UNITÉ UELATIVE DE LA GERMANIE
popnlattODs comprises dans le royaume germanique, fut essentiellement fédératif; Tunité nationale n'existait réellement que par la royauté. Or cette royauté, sous Tinfluence des Tieux principes germaniques, était fondée sur rélection
aillant (|Lie sur l'héréiliu'' : «le là des querelles de succession pre8(juo à chaque reiiûuvtlk'inent de règne. Puis, lorsque riiérédih' [)arut acquise, la race royale fondée par ilenri I'"'" vint à s l'teindrc (1024); les deux dynasties suivantes, celle de Francouie ou des Conradins et celle de Souabe ou des Hohenstaufen , qui Tune et laulre ne réussirent jamais à faire franchement accepter par le peuple saxon leur ingérence dans ses affaires, parvinrent moins encore & supprimer Fesprit particulariste des tribus allemandes, que développait de plus en plus Tépanouissement du système féodal , et à leur tour elles disparurent Tune après Vautre au moment où leur royauté était de fait devenue presque héréditaire. La couronne germanique resta alors délinilivement élective, quoique le plus souvent fixée pendant un certain laps de temps dans la même famille; la royauté, déjà fort diminuée par ses guerres continuelles en Allemagne et en Italie, pendant la lutte deux fois séculaire du sacerdoce et de Tempire, faiblit de plus en plus, et avec elle le lien national qu'elle avait créé et qu*ello était presque seule & représenter.
En même temps qu*fls donnaient à l'Allemagne une unité au moins relative, les premiers rois saxons étendirent ses frontières à Touest, à l'est et au nord, par l'acquisition de la Lorraine et par leurs victoires sur les peuples païens que Charleiiiai^ ne avait contenus, mais non domptés.
Le rovannie carloviniiien de Lotharingie, après une courte existence autonome, était devenu une pomme <le discorde entre les Francs occidentaux et les Francs orientaux, aïeux des Français el des Allemands modernes; soumis un instant au roi de France Charles le Simple, après Tcxtinclion des Carlovingiens allemands, il fut conquis, au milieu des troubles qui marquèrent la fin du règne de ce faible prince, par le fondateur de la dynastie saxonne, Henri I*', et son incor-
sise GÉOGRAPHIB HISTORIOUB DE L*BUROPB CENTRALE
poralion à l'Allomagne (923 à 925} fut maintenue inalj^ré les efforts des derniers Carlovingiens franrais, Louis lY d'Outremer et Lolhaire, dont le second dut en 980 y renoncer solennellement. La frontière occidentale du royaume de Germanie fut ainsi reportée à une ligne qui, après avoir suivi d'asses près FEscaut dans toute Tétendue de son cours» gagnait la Meuse et la haute Marne en passant au nord des sources do rOise; les Lorrains formèrent, à cAté des Saions, des Franconiens, des Bavarois et des Souabes, une cinquième grande tribu [lalionale.
Iteaiicoiip plus longues et moins décisives furent les guerres de l'époque saxonne contre les barbares orientaux et septentrionaux, Hongrois, Slaves et Danois, quoiqu'elles aient été la vraie œuvre nationale du peuple de Saxe, du peuple de Dieu, comme disait dans son enthousiasme à la fois patriotique et chrétien le grand chroniqueur du x* siècle, Widukind de Corvey. Les victoires signalées que Henri I" et Olton le Grand remportèrent sur les Madgyars, dans le voisinage de Mersebouig (033) et au Lechfeld (955), arrêtèrent pour toujours l'invasion finnoise; les Slaves, battus dès 929 par Henri I*' à Lunkini sur la rive droite de 1*Elbc, qu'il faut chercher probablement à Lenzen dans la l*riegnilz, furent peiidaiit toute la durée du règne de son fils attaqués sans irlâche par le roi lui-même et par ses deux ilUistres lieutenants, Hermann Billung, auquel il abandonna le duché de Saxe, et Géro, le vaillant marquis de la froulièrt; sorabe sur TElbc moyenne; enfin le roi danois Oorm le Vieux fut poursuivi par Otlon le Grand jusqu'au Liimfjord, surnommé Oltesund en souvenir du javelot qu'y lança le vainqueur; mais Textension de la Germanie au nord et à Test ne fut pas en proportion des efforts faits par les deux premiers rois saxons. Aussi longtemps qu'ils vécurent, leur puissante protection fît prospérer les marquisats des confins danois, slaves et hongrois, et les évêrhés nouvellement fondés dans loiilc la léi^ion de I Klbi*; la .siij)i(''mati«' des ruis de (lennaiiie fut reconnue au nord de l'Eider et dans la contrée inter-