‹ Histoire de la formation territoriale des états de l'Europe centraleChapitre 72 sur 134 · LA CONFÉDÉRATION 1)U RHIN · texte numérisé non relu

LA CONFÉDÉRATION 1)U RHIN

cliéc à Presbourg, et leur assignait, coiniiie sujets, une iiiullilude (le corporations et de souverains qui, inèiue après la paix du 2G décemljrc 180*), avaient paru appelés à prolonger leur existence auloiiome* Aiusi disparurent les trois dernières villes libres de rAHcma^ne méridionale; déjà le Irailé de Presbourg avait permis à la Bavière de se mettre en possessioD d*Âugsbourg; Nuremberg etPrancfort-sur-ie-Meio furent» par Tacte de confédératiou» attribuées, la première à la même puissance, la seconde à l'ancien archevèque-^lecteur-archichancelier, devenu prince-primat. Avec elles furent supprimés comme États souverains les territoires de la noblesse immédiate et de l'ordre de Malte, (jue déjà les stipulations de Presbourji avaient promis à la convoitise des juinccs, et qui furent partagés entre eux par l'acte de confédération, de telle sorte que les enclaves fussent incorporées, les terres limitrophes partagées entre les voisins; le seul Ordre teutonique SG vit maintenu en possession, grâce à rarlicle de la paix de 180.J. qui lui avait donné [)our grand-maitre héréditaire an archiduc autrichien. Mais Télimination porta beaucoup plus loin et plus haut : tous les princes et comtes non admis dans la confédération furent par cela même déclarés médiatisés au proflt de leurs voisins plus puissants ou plus habiles; on leur laissait leur domaine utile, leurs droits seigneuriaux et féodaux, mais It s droits souverains de législation, de haute justice, d'ini[iùl vl de conscription passèrent i ntre les mains d'un quelconcjui; des jirinces confédérés. Parmi les dynasties sacrifiées se trouvaient les illustres familles de LolikowilZy de Dietrictislein, d'Auersperg, de Fursteoberg, de Scliwarzenbcrg, de Tour-el-Taxis, qui avaient eu un vote viril dans Taucien collège des princes, cl celles non moins illustres de Loewenstein-Wertheim, d*Oettingen, de Solms, de Ilohenlohe, de Kaunitz, de Leiningen, de Ligne, de Looz, qui leur avaient été adjointes en 1803; la plupart d*entre elles étaient beaucoup plus richement possessionnées que qaelques-uns des membres de la nouvelle confédération; les Farsleubcrg étaient médiatisés avec 70 000 sujets, les Lei-

nîngen avec 80 000, les Hohenlohe avec plus de 100 000,

tandis que le prince de Liechtenstein devenait prince de la confédération pour les o 000 liaLitmils de sf)n KUil microscopique, le comte de la Lcyen pour les ï 000 Ames de son comté de Ilohengeroldseck ; c'est qu'ils n'avaient pas trouvé à Paris des protections aussi puissantes que ceux-ci, dont Tua venait de se rendre agréable à Napoléon dans les négociations de la paix de Presboui^, et dont Tautre était neveu de Tarchichancelier.

Par suite de toutes ces éliminations, les signataires de Tacte du 12 juillet 1806 n*étaient qu*att nombre de seize : c'étaient, d'une part, les deux nouveaux rois de Bavière et de Wurtemberg, l'ancien électeur-archichancelîer, qui prenait le titre de prince-primat et transférait sa résidence h Francfort, et les trois nouveaux i;raiitls-ducs de Bade, de Berg et de Hesse- Darmstadt, tilrés d'altesse royale comme le prince-primat; de l'aulre, deux princes de Nassau à Usingen el à \\'eilbourg, dont le premier devenait duc comme chef de la maison, deux princes de UohenzoUcrn à Hechingen et à Sigmaringen, les deux princes de Salm-Salm et de Salm- Kyrbourg, le prince d'Isenburg-Birstein, le duc d*Ârenbeig, les princes de Liechtenstein et de la Leyen; les six premiers formaient le coU^ des rois, les dix aubres celui des princes. Leurs États, qui difTéraient étrangement en grandeur et en po])ulation, depuis la Bavière qui était tenue à un contingent de 30 000 hommes jusqu'à Leyen qui en mettait en ligne 29, avaient une superlicie totale de 130 000 kilomètres carrés, sur lesquels vivaient sept millions et demi d'hahilants. Tous el cliacim en parlirulier étaient réputés complètement souverains, et l'étaient en réalité pour leur gouvernement intérieur; le puissant protecteur de la Confédération du Rhin ne demandait à ses vassaux que le maintien au grand complet de leurs contingents militaires, fixés ensemble à 63 000 hommes, et s'abstenait soigneusement de toute immixtion dans leurs affaires administratives comme de tout étalage de suzeraineté; la diète rhénane, qui devait

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