‹ Histoire de la formation territoriale des états de l'Europe centraleChapitre 69 sur 134 · L*£UUOPË CENTRALE ET LA REPUBLIQUE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

L*£UUOPË CENTRALE ET LA REPUBLIQUE FRANÇAISE

session de le^ur aulononiie, Augshourg^, Lubcck, Nuremberg, Francforl-siir-lc-Moiii, Hième et Hambourg- : encore le roi de Prusse avait-il incorporé à ses Etals, i\bs l'année 1798, le territoire de Nuremberg, du droit de l'ancien burgraviat, qu'il venait d'acquérir avec le margraviat d'Anspach. Les petits princes et les comtes laïques furent beaucoup mieux traités : non seulement on respecta la souveraineté de tous ceux de la rive droite, mais on indemnisa même tant bien que mal ceux de la rive gauche. 11 n*en fut pas de même de la noblesse immédiate, depuis longtemps menacée dMncorporation en vertu des droits territoriaux des princes : le recez ne lui accorda aucun déilommagemcnt pour la perle de ses lerritoin s de la rive gauche el se contenta de lui garantir son état présent. Cette garantie était doublement nécessaire, depuis que l'ordre équestre ne pouvait plus compter sur Tappui des princes ecclésiastiques, ses alliés naturels, parce qu*il était la pépinière où ils se recrutaient habituellement; elle se montra peu efficace cependant, car dès 1803 la Bavière d*abord, puis tous les autres princes» grands et petits, se mirent à incorporer ses terres, en s*autorisant de Texemple qu'en 1796 déjà la Prusse avait donné dans les principautés franconiennes, et il fellnt Tintervenliou énergique de l'empereur, dont elle peuplait Tarmée et les conseils, pour la préserver pour un peu de temps encore du coup qui la menaçait.

L'empire germanique n*a vécu que peu d'années sous la nouvelle forme qu'avaient motivée les cessions de Lunévillo et que réglait le recez de 1803; il a même disparu complètement avant toute réorganisation sérieuse; néanmoins il nous £aut indiquer en quelques mots sa constitution éphémère, pendant le court espace de temps qui lui était accordé encore.

Au lieu de dix cercles, il n'y en avait plus que huit, par suite de la perte de celui do Bourgogne et de la réunion en un seul des deux cercles du llliin; quant à la diète, elle avait subi des modifications telles, que loule son économie en était T. I. 21

322 GÉOGUAPHIE IlISTOUIQUE DK L'ELROPE CENTRALE.

changée. Le collège des villes libres était tombé de cinquante et un à six membres, et ne se composait plus que des six villes indiquées plus haut, Augsbourg, Lubeck, Nuremberg, Francfort, BrAme et Hambonrj?. Le collège électoral,

au contraire, se composait doréiiaviiiit de dix membres au lieu de huit, malcrré la srcularisalion de Tri'ves et de Cologne; car, h' 22 août 1803, quatre nouveaux électeurs, ceux de Salzhourg -Toscane, de Bade, de Wurtemberg et de llessc-Cassel, qui n'ont d'ailleurs jamais en roccasion d*exercer leur droit d'élire un empereur, y prenaient place à côté des six anciékis qui étaient maintenus, Archichancelier, Bohème, Bavière, Saxe, Brandebourg et Hanovre. Le collège des princes enfin était porté, par la création d'une foule de nouveaux votes, à cent trente et une voix, distribuées de telle sorte que les dix électeurs s'en partageassent entre eux la moilié : on y comptait en elTet soixanle-qualre voix éleclorales, soixante-cinq voix imnéleclorales el deux voix allernaales Le résultat le plus

1. Los iiidicalions «lonniVs dans le loxto sur la rnmpo»sîlinn rollt-gc électoral et sur celle du collège des villes n'onl pas besoin d'cclaircisscmcnls; nouB allons dans cette note énumérer les votes du collège des princes el indiquer leur roparlilion.

Voici d'abord l'onln' firiiri<>I tl -^^ r.^n! trente el une voix; les VOIX nouvellement créées sont prL-cédces d'uu ubU-risquc :

1. Autriche. — 2. Haute-Bavière. —* 3. Slyrie.— 4. Magdebourg. —5. Sal«- 1) turjî. — • 6. Bafîsc-Bavièrc. — 7. n.ilislxiunc. — * 8. Sulzbach. — 9. Ordre It'iitoniquc. — 10. Neutwurp. — i\. Banilx-rpr. — 12. Bn"'ine, — ' \'.\. Misniemargraviat. — * 14. Berg. — 15. Wurzbourg. — * 10. Carinlliie. — 17. Ejchslacdl.

— 18. Cobourg. — 19. Bnichsal-Splre. — 20. Gotha. — SI. Ettenheim-Strasbourg. — 22. Allenltourp. — 2:i. (^dn-ilance. -- 2i. W '.oira. -2'.. A'.'gsboiit L'. - 26. Eîsenncli. — 27. Hildeshciin.— 2.S.Ans|»ach. — 23. Paderborn. — 3U. Baireulli.

— 31.Frisinpue.— 32.WolfcnbuUel.— • 33.Thurînge. — 34.Celle. — 35. Passau.

— Calenberp. — .'{7. Trenle. — 3.S. Grubenhagen. — 39. Brixen. — 40. llallM isi.idl. — • II. Cariiiole. — 42. Bade. — ' 43. Teek. — 44. Durl.irli. — 4.). OsnabrucU. — 46. Venlen. — 47. Munster. — 48. Hocliberg. — 49. Lubcck.

— 50. Wurtemberg. — *51. Hanau. — 52. Gluckstadl. — 53. Fulde. — 54. Oldenbourg-GollDrp. — KeiTn>bMi. Srhwérin-duehé. — "7. l"ll\s -n,

— 58. On^lrow. — 5'.». Ordro do Malle. •'.o. |)nrni<l.idl. — <'l. H. iclilolspiiih-n.

— 62. Cassel. — *63. NVeslplialic. — oi. l'uiiuranie ciU-neuro. — 'lia. Plocu.

— 66. Poméranie ultérieure. — * 67. Brisgau. — 68. Lauenbourg. — 60. Corvey. — 70. Minden. -'71. Mistiit'-burgraviat. 72, Leuchlenln il- 73. Anhall. — 74. lienneberg. — 75. Scliu t-riu-principaulé. — 76. Cainmin. — 77. Ralzcbourg.

— 78. Hersfeld. — • 79. T.vrol. — '80. Tubingue. — * 81. Querfurl. — 82. Aren-

DEILMEilË FUAME DU SAINT-EMPIHE ROMAIN

curieux de celte rénovation de la diète, c'était que les rôles des deux confessions religieuses s'y trouvaient complèleuient intervertis : daus les deux. collèg;es supérieurs l'ancienne

berK. — 83. Hechingen. — * 84. Fcitzlar. — 85. LoltkowiU. — 86. Salm. — 87. Dietrichstein. — 88. Hadamar. — * 89. Zwiefàlten. — 90. Dillenbourg. —

yi. Ancrsperp. — * 92. Slarkf'nlnirL'. '.<:î. O^tfrisi-. '.l'i. Fn rslciilxM'g. — Da. Schwar/enbcrg. — * 96. Gix'UinKHi'. *'»7. .Mindcllu-im. — IKS. Liin hlcnslein. — yy. Tour-el-Taxis. — loi). ScU\\arzl>ùurg. — MOI. Orlenau. — • 102. Aschaiïon bourg. — * 103. Eichsfeld. — * iOi. Blankenburg. — * 105. Slargani. - MOfi. Erfurt. — Mn". Usingon. - MOS. W<>ill>ourg. — * Kxi. Siginaringcii. — ' ilO. Kyrbourg. — Mil. Baar«l-StuhUngcn. — ' 112. Kleltgau. — *113. Buehau.— *1U. Waldeck. — MIS. Loewenstein-Werlheim. — M16. OeU Ungeo-Spiellicrg. — '117. Ocllingen-WallersUMn. — * 118. Sobiis-Braiinfels. — — 'HO. Hoheiilnlif -NinionsU'in. — Hulionlolu» - Waklenboiir^'-Schil-

lingsfursl. ~ lloliciiloUc-Waitlinboiirg-harU'nslein. — * 122. Isciiburg-

Birslein. — * iS3. Kaunitz-Rietberg. — * 12^. Reusa-Plauen-Greix. — * 125. Leinin^ren. - * \-2''>. I.igno-Kdolslellcn. —'127. Looz-WoII)eck. — 128. Collège des comtes «le Souabc. — 12U. Collège des comtes de Welléravli». — 130. Collège des comtes de Pranconie. — 131. Collège des comtes de Wcslphalie.

Des cent trente et une voix princières, il y en avait donc quarante-neuf (jui otaicnl do nouvfdio civrtti<»n: Ifs etMit voix d«' rancion ( ««ncu'»- des princes étaient réduites à qualre-vingt-deu.\, par suite de la disparition de Besançon, Worms, Bàie, Liège, Coire, Wissembourg, Pnim, Slavelo, Banc de prélais souabe, Banc do prélats rhénan, Bourgogne, Lautern, Simmem, Deux-Ponls, Veldonz, Lauterock, Savoie, Monibt iiaid.

Pour ce qui est de leur distribution, iiavicre eu avait treize (Haule-Baviére, Basse-Bavière, Suisbach, Neubourg, Bambei|r« Bei^, Wunbourg, Augsbourg, Krisingue, Passau, Keinplon, Lfurhlenberp, Mindi lhcim) ; Brandebourg, treize (Magdebourg, Hildeslieim, Ânâpach, Paderborn, Baireuth, Halbcrstadt, Munster, Poméranie ultérieure, Minden, Cammîn, OsITrise, Eiclisfeld, Erfurt); Hanovre, huit (Brème, Celle, Calenberg, Grubenhagen, Osnabruck, Verden, Lauenboiirir, Go<'llini.Mi»') ; Bohême, sept (Aiilriclie. Styrie. Cariiillii»', Trente, Brixcn, Carniole, Tyrol); Bade, six (Bruchsal, Ettenlieim, Constance, Bade, Durlach, Hochberg); Wurtemberg, cinq (Teck, Wurtemberg, EII\«-angen, Tubingue, Zwiefalten); Saxe, trois (Misnie-niargravial, Misnie-burgraviat, Querfurt), plus deux voix allcrnanles (Tlinriime, Ilenneberu'î ; Mosse-Casscl, quatre (Hanau, Cassel, Hersfeld, Frit/lar;; Salzbourg, trois (Salzbuurg, Bichsiaedt, Berchtolsgaden); rArchichancelier, deux (Ralisbonne, Aschaflénbourg) : total, soixantr'-fpialre voix électorales, plus deux voix alternantes. D'autre part, la ligne ernesline de Saxe en avait cinq (Cobourg, Gotha, Altcnbourg, Weimar, Eiscnacli), plus deux voix alternantes (Thuringe, Henneberg); la maison de Nassau, six iFulde.Corvey, Hailaniar, Dillenbourg, L'singen, Weilbourg) :relli' de Mecklembourg, cinq (Seli\v<''riii-diiclie, Gnstrow. Scliw i-rinprincipauté, Rat/ebourg, Stargardj; celle d'Oldenbourg, quatre (Lubeck, Gluckstadt, Oldenbourg, Ploen); il en revenait trois h la ligne de Hesse- Darmstatll (Darinsladt, W'eslphalie, Starkenburg), autant à la maison de Hohenlolie ( Neucnslein , Waldenbon r^'-Seliillingsfurst, WaldenlK>urg-Barlen- Stcin); deux chaque fois à la branche <iucuie de Brun^\^ick (W'olfeiibtiltel, Blankenburg), à la maison de Ifodène (Brisgaut Orlenau), aux llohen/ollern (Hechingen, Sigmaringen). aux SalnnS ilm. K\ rbotir^;), aux K\irslen!ieri-' Fnrstenberg, Baar-et-5tuhlingen), aux Scbwarzenbcrg ^Schwarzenberg, kletlgau),

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