CHAPITRE IV
Droits d'usage. — Ainsi que nous l'avons dit au chapitre premier, la forêt d'Orléans, probablement dépendance du domaine impérial sous la domination romaine, devint, pour sa plus grande partie, possession royale, loi-s de l'invasion des Francs; mais en fait, le principe de l'usage en commun continuait à subsister presque dans son entier; la plupart des coutumes germaines, notamment la loi des Bourguignons, qui fut, pendant plusieurs siècles, le droit commun d'une partie de la France; les Capitulaires de Charlemagne et de Lo.uis-le-Débonnaire, admettaient comme un droit naturel l'usée au bois gisant, et même aux arbres sur pied autres que les arbres fruitiers (1).
Il était, d'ailleurs, de l'intérêt des rois et des possesseurs divers de la forêt de consen-er, et même d'attirer sur
(1) C. C. F., t. i'i; p. 141. — Voici les passages de la loi des BourguigDons auxquels nous faisons allusion : Si qui» Burgundio aul Romanus syloam non habeat, incendi ligna ad usas suos, de jacenticis aut sine fructu arboribus, in cujusUbet