CHAPITRE III
précautions redoublèrent encore. On a ouvert, en ligne droite, perpendiculairement à la direction habituelle du vent, à travers les parcelles où le taillis est presque nul et le sol occupé par les bruyères, les ajoncs ou les jeunes pins,* des laies de 5 mètres de large, distantes de 200 mètres les unes des autres, qu'on a soin de nettoyer fréquemment. Aussitôt que la sécheresse devient persistante, de petites patrouilles de deux gardes sont organisées les dimanches et jours de fête, car on a remarqué que ce sont, le plus souvent, ces jours-là que le feu se déclare.
Mais si on a réussi, peut-être, à diminuer l'importance des incendies, il ne paraît pas en être de même pour leur fréquence ; voici le nombre de ceux qui, depuis le désastre de 4874, ont éclaté dans la partie nord-ouest du Ghaumontois, d'une étendue de 6,000 hectares environ, limitée à l'est par le chemin de moyenne communication n» 49, d'Ouzouer-sur-Loire à Montereau :
En 4875 quatre.
En 4876 sept.
En 4877 zéro.
En 4878 deux.
En 4879 zéro.
En 4880 cinq.
En 4881 six.
En 4882 un.
En 4883 trois.
En 4884-4889 zéro.
En 4890, deux.
On remarquera que la plus ou moins grande sécheresse parait n'avoir aucune influence sur ces chiffres, car les années 1884 et ISSô, nolamment, ont été exceptionnellement sèches et chaudes dans notre pays, et cependant elles font parlie d'une période durant laquelle on n'a pas eu à constater un seul incendie. Il n'en est pas ainsi pour le reste de la forêt.
Quelles sont les causes des incendies de la forêt d'Orléans? Dans les cinq sixièmes de celle-ci, où d'ailleurs ils sont peu fréquents, on sait parfaitement à quoi s'en tenir : l'imprudence de quelque ouvrier, de quelque pùtre, de quelffue vagaijond, surtout d'un concessionnaire de menus produits; l'allumette d'un fumeur ;souvenl, depuis quelques années, les charhons enflammés projetés par les locomotives ; rarement le feu du ciel ou la malveillance. Mais, dans les C,( 00 hectares dont nous venons de parler, il n'en est plus ainsi; il e^t bien rare que l'une de ces causes soit constatée et les conditions de sol, de végétation, de fréquentation, étant les mêmes pour toute la forêt, on ne saurait attribuer à une origine naturelle, ou même accidentelle, le nombre, tout à fait extraordinaire, des incendies qui s'y déclarent.
D'ailleurs daua li pluptit des cis le feu piend au centre de fourres difficilement penétiable- loin de toute voie de (,ommunn,alicn du toute e\plointion de tous travaux souvent presqne simultanément sur plusieuis points iilTeients quoique rappioch s Fn 18(0 un cou pable a éic pus sur le fut et c nd^mné il habitait Mon tereau et a déclare ivoii voulu se ven^et du ju^u de pii\ d'Ouzouer sur Loi e qui lavait disiilil can Itmne inju-. lement! On a lecueilli dans tette même commune