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CHAPITRE III

Le 3 août 1829, l'organisation première fut rétablie, mais Lorris devint le siège de l'inspection, au lieu de Montargis.

Le personnel des préposés, pour les deux inspections, fut composé de trois gardes à cheval, six gardes-chefs ou brigadiers, vingt-sept gardes à triage.

Les traitements furent fixés à 4,000 fr. pour les inspecteurs, 1,600 et 1,400 fr. pour les gardes-généraux, 1,000 fr. pour les gardes à cheval, 650 fr. pour les gardes-chefs, 500 fr. pour les simples gardes. Tous, agents et préposés, étaient chauffés. Ces derniers étaient, de plus, habillés ; ils recevaient, pour la grande tenue, un habit, un gilet et un pantalon en dr ^g^bl^u clai ii^vec passe-poils écarlates, un cor de chasse et une fleur de lys, TTr5ÏÏes''enargènt aux retraussis ; puis un. chapeau à la française. La petite tenue se composait d'une capote en drap gris mélangé et d'une casquette en cuir bouilli.

Le Code forestier de 1827 ne s'était occupé des biens des apanagistes qu'au point de vue de la propriété du sol et de l'aménagement des bois, mais l'entrée de l'apanage d'Orléans dans la liste civile eut pour résultat d'assimiler le personnel à celui de l'État, tant pour l'exercice des fonctions que pour la poursuite des délits et contraventions.

Rien ne fut changé, d'abord, dans les divisions administratives. En 1835, seulement, on créa un cantonnement de plus à Ouzouer-sur-Loire, dans l'inspection de Lorris ; et, en 1838, un autre à Rebréchien, dans celle d'Orléans.

Le nombre total des préposés fut porté, vers 1835, à quatre gardes à cheval, treize gardes-chefs et quarantesix gardes à triage. On établit, aussi, des gardes can-

tonniers et des gardes planteurs, mais leur nombre varia souvent.

Pour faciliter la surveillance on. avait créé, sur certains points, des corps de garde, notamment au poteau des Huit-Routes, au poste de Seichebrières, au Chène-del'Évangile; ils furent, plus tard, transformés en maisons d'habitation pour les préposés. Pendant les dernières années de la liste civile, on construisit un certain nombre de celles-ci en divers endroits de la forêt; on acheta même, dans les localités voisines, quelques maisons pour loger les agents ; ces dernières furent vendues après 1848, à l'exception d'une seule, acquise à Lorris en 1838, et que l'État loue maintenant à l'inspecteur, moyennant 450 Ir. par an.

L'uniforme resta le même, sauf la fleur de lys, qui fut remplacée par une couronne royale.

Les traitements des agents ne furent pas changés. Les gardes achevai reçurent une augmentation de 200 fr., les gardes-chefs, de 50 fr., et une première classe de gardes à triage fut créée, un peu avant 1848.

Lorsque la liste civile fut supprimée, le personnel des forêts de l'État prit possession de la totalité de la forêt d'Orléans. Celle-ci fit partie de la dix-neuvième conservation établie à Tours, et fut divisée, d'abord, en huit cantonnements : ceux de Lorris, Ouzouer-sur-Loire et Ghâteauneuf-sur-Loire, qui, avec le cantonnement de Montargis, formèrent l'inspection de Montargis, bientôt transférée à Lorris ; et ceux de Vitry, Ghilleurs, Chambon, Rebréchien et Orléans, qui constituèrent l'inspection d'Orléans. En décembre 1850, les caiHûnnements d'Ouzouer et de Ghilleurs furent supprimés. En 185^ celui de Rebré-

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