‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 87 sur 180 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

les armées opérant dans leur région, dès que Tordre de mobilisation aura été donné.

Par décret du 15 novembre 1877, la direction générale des forêts cessa de faire partie du ministère des finances et devint une direction de celui de l'agriculture.

Le 12 janvier suivant, on rétablit les inspecteurs-généraux des forêts, qui furent, de nouveau, supprimés, par le ministre Viette, dix ans après, le 25 décembre 1887.

Aux termes d'un décret du l^r août 1882, les gardes -généraux adjoints furent supprimés ; les préposés reconnus, après examen, aptes à pouvoir devenir agents, reçoivent, maintenant, une préparation convenable dans une école établie aux Barres, près Nogent-sur-Vernisson, par un arrêté ministériel du 5 juin 1884. Ils en sortent gardes-généraux stagiaires, au bout de deux ans.

Un décret du 15 mars 1883 institua, pour les préposés, une médaille forestière, qui, depuis 1890, est payée 50 fr. par an à ceux qui l'ont méritée.

A la même date, on détacha de l'inspection de Lorris le cantonnement de Montargis, de celle d'Orléans le cantonnement de Vitry, pour en former une troisième inspection, établie à Montargis; mais le 1er août de l'année suivante, les choses furent rétablies dans leur premier état, sauf pour le cantonnement de Montargis, qui fut définitivement disjoint de la forêt d'Orléans, au point de vue administratif.

Tous les traitements ont été augmentés ces dernières années, excepté ceux des inspecteurs. Les inspecteursadjoints, nouvelle dénomination des sous-inspecteurs depuis 1882, touchent de 3,000 à 3,800 fr. ; il a même été créé une classe exceptionnelle à 4,000 fr., pour ceux que

la limite d'âge empêche d'arriver au grade supérieur. Les gardes- généraux touchent de 2,000 à 2,600 fr. ; les brigadiers, de 900 à 1,200 fr. ; les gardes, de 700 à 800 fr.

De plus, tous les brigadiers et gardes ont maintenant la jouissance d'un terrain de 1 hectare, et, sauf la plupart des cantonniers, qui reçoivent, en dédommagement, une indemnité de -100 fr., sont logés en maison forestière.

Délits et peines. — Tant que ne s'imposa pas la nécessité de conserver les bois, on s'occupa peu à faire des règlements pour éviter la destruction ou la dégradation de ceux-c', et pendant longtemps, il n'y eut que des lois de police proprement dite, qui se bornaient à peu près à détendre d'en voler les produits.

Tel est le caractère du titre de ia loi salique, qui punissait d'une amende de 15 sous le fait d'avoir coupé ou briilé des arbres propres à la construction ou au chauffage.

Puis apparaissent les prescriptions relatives au pâturage. Aux termes de la coutume de Lorris, qui remonte à Ixiuis VI, mais dont le texte, détruit par un incendie, a été rétabli par un acte de confirmation de Louis VII, en H55, et qui fut postérieurement concédé à un grand nombre de paroisses ou hameaux voisins de la forêt d'Orléans (1), le fait de 4aisser pénétrer des animaux où il

(I) En voici la lisle, par ordre chronologique, d'après les Coulâmes de Lorris, de M. Prou. p. 71 et suiv. ; «Entre 1108 et 1137, le Moulinet, excepté les habitsnls de la' Gourmandry et du Bola-Saiat-Pèredu-Montde-BrenDe. En 1175, un certain nomttre d'a^lomérations d'habitanta de Ja posté (poleetas) de Lorris, probablement dans le ressort de la prâvdté, savoir :

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