BRUNSWICK, OLDENBOURG. MECKLEMBOURG
Dans le même temps que le titre ducal de l'ancienne Saxe, qui ne reposait plus guère que sur certaines marches orientales, originairement thuringiennes ou slaves, du pays saxon, passait successivement, depuis la chute de son dernier duc national Henri le Lion, à la maison ascaniennc d'abord, puis à la maison de Wellin qui l'a conservé jusqu'à nos jours, il s'élevait dans les régions de la basse Allemagne voisines de la mer du Nord et de la Baltique, de nombreuses dynasties féodales, dont trois continuent jusqu'aujourd'hui à tenir leur place parmi les maisons souveraines de l'Europe, dont deux régnent même sur les deux plus vastes empires du monde civilisé. Mais si, au delà des frontières germaniques, les familles de Brunswick et d'Oldenbourg portent toujours, l'une la couronne du royaume-uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, l'autre les couronnes royales de Danemark et de Grèce et la couronne impériale de Russie, dans leurs pays d'origine leur éclat a de nos jours singulièrement pâli, subi même pour la première une éclipse complète; seule la maison de Mecklembourg, beaucoup moins puissante dans le passé, a réussi à maintenir intact son héritage séculaire.
Des trois dynasties, la première en antiquité, pendant longtemps aussi la première en dignité et en puissance, est
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l'illustre famille des Welfs ou des Guelfes, qui, après avoir occupé au xi'^ et au xn" siècle les deux plus grands duchés nationaux de la Germanie, a constitué au xni% au moyen de ses terres allodiales de la basse Allemagne, une principauté considérable qui, maintes fois divisée et successivement agrandie, était représentée, il y a un quart de siècle encore, par le royaume de Hanovre et par le duché de Brunswick, aujourd'hui l'un et l'autre, quoique à des litres dilTérents, détenus par la Prusse. C'est son histoire territoriale que nous allons examiner d'abord.
Par leur origine, les Welfs n'appartiennent pas à l'Allemagne du Nord : ils y sont venus de contrées plus méridionales. Sans nous arrêter aux rêveries des généalogistes qui ont voulu ratlachei* les premiers Welfs aux rois des Scyres contemporains de la migration des peuples ou aux ducs d'Alsace de l'époque mérovingienne, à cause du nom caractéristique d'Elhicon qui se rencontre chez les uns et chez les autres, sans même insister sur leur parenté probable avec l'impératrice Judith Welf, la seconde femme de Louis le Débonnaire, et avec Rodolphe Welf, le fondateur du royaume de Bourgogne transjurane à la fin du ix" siècle, nous dirons qu'ils formaient à la tin de l'époque carlovingienne une des plus puissantes familles de l'Allemannie, et que leurs possessions primitives doivent être cherchées dans l'Algau au nord du lac de Constance, tout à l'entour de Ravensburg et d'Altdorf, leurs deux châteaux patrimoniaux les plus célèbres. Dès le commencement du x*^ siècle, le hls d'Elhicon Welf, Henri au Chariot d'Or, fonda dans la seconde de ces résidences, qui a fourni à la famille son premier titre comtal, un monastère fameux, d'abord peuplé de nonnes, puis donné à des moines et transféré en 1053 sur la montagne voisine de Weingarten par le dernier de ses descendants mâles, Welf ni, que l'empereur Henri HI avait créé quelques années auparavant (1047) duc de Carinlhie. Lorsque en lOoo celui-ci mourut sans enfants, ses nombreux et riches alleux en Souabe, en Bavière, en Tyrol, en Carinthie, passèrent à
sa sœur Cunég-onde d'Altdorf, aïeule, par son mariage avec le marquis Alberl-Azzon II d'Esté, d'une seconde lignée de Welfs, les vrais Wclfs de l'histoire. Pour eux comme pour leurs prédécesseurs, l'imagination des historiog'raphes officiels s'est donné libre carrière en fait d'origine et d'extraction antique ; Leibniz et Muratori ont même trouvé moyen de faire des Este un rameau du vieux tronc guelfe; en tout cas, l'illustration historique de leur race remonte au x'^ siècle, et au xi'' Albert-Azzon II a été l'aïeul de deux lignées princières, également célèbres dans les annales de l'Allemagne et de l'Italie : en effet, tandis que Welf IV, l'unique fils qu'il eut de Cunégonde d'Altdorf, relevait au nord des Alpes la dynastie maternelle, un autre fils, du nom de Foulques, né de son second mariage avec Gersende du Maine, continuait dans la vallée du Pô la souche des Este, qui a régné à Ferrare jusqu'à la fin du xvi'' siècle et à Modène jusqu'en 179", pour s'éteindre quelques années plus tard (1803) en terre allemande, dans le Brisgau.
Déjà Welf III avait exercé la dignité ducale en Carinthie, comme nous venons de le dire; son neveu Welf IV, le premier de la seconde famille guelfe, l'acquit héréditairement aux siens, en obtenant de l'empereur Henri IV le duché de Bavière (Noël 1070). Ses deux fils, Welf V le Gros ou le Jeune et Henri le Noir, puis le fils de ce dernier, Henri le Superbe, tous les trois successivement ducs de Bavière, épousèrent chacun une riche héritière, mais ne profilèrent pas également de leurs mariages : le premier fut frustré au profit de l'Eglise des vastes possessions de sa femme, la grande-comtesse Mathilde, qui auraient fait de lui le maître des deux versants des Alpes centrales; le second succéda en 1106, du droit de sa femme Wulfihle, l'une des deux filles du dernier duc billungien de Saxe, Magnus, au pays de Lunebourg et à d'autres domaines billungiens de l'Elbe ; le troisième, en épousant (1127) Gertrude de Supplingenbourg, la fille de l'empereur Lothaire II et de Richenza de JXordheim, fut mis, entre autres biens, en possession des alleux extrêmement
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considérables du pays de Brunswick [Brunonis vicus), qui de la maison impériale de Saxe avaient passé aux Nordheim; puis il fut investi par son beau-père du duché de Saxe (1136) et du marquisat de Tuscie (1137). Les deux grands duchés de Saxe et de Bavière, le plus considérable des marquisats italiens, la majeure partie de l'héritage allodial de toutes les familles qui avaient exercé la dignité ducale en Saxe, faisaient de Henri le Superbe le prince de beaucoup le plus puissant de l'empire; ce fut la raison principale qui lui fit préférer comme roi de Germanie, à la mort de Lothaire II, le Hohenstaufen Conrad III (1138).
La lutte entre les deux rivaux qui s'ensuivit fut momentanément fatale à la puissance guelfe; déposé de ses fiefs et mis au ban de l'empire par le nouveau souverain, Henri le Superbe mourut au milieu des armes (1139); néanmoins Conrad ne put arriver complètement à ses fins; s'il réussit à faire passer la Bavière entre les mains des marquis d'Autriche, il dut laisser le duché de Saxe au jeune fils de son adversaire (1142). Ce fils, le fameux Henri le Lion, ne tarda pas à relever plus haut que jamais la puissance de sa maison; le successeur de Conrad III, Frédéric I" Barberousse, désireux de s'assurer la coopération des Guelfes contre les villes lombardes, le rétablit en Bavière (1134), et inféoda à son oncle Welf VI les biens de Mathilde; les tribus wendes de la Baltique, réunies en un royaume de Slavonie, reconnurent sa suzeraineté; pendant des années son autorité incontestée alla des deux mers septentrionales jusqu'aux golfes de Venise et de Gênes; le roi d'Angleterre Henri H Plantagenet lui accorda la main de sa fille Mathilde (1168).
Tant de grandeur rendit sa chute d'autant plus tragique. L'amitié qui avait momentanément uni l'empereur à son principal vassal et fait la force de l'Allemagne par l'alliance des Gibelins et des Guelfes, n'avait pas résisté à une question d'intérêt; tous deux avaient ambitionné la succession allodiale de leur oncle commun Welf VI, que la mort prématurée de son fils unique Welf VII (1167) avait laissé sans
héritier direct; plus adroit et moins économe que son cousin, Frédéric, en échange de quelques milliers de marcs, sut se la faire assurer par le vieux prince, toujours à court d'argent; Henri fut irrité jusqu'à la fureur de cette exhérédation, qu'il regardait d'autant plus comme une spoliation inique, qu'il s'agissait des plus anciens biens des \Velfs, en Souabe et dans les pays voisins. Il satisfît sa haine en refusant de soutenir plus longtemps en Italie la cause impériale, et sa désertion fut la vraie cause du grand désastre de Legnano (1176). Mais il en fut bientôt cruellement puni : déçu dans le rêve de son règne, la restauration de l'empire romain au delà des monts, Frédéric à son tour ne songea qu'à se venger du vassal félon dont l'abstention avait donné la victoire aux villes lombardes; il prononça sur lui le ban de l'empire, et adjugea ses deux duchés, la Bavière aux ^^'ittelsbach, la Saxe aux Ascaniens (1180). Le Welf, ne pouvant songer à tenir tète partout, renonça sans coup férir à la Bavière; mais en Saxe, où était le vrai siège de sa puissance, il se défendit à outrance : ce fut en vain, le nombre de ses ennemis était trop considérable, et après deux ans de guerre il dut venir à Erfurt s'humilier devant l'empereur. On raconte que les deux anciens amis, tous les deux trompés dans leurs vastes espérances par leur faute mutuelle, ne purent dans cette solennelle entrevue retenir leurs larmes; mais leurs regrets ne pouvaient plus rien changer à ce qui était arrivé : Henri dut même acheter au prix d'un exil de trois ans la réintégration dans ses alleux saxons. Une dernière tentative sur le duché de Saxe, faite après le départ de Frédéric I" pour l'Orient, échoua en face de l'alliance de Henri VI avec les princes saxons, qui étaient trop heureux d'être débarrassés de la gênante tutelle guelfe; Henri le Lion put détruire de fond en comble la florissante ville de Bardowieck, qui jusque-là avait tenu dans la vallée de l'Elbe la place occupée depuis par Hambourg, et inscrire sur le mur de sa principale église le sinistre jeu de mots Vesligia Leonis qu'on y lit encore; il ne reconquit pas son duché héréditaire, et
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mourut, triste et morose, quelques années plus tard, à l'âge de soixante-six ans (H9o).
Ses fils parurent appelés d'abord à relever par de nouvelles acquisitions l'éclat de la maison des Welfs. L'année même de la mort du père, l'aîné d'entre eux, Henri, qu'on surnomme le Beau, le Long- ou l'Liipie, succédait comme comte palatin du Rhin à Conrad de Hohenstaufen, dont il avait épousé la fille Agnès au mépris de la volonté de Henri VI (1194); un peu plus tard, le cadet, Otton, que ses oncles d'Angleterre avaient fait comte de Poitou, était élu roi par une partie des princes allemands en compétition avec Philippe de Souabe (1198), et, universellement reconnu comme tel après l'assassinat de son adversaire (1208), il recevait l'année d'après, à Rome, la couronne impériale, comme quatrième du nom (1209); mais l'un et l'autre vécurent assez pour voir repasser à d'autres familles leurs éphémères dignités. Lorsque Henri le Beau mourut en 1227, il y avait seize ans qu'il avait abandonné le Palatiiiat à son fils unique Henri le Jeune (1211), et treize qu'à la mort de celui-ci (1214) la dignité palatine et les terres qui s'y rattachaient avaient passé, à la fois par inféodation impériale et par le mariage de sa fille Agnès Welf avec Otton l'Illustre de Wittelsbach, à la maison qui déjà en Bavière avait supplanté celle des Guelfes; quant à Otton IV, il ne put prévaloir à la longue contre les Hohenstaufen, et, après la grande défaite que lui infligea à Bouvines notre roi Philippe-Auguste (1214), il abdiqua de fait l'empire pour vivre dans ses alleux, où il mourut sans postérité en 1218. Un troisième frère, le moins puissant des trois, Guillaume le Gros, n'avait aspiré à aucun grand rôle politique; c'est lui qui a continué la dynastie, à laquelle son fils Otton l'Enfant assura de nouveau un rang éminent dans la hiérarchie féodale du saint-empire, en se faisant inféoder par l'empereur Frédéric II, à la diète de Mayence de 1233, l'ensemble de ses alleux saxons, sous le titre nouveau de duché de Brunswick et de Lunebourg.
Ces alleux de l'Ostphalie, le seul débris que les Guelfes
eussent sauvé du naufrage de leur grandeur passée, formaient un ensemble de territoires fort considérable qui s'étendait presque sans interruption depuis la basse Elbe jusqu'au confluent de la Werra et de la Fulda. C'étaient, le long de l'Elbe, les pays de Lunebourg et de Harbourg; plus au sud, les grandes landes en l'honneur desquelles un duc de Lunebourg du commencement du xv" siècle se titrait roi des Rruyères, rex de Erica\ puis la vallée de l'Aller, avec Gifborn et Celle; enfin, tout àl'entour de l'évêché de Hildesheim, sur les pentes fertiles du Harz septentrional et occidental, les pays de Brunswick et de Wolfenbuttel, de Hanovre et de Calenberg, de Goetlingue et de Grubenhagen, d'Osterode et de Herzberg. Dans tous ces domaines, par cela même qu'ils étaient d'origine allodiale, l'autorité des princes était peu limitée par les droits de la noblesse; et quoique les villes aspirassent en partie à une autonomie plus ou moins grande, aucune d'elles n'est jamais arrivée à être une vraie ville d'empire, pas même la puissante cité de Brunswick, chef-ville de l'un des quartiers de la Hanse.
Pendant les quatre siècles suivants, l'état de possession de la maison guelfe n'éprouva dans son ensemble que des modifications peu importantes; les descendants d'Otton l'Enfant conservèrent leurs domaines patrimoniaux; ils les augmentèrent médiocrement. Il n'y a guère à citer en effet, en fait d'acquisitions pendant cette longue période, que celle des villes de Hameln et d'Eimbeck dans la seconde moitié du xni'^ siècle; au commencement du xiv'= siècle, celle du comté de Dannenberg sur l'Elbe; puis, en 1490, celle de Helmstedt, où fut fondée en 1576 la première université guelfe; à la fin du xvi*" siècle, enfin, celle des trois comtés de Hoya sur le Weser, de Diepholz sur la Hunte et de Blankenburg dans le Harz, réunis en lo82, en lo8o et en 1399 à l'extinction de leurs dynasties comfales : quant au comté de Holienstein dans le Harz, les Welfs ne lacquirent que partiellement, dans des circonstances analogues (lo93), et ils durent restituer en lGi3 à l'église de Hildesheim les nombreux bailliages
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qu'ils avaient usurpés sur elle cent A'ingt-deux ans auparavant, lors de la guerre de Cévéché, qui, après avoir débuté en 1519 par la défaite et la prise à Soltau de deux ducs de Brunswick, avait abouti en 1521 à la mise au ban de l'empire de Tévêque Jean de Lauenbourg- et à la spoliation presque totale de son église. Par contre, des partages sans cesse renouvelés divisèrent, durant ce même laps de temps, les territoires guelfes entre une multitude do branches, de nouveaux rameaux remplaçant sans cesse ceux qui venaient à s'éteindre; mais il serait oiseux d'énumérer toutes ces lignes princières issues d'Otton l'Enfant : nous nous contenterons d'indiquer que presque toutes les villes et tous les châteaux nommés plus haut furent, pour un temps plus ou moins long-, les résidences de branches régnantes, et qu'on ne disting-ue pas moins de trois maisons de Wolfenbuttel et de trois maisons de Lunebourg.
L'histoire territoriale des Welfs ne reprend véritablement de l'intérêt qu'avec le xvn" siècle, lorsque leurs possessions se concentrent, dans des proportions fort différentes d'ailleurs, entre les mains de la troisième ligne de Brunswick-Wolfenbuttel et de la troisième ligne de Brunswick- Lunebourg-, lesquelles reconnaissent comme aïeul commun Ernest P"", duc de Brunswick-Lunebourg à Celle, qui mourut en 1546, après que son zèle pour la réforme religieuse lui eut valu le surnom de Pieux ou de Confesseur. Toutes les deux ont prolongé leur existence jusqu'à nos jours : la première, qui ne s'est pas élevée au-dessus du titre ducal, s'est éteinte sous nos yeux en 1884; la seconde est devenue successivement électorale et royale, mais, comme elle a été dépouillée en 1866 par la Prusse de son royaume de Hanovre et que jusqu'ici elle n'a pas réussi à faire valoir ses droits à la succession du duché de Brunswick, elle ne règne plus aujourd'hui que dans le royaume-uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, à la couronne duquel fut appelé en 1714 le second électeur de Hanovre, et qui, lui aussi, est destiné à lui échapper le jour de la mort de la reine Victoria.
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Parlons d'abord de celte branche cadette, qui de tout temps a primé la branche aînée. Son fondateur Guillaume de Celle, par le partage léonin qu'il fit en 1569 avec son frère aîné Henri de Dannenberg-, l'aïeul de la ligne brunswickoise, s'attribua presque tout l'héritage paternel, à savoir les pays lunebourgeois de Celle, de Hanovre et de Lunebourg. Comme il eut six fils, un partage à l'infini paraissait inévitable d'après les traditions de la maison et l'usage général du temps; mais les six frères s'arrangèrent entre eux de façon à ce que le cadet seul prît alliance. Ce cadet, George, duc de Calenberg, condottiere renommé dans la seconde moitié de la guerre de Trente Ans, laissa à son tour en mourant (1641) quatre fils, qui eux partagèrent; mais le hasard voulut qu'un seul d'entre eux, le cadet, Ernest-x\uguste, duc, puis électeur de Hanovre, morf en 1698, eût des enfants mâles; il en résulta que son fils aîné, George-Louis, depuis George I", roi d'Angleterre, en faveur duquel il avait dès 1680 établi le droit de primogéniture, se trouva seul et unique souverain, tant de l'héritage originaire de sa branche que des territoires guelfes ou étrangers qu'elle y avait ajoutés, lorsque en 1703 vint à mourir son oncle et beau-père, le duc de Celle George- Guillaume, le père de l'infortunée Sophie-Dorothée, qui expia pendant trente-deux ans dans sa prison d'Alilden (1694-1726) le soupçon d'une intrigue amoureuse avec le beau PhiHppe-Christophe de Kœnigsmark.
Après ces observations préhminaires sur les principaux représentants de la maison de Brunswick-Lunebourg-IIanovre au XVI® et au xvn<= siècle, revenons en arrière pour suivre le développement progressif de sa puissance territoriale. Son patrimoine originaire comprenait, nous venons de le dire. Celle, Hanovre et Lunebourg. Dans le courant du xvn*" siècle, l'extinction de ditlérenles lignes guelfes et des accords de famille y ajoutèrent plusieurs autres principautés : en effet, le dernier duc de la deuxième maison de Brunswick- Wolfenbuttel dut lui céder Grubenhagen déjà de son vivant (1616); à sa mort (1634), elle recueillit dans sa succession Gcetlingue