‹ Histoire de la formation territoriale des états de l'Europe centraleChapitre 114 sur 134 · RECONSTRUCTION RE L*EMPIRB AUTRICHIEN A VIENNE · texte numérisé non relu

RECONSTRUCTION RE L*EMPIRB AUTRICHIEN A VIENNE

en Ilalie. Par contre, il lui refusa, après comme avant la prise d'armes du roi de Naples, les légations pontificales; elle dut se contenter de la petite partie du Ferrarais au nord du Pô, et du droit de garnison à Ferrare et à Gomacchio.

En Allemagne, la nouvelle délimitation de la monarchie autrichienne fut beaucoup plus longue cL plus pénible à établir. Le cabinet de Vienne avait tout d'abord renoncé à reprendre les anciennes possessions babsbourgeoises aux Pays-Bas et en Souabe; mais il tenait à récupérer les provinces plus voisines, adhérentes au tronc même <le la monarchie, qui avaient passé entre les mains de la Bavière pendant la période napoléonienne; or la Bavière s*était engagée par le traité de Ried près Braunau, signé le 8 octobre 1813 entre le général autrichien prince de Reuss et le général bavarois comte de Wrede, à faire les cessions qui seraient jugées nécessaires, mais elle avait stipulé en retour Tindemnité la plus complète, et celte indemnité complète, on ne parvint pas à la trouver : de là des négociations exlrènuMuenl compliquées, qui remirent en fin de compte rAulriclio en possession d'à peu près tout ce qu'elle réclamait, mais sans la dégager entièrement de sa parole. Déjà avant la réunion du congrès, une convention secrète conclue à Paris le 3 juin 181 i lui avait valu la rétrocession immédiate du Tyroi bavarois et du Yorarlberg, en échange de Wurzbourg et d*Âschaffenbourg qui se trouvaient entre ses mains par Tabdication de leurs souverains, Tancien grand-duc de Toscane et Tancien électeur-archichancelier; mais celle des quartiers de l'Inn et du llausrurk d'une part, du duché de Salzbourg et de Berchtols'.'^adeu d'autre [»art, dut être renvoyée au congrès à cause des dédommagements à procurer à la Bavière aux dépens d'autres princes allemands, et ne put être insérée dans l'acte final de Vienne par suite de l'opposition de ceux-ci. L'instrument diplomatique du 9 juin 1815 attribua donc provisoirement à TAutriche le solde des territoires disponibles, sur les deux rives du Rhin, dans les anciens départements de la Sarre', du Mont-Tonnerre, de Fulde et de Francfort, sauf à

LA HONARCHIS AUTRICHIENNE.

oile à s'arranger avec la Bavière. Des promesses formelles d*un complément dlndemnité déterminèrent en effet la Bavière à échanger, par le traité de Munich du 44 avril 1816, les provinces réclamées par FAutriche contre ce solde de territoires vacants; mais la diplomatie autrichienne avait promis plus qu'elle ne put tenir, et, de g^uerre lasse, elle lArha de se dégager de toute rcsponsahililé ullérieure relativemetil à la non-exéculiuu du traité de Hied selon sa teneur comjdt-le, par une déclaralinn d'inipuissance, qu'elle lit insérer au rccez général de la commission territoriale de Francfort du 20 juillet 1819. Do son côté la liavièrc, profilant de ce que son traité avec TAu triche avait négligé de stipuler en termes exprès la rétrocession de Berchtolsgaden en même temps que celle de Salzhourg, refusa obstinément de se dessaisir de ce petit pays, et Ta gardé jusqu'aujourd*hui.

Voilà pour la marche des négociations relatives à la rcronstruclion de la ninnareliie iiahsbuurgeoise ; il reste à mieux préciser sa ronsliliilion territoriale nouvelle, telle que rétablissaient les traités de ISHl et des années suivantes, en la comparanl à ce qu'elle avait été au début et pendant le cours des guerres de la Révolution et de TËmpire. L'Autriche renonçait à la fois à ses anciennes possessions aux Pays-Bas, en Souabe, en Brisgau et dans les Grisons, à la Galicie nouvelle, occidentale ou septentrionale, usurpée au troisième partage de la Pologne, et à Fancienne prévôté de Berchtolsgaden, que lui avait momentanément value la paix de Presbourii. Elle récujiérait d'un coté les provinces illvriennes, le Tyrol tant allemand qu'italien, le Vorarlberg, les quartiers de l'Inn et du Uausruck, le Milanais et le ^lantouan, et les districts momentanément distraits de la Galicie ancienne ou orientale, qu'elle possédait déjà avant 1792; de Tautre, les provinces vénitiennes et les anciens évèchés ou archevêchés de Brixeu, de Trente et de Salz bourg, qui lui avaient été momentanément assignés, comme indemnités, par les traités de 1797, de 1802 et de 1805. Enfin elle acquérait à neuf le reste du YénitieD,

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