UEOGHAPUIË liiâTÛiUUlJE DË L'ëUUOPË CENTRALE
majorité catholique était changée en minorité, et la pluralité
des voles se trouvait de la sorte, dans les trois collèges, assurée ii la confession [irotestanle. Le collège des électeurs con)|>l;nt en elTet, dorénavant, six voix prolestantes (Saxe, Brandel»ourg, Hanovre, Bade. W urtemberg, liesse-Çassel) conlre quatre voix calholi(jue8 (Archichancelier, Bohême, fiaviërc, Salzbourg); celui des princes soixante-dis-sept votes protestants, cinquante-trois voles catholiques, un vote alternant * ; quant aux six villes libres conservées, elles étaient toutes évangéliques, sauf la ville mixte d*Augsbourg. L'empereur protesta contre cette majorité évangélique, non pour le collège des villes où la chose était rei^uc et de peu de conséquence, ni même pour le collège élecloraloù la singulière situation de l'électeur de Saxe, réputé prolestani, ijuanl au vote. Lien (ju'il fût un zélé catholique, établissait à peu près la parité des confessions, mais d'autant j)lus énergi(|uenienl pour celui des princes : il en advint que l'empire fut renversé avant que les nouvelles voix princières fussent entrées en exercice !
Plus que jamais, après la révolution consommée par le recez de 1803, le corps germanique n'était plus qu'une fédération impuissante, livrée à Tantagonisme de TAutriche,
aux Tour-et-Taxis (Tour«UTaxis, Buchau), aux OelUngen (Spielberg, WaU
lerslcin); une seule h la couronne de Surdc (Pornérauie citêrieure) el à chacune «le:» inuisons irAnliall. Aretilierg, LubkowiU, Uietricliâtein, Aucrsperg, Liechtenstein. Srhwarziiourg. Waldeck, Loewenstein-Werlheim. Solms* Bruunrel>«. lsenburg-liii>tini,Kannii/-ltietl»erirt Reuss*Plaueii-Greiz, Leiningen, LiKin'-l'''l' l-'''ll«'n, Loo/.\Vi)l|>»'i'|\ : erilin voles des d<^ii\ ordres de chevalerie |,teutoaii{ue, Uc MaUe) el des quatre «Mdiéges de coinles iile SouaL>c, de WetUravif ,41e Pranconie et de Wcstphalir>) complétaient le compte «les soixanlecinq \oix non-ëlectorales, plus d»-ux voix alternantes.
1. Li"s rinquanle-lrois voix ralholit|nt's du collètre des princes étaient les treize voix de Uavière, les sept de Boiièuie-Autriche, les Iruis de Salzbourg, le:» deux de rArehichaneelier, des Ordres, de Motiène, de Hohenzollern, de Salm, de Fnrstenht^rg, do ^rh\\ar/(^nl»ert:. de Tour-et-Taxis, d'Oettingen. deux des trois voix des Hohenlohe (Waldenhourg-Schillingsfursl, Wald en bourg-Bar- Icnstein), les voix uniques d'Arenherg. holikovvilz, Dielrichslein, Aucrsperg, Liechtenstein, Lorwensli in-Worlheiin, Kaunitz-Rietherg, Ligne-Edclstetten, Looz-Woliieck et cflle des comtes de Soii.ilw; la voix des comtes de \V<'Stphalie était alternante; le^ suixante-dix-sept autres votes étaient proleslaoU>.
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