lorsqu'il est exposé directement aux rayons solaires.
On a fait, il y a une vingtaine d'années, à la station agronomique de l'Est, à Nancy, l'analyse chimique de dix échantillons de ter. e, pris en cinq endroits différenls: deux dans les snfcies et marnes de l'Orléanais, au canton des Orfoa aes-Mouillées ; les huit autres dans les sables H f\J aryiles tle la Sologne, aux cantons du Bouchet, de Doul-
champ et du Mai-chais-aux-Prètres. La composition de tous a été trouvée sensiblement la même, sauf pour le calcaire. Voici, en ce qui regarde celui-ci, le résultat des expériences faites sur 100 grammes de lerre fine séchée fi l'air :