‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 74 sur 180 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

puis toujours 5 livres pour robe (1). En principe, les maîtres de Garde devaient déposer un cautionnement, mais on ne l'exigeait pas toujours ; il y a pourtant l'exemple d'un cautionnement de 100 livres tournois en 1449, valant de 2,500 à 3,000 fr. au pouvoir actuel de l'argent.

Gomme le grand-maître, les maîtres de Garde avaient sous leurs ordres un lieutenant, le plus souvent un clercjuré, qui, au XV© siècle, recevait annuellement 12 livres 3 sous 4 deniers, et un mesureur-arpenteur, payé comme celui du grand-maître.

Les soldats des anciens chevaliers formaient autant de petites compagnies d^escuyers, bordiers, ménestreux, puis définitivement sergents fservientesj , qu'il y avait de Gardes, et, soumis exclusivement aux ordres du maître de la Garde, remplissaient le rôle d'huissiers, de surveillants de police, en môme temps qu'ils présidaient aux menus détails de l'administration. Ils étaient responsables des délits qu'ils n'avaient pas constatés et avaient droit de faire toutes sortes de visites et perquisitions pour arriver à découvrir les auteurs de ceux dont ils s'étaient aperçus. Ils devaient, eux aussi, fournir un cautionnement. Ils n'étaient institués qu'en vertu d'une ordonnance royale, devaient porter bigarures afin de se faire reconnaître et pouvaient sortir avec un bâton ferré, un arc et des flèches.

Au Xllle siècle, il existait déjà un sergent à cheval dans la-Garde de Vitry. Deux cents ans après, chaque Garde en avait un et celle de Neuville, deux. C'était une sorte de

(1) Ar. D. Eaux et forêts. Gages, A. 2074 et 2079.

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brigadier, tenant le milieu entre le maître de !a Garde et les sergents à pied.

Ceux-ci, à la fin du Xlll* siècle, étaient, pour toute la forêt d'Orléans, au nombre de trente et un, savoir : sept dans le Chaumontois, quatre dans le Milieu, cinq dans Vitry, autant dans Courcy et dans Neuville, trois dans Goumast, plus deux spécialement pour le bois de Fay. Ce ■ nombre était d'ailleurs variable; le Chaumontois, après avoir eu huit sergents, n'en avait plus que quatre en 1376; en 1403, on en comptait six dans le Chaumontois, auUnt dans le Milieu et Viiry, quatre dans Courcy, huit dans Neuville, cinq dans Goumast, au total, trente-cinq; quatre-vingts ans plus tard, le Chaumontois. n'en avait plus que cinq, Vitry en avait huit, Ne uville neuf, Goumast six; soit trois de plus en tout.

En 1285 et jusqu'au commencement du XV* siècle, la plupart des sei^ents à pied recevaient 6 deniers par jour, quelques-uns, 7; les sei^nts à cheval, le double, plus 100 sous par an pour robes. Les deux sergents des bois de Fay touchaient, comme ces derniers, un sou par jour (I). Vers 1425, les gages avaient beaucoup augmenté ; ceux des sergents à pied variaient de 16 livres 10 sôus k 18 livres 5 sous par an, et ceux des sergents à cheval, de 22 livres 12 sous à 23 livres 5 sous (2). Dans le principe, on leur laissait prendre, pour leur chauffage, du bois versé et sec proportionnellement à l'importance de la famille qu'ils avaient h leur chaire.

II n'était pas rare de trouver des gentilshommes parmi

(I) E, C. F., IIIo partie, chap. i"'', pasuCm. (S) Ar. D. Eaux et forêts. Gagea. A, 2071-2tt78.

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