‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 58 sur 180 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Outre les petits cours d'eau signalés au commencement de ce chapitre et dont les lits ont une certaine importance, au point de vue de la configuration du terrain, il existe dans la forêt une assez grande quantité de ruisselets microscopiques, à sec une partie de Tannée, qui ne portent pas de nom et qui, prenant leur source à de petites fontaines, vont se jeter, lé plus souvent, dans les divers étangs. Ils n'ont, à tout point de vue, d'autre importance que comme artères principales pour l'assainissement de la forêt.

Ainsi que nous l'avons dit plus haut, il ne parait pas qu'on se soit occupé de celui-ci avant le commencement du siècle. Deux rigoles, grossies du tribut de quelques ruisselets, avaient seules été ouvertes pour l'alimentation du canal : celle de la Fontenelle, située tout entière dans la forêt, prenant sa source dans le canton qui porte son nom et allant, après de très nombreuses sinuosités, se déverser dans l'étang d'Orléans; sa largeur moyenne est de 16 mètres, y compris les francs-bords plantés en bois. Celle de Courpalais, traversant seulement le canton des Cocjienets et se réunissant au canal au point de partage, tout proche l'étang de la Noue-Mazonne.

Plinguet {i) qualifie la forêt d'Orléans de « contrée humide ou noyée, située dans un pays affreux, malsain, malheureux, où l'on ne trouve nulle part les moindres commodités, ni même, le plus souvent, les premiers besoins de la vie ; où l'on respire partout un air méphitique, et d'où l'on rapporte le plus souvent des maladies. » Il y avait certainement de l'exagération ; cependant,

(1) T. R., passlm.

en 1790, le grand- maître Boucault (1) (lisait que, « de tous temps, les riverains de la forèt étaient chaque année atteints de maladies graves ».

Quoi qu'il en ait été jadis, les choses ont bien changé depuis. On se mit à l'ouvrage sous le premier Empire. Pendant longtemps, on peut dire presque jusqu'aux aménageiijents de 1867, on travailla sans plan d'ensemble, sans nivellement préalable. Des sommes considérables furent cependant dépensées; ainsi, sous le règne do Louis- Philippe, dans les bois de la liste civile, seulement, il fut ouvert 500,000 mètres courants de fossés; mais tous ces fossés, en général imparfaitement tracés et sans pente suffisante, ne rendirent pas toujours les services qu'on en devait attendre ; puis leur entretien a souvent laissé beaucoup à désirer ; on ne les curait et ravivait guère que lors de l'exploitation de la coupe qu'ils traversaient, c'est-àdire tous les vingt ou trente ans, ce qui était insuffisant. Il en fut autrement après 1867 ; un effort considérable fut fait dès les premières années qui suivirent l'application des aménagements, et on peut dire que, sauf sur certains. N points, l'ancienne Garde de Neuville , par exemple, il ne

reste plus rien à faire comme travaux neufs. Il est aussi pourvu plus exactement a l'entretien, quoique pas assez encore peut-être ! Depuis dix ans, celui-ci, en moyenne, a coûté annuellement 9,412 fr. pour toute la forêt.

La forêt d'Orléans renferme un assez grand nombre de fontaines, dont nous donnons le détail ci-après, par Garde et par canton :

(1) Mé. M.

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