CHAPITRE III
nant la presque totalité de la Petite-Forôt-de-Saint-Benoît et s'étcndant dans le Chaurnontois.
4732. Nombreux incendies.
1750. Huit incendies, presque tous dans le Chaurnontois, parcourent, au total, 621 arpents.
1759. Sept incendies, tous dans le Chaurnontois, parcourent, au total, 1,086 arpents.
1803. 255 hectares sont brûlés, dans le Chaurnontois.
1814. 127 hectares sont brûlés, dans le canton du Chaillot, Garde du Milieu.
1818. Sept incendies, dont six dans le Chaurnontois, ayant pai*couru 272 hectares, et un, insignifiant, dans la Garde de Vitry.
1832 (au printemps). De nombreux incendies, causés, certainement, par la malveillance, éclatent tout à coup dans les environs d'Orléans, mais surtout en forêt. Par un arrêté du 11 avril, le préfet prescrit aux gardes nationaux des diverses communes, aux gendarmes, aux chasseurs alors en garnison dans notre ville, de faire d'incessantes patrouilles qui furent guidées par les gardes et continuèrent jusqu'à la fin de juillet.
1839. Nombreux incendies, presque tous dans le Chaumontois et la Garde du Milieu.
1846 (1er août). Un incendie parcourt 178 hectares de bruyères, herbes et clairières. Nous n'avons pas pu retrouver l'indication du lieu.
Enfin, le lundi 31 août 1874 au matin, se déclara, toujours dans le Chaurnontois, près le carrefour de la Noue- Cabanne, sur cinq points différents, distants seulement de 100 à 200 mètres les uns des autres, le plus violent incendie qu'on ait vu depuis le commencement du
XYIIlQ siècle. Poussé par un fort vent du sud, il prit, de suite, des proportions effrayantes. Toute la nuit, le tocsin sonna aux Bordes, à Bonnée, à Ouzouer-sur-Loire, à Bray, à Bouzy, à Lorris, jusqu'à Vieilles-Maisons, Coudroy et Chatenoy, et, de tous côtés, les populations accoururent, avec le plus louable empressement, il faut le dire, sur le lieu du sinistre. On télégraphia aux villes voisines pour demander des secours; les pompiers de Gicn, 234 hommes des régiments d'artillerie d'Orléans, avec le préfet et le commandant de la gendarmerie, un détachement du 89^ de ligne, en garnison à Montargis, arrivèrent successivement. Malgré tout, ce ne fut que le mercredi matin qu'on put se rendre maître du feu, qui, avec des alternatives diverses, avait duré quarante-huit heures et parcouru 350 hectares de bois domaniaux et 40 hectares de bois appartenant à des particuliers.
Dans ce siècle-ci, des mesures préventives toutes particulières ont été prises, spécialement dans le Chaumontois.
Un signal, élevé au sommet de la butte du Haut-du- Turc, par les officiers d'état-major chargés de la confection de la carte de France, fut utilisé jusqu'à ce qu'il tombât de vétusté, en 1845, pour y placer un poste d'observation.
Les routes, maintenant bien plus nombreuses, sont, fréquemment, essartées et entretenues nettes de matières inflammables.
Dans ces dernières années, l'envahissement, toujours croissant, de la forêt par les pins ayant apporté un aliment de plue- à CCS sinistres, qui, dans les massifs de résineux purs, prennent un caractère vraiment elTrayant, les