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PERTE DU VÉNITIEN BT EXCLUSION DE L'ALLEMAGNE. S

les fornios du régime parleraenlairc nioderoe, appliquées à 1 ensemble de l'empire. La patente du 5 mars 18G0 se conleiila do renforcer le conseil de Tempire de cent membres choisis dans les diètes provinciales; mais le 20 octobre de la même année un diplôme constitutionnel appela le conseil de l'empire et les diètes provinciales à pai lager avec Tempereur le pouvoir législaiif, et du même coup rétablit la vieille constitution honj^roiso ; puis les lettres-patentes du 26 février l<S(il (icchiri reiil rAulriche un empiri' héréditaire constiUilionnel el convoqui.-renL à Vienne une représentation nalioiuile unique, qui, sous lo nom consacré de conseil de l'empire [Reicksralh) , devait réunir, dans sa maison des seigneurs, les archiducs, les chefs des grandes familles nobiliaires, les prélats et des membres nommés à vie par l'empereur, dans sa mahon des députés, les élus des diètes provinciales. Malheureusement cette tentative d'établir un gouvernement parlementaire universel se heurta tout d'abord contre le refus d'une moitié des nationalités de l'empire de s'associer à l'entreprise; aucune négociation ne réussit à amener à Vienne des députés hongrois ou italiens ; le conseil de l'eniiiire, qui devait être la diète générale de la monarchie, resta ce qu'il avait été dès le début, à savoir le conseil restreint des provinces allemandes et slaves, et, après quatre années de tiltonnements, l'expérience fut reconnue manquée : le rescrit du âO septembre 1865 proclama l'abandon du statut de février i 861, le retour aux principes du diplôme d'octobre 1860, et prorogea indéfiniment le conseil de l'empire qu'on désespérait de compléter, pour laisser le champ libre à de nouvelles négociations avec la diète hongroise.

Avant (jue celles-ci eussent abouti, une nouvelle calasliophe, tout ault t nient grave encore que celle de 18o9, vint frapper rAulri( lie. Profitant des embarras j)olitiques et litiancicrs de sa vieille rivale, la Prusse lui disputait de plus en plus ouvertement la prééminence en Allemagne; elle l'avait entraînée malgré elle dans la guerre du Schleswick, qui par la paix de Vienne du 30 octobre 1864 lui avait valu la copos-

LA MONARCHIE AUTRICHIBNNB

session des duchés de TElbe, mais qui, d'autre part aussi, était devenue le point de départ de relations chaque jour plus difficiles entre les deux alliées. Les exigences, les armements, les menaces du cabinet de Berlin obligèrent enfin celui de Vienne à armer à son tour et à se rapprocher de TAllemagne secondaire, qui elle aussi se sentait menacée par la politique envahissante de H. de Bismarck; mais alors la Prusse se lia à l'Italie par une alliance offensive el défensive, et les deux |>uissances commencèrent la guerre, avant même de l'avoir déelarée (18 juin 4800). L'Aulriche repoussa à Cust<<zza (2 i juin) l'invasion ilaliennne dans le quadrilatère et i;ai:na la bataille navale de Lissa (20 juillet); mais les Prussiens, qui étaient entrés en Bohême à la tin de juin, man hèronl de victoire en victoire jusqu'aux portes de Vienne. Dès le lendemain de la grande et décisive bataille de Sadowa près Kœniggraetz (3 juillet i866), Tempereur d'Autriche avait invoqué la médiation française, en se déclarant prêt à céder la Yénétie à Tempereur Napoléon III; mais il n'en fut pas quitte à si bon marché : les préliminaires de paix de Nikolsburg en Moravie ['2{\ juillet) lui imposèrent, outre la renonciation à la lolalité du royaume lomliard-vénilien, la cession de tous ses droits sur le Schleswick et le llolslein, et surtout le consentement à une réorganisation complète de l'Allemagne, à laquelle l'Autriche devait dorénavant rester étrangère.

Ces stipulations furent régularisées par la paix de Prague avec la Prusse (23 août) et par les traités de Vienne avec la France (24 aoàt) et avec Tltalie (3 octobre 1866); TAutriche évacua les forteresses du quadrilatère el le Vénitien, consentit à leur réunion au royaume d'Italie, restitua au roi Yictor-Enmianuel II la couronne de fer, lit disparaître le royaume lombard-véïiilit n tie la nomenclature oflicielle de ses provinces; tout ce qu'elle put obtenir par les dernières négociations fut de ne céder strictement que le Vénitien dans ses limites administratives autrichiennes, et de conserver ainsi le Tyrol méridional et Trieste : c'était encore consentir

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