‹ Histoire de la formation territoriale des états de l'Europe centraleChapitre 112 sur 134 · LES STIPULATIONS DE SCIIOENBRUNN · texte numérisé non relu

LES STIPULATIONS DE SCIIOENBRUNN

romain de nation germanique, se déclara délié de ses obligations envers le corps germanique et délia de son c6té tous les membres de Tempire de leurs devoirs constitutionnels; il n*était plus dès lors que François I", empereur héréditaire d'Autriche.

Epuisée par la catastrophe de l'année 180.", l'Aulriche observa une stricte neutralité pendant la guerre de la quatrième coalition (1806-1807), qui réduisit à des extrémités bien plus désastreuses encore sa rivale, la Prusse; ce ne fut que lorsque les affaires d^Ëspagne eurent appelé au loin la majeure partie des armées françaises, qu*on commença à concevoir de nouveau à Vienne Fespoir d*une restauration de la monarchie dans ses limites antérieures. L*armée, réorganisée par le généralissime archiduc Charles, était belle et nombreuse; l'Angleterre promettait d'abondants subsides et une diversion puissante; on comptait sur un mouvement national suscité en Allemagne par l'exemple du peuple espagnol; et, après quelques hésitations, on se décida à risquer une nouvelle passe d'armes avec la Fraoce, en signant avec le cabinet britannique les traités de la cinquième coalition (1809). L'Autriche, dans cette quatrième guerre contre la France de 1789, fit des efforts héroïques, couronnés de succès partiels; elle finit néanmoins par succomber sous le nombre. En effet Napoléon I** ne disposait pas seulement contre elle des forces militaires de la France, de Tltalie, de la Confédération du Rhin, de la Poloi;^ne; il avait, en outre, l'alliance de la Russie, dont le concours militaire paralysa dès le début une partie de l'année autrichienne. L'Angleterre, au contraire, ne commença son expédition de Walcbcren (]uc trois semaines après que le coup décisif eût été porté à Wagram; l'appel adressé par rarchiduc Charles au peuple allemand dès le 8 avril 4809 ne produisit que quelques prises d*armes partielles, sans grande importance militaire, sous le major prussien Schill, sous le colonel westphalien Doemberg, sous le duc Frédéric-Guillaume de Brunswick; quant à Tinsurrection

Page 1