LA CONFÉDÉRATION DU RHIN
se tenir à Francforl-sur-le-Mein, sous la inésidonoo <lii prince-|»rimat, n'entra jamais en activité; les monilncs de la confédération purent, par conséquent, gouverner leurs anciens et leurs nouveaux sujets selon leur bon plaisir, supprimer saos recours possible leurs antiques états provinciaux et faire durement sentir à leurs égaux de la veille, les princes médiatisés, tout le poids de leur autorité.
Quant aux anciens Etats d'empire qui restaient en dehors des limites de la Confédération du Rhin, ils se trouvèrent, pour un moment, complètement abandonnés à eux-mêmes, le projet d'une confédération du Nord sous le protectorat du roi de Prusse, empereur de l'Allemagne septentrionale, n'ayant pas abouti; mais, au bout de peu de mois, les nouvelles victoires de Napoléon P*" dans la guerre de 1800 contre la Prusse, firent entrer dans la Confédération du Rbiii la totalité des princes moyens et petits de l'ancien saint-empire que le vainqueur ne détrônait pas, ainsi que le nouveau roi français de. Westphalie, Jérôme Bonaparte, qu'implantait en pleine Allemagne la volonté toute-puissante de son frère. A la veille déjà de la bataUle dléna, Télecteur de Wurzbourg, l'ancien grand-duc de Toscane et électeur de Salzbourg, était entré avec le titre de grand-duc dans le collège royal (25 septembre i80(*)); il y fut suivi, pendant la campagne d'hiver de Pologne, par l'électeur, don'uavanl roi de Saxe ( 1 1 décembre fROC)); en même temps (l'I décembre 180()) les rin^ ducs erneslins de Saxe élaicnl adjoints au collège des princt s. où, quatre mois plus tard (18 avril 1807), entraient égalcineut trois ducs d'Anhalt, deux princes de Schwarzbourg, un prince de Waldeck, deux princes de Lippe, deux princes de Heuss; puis, après la paix de Tiisit, ce fut le tour du nouveau royaume de Westphalie (18 août 4807); enfin, l'admission des deux ducs de Mecklembourg (18 février et 22 mars 1808) et celle du duc d*01denbourg (14 octobre 1808) portèrent à trente-sept le nombre des membres de la confédération. En même temps avaient lieu de nombreuses mutations de territoires, motivées principalement par la diminution de la
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l*russe et la spoliation complète des dynasties de IIcssc- Cassel, de Nassau (h ang-e et de Brunswick. Le roi de Saxe recevail, par la paix de Tilsil (7,M juillet 1807), le dui lié de Varsovie, cuuslilut' avec les dépouilles polonaises de la Prusse; le 18 aoùl 1807 était créé le royaume de Weslphalie; la convention du 3 janvier 1808 doublail ou triplait le grand-duché de Berg.
Ârrôtons-Dous un instant à ces deux dernières créations napoléoniennes, qui ne devaient pas survivre à la fortune de leur fondateur. Le royaume de Westphalie, qu*annonçait le traité de Tilsit, fut appelé à la vie, comme nous venons de le dire, le i8 août f807; mats il ne fut organisé que le i5 novembre, et son nouveau souverain, Jérôme Bonaparlc, marié, depuis le '22 aoùl, à la princesse (lallierinc de W'urlemberi;, ne fut proclamé que le 1" décembre 1807. Le fond du royaume était formé par la majeure partie de la dépouille allemande de la Prusse, l'élcclorat de llesse-Casscl presque entier, tout le duché de Brunswick-Wolfenbuttel, la partie méridionale de l'électoral de Hanovre et différents territoires médiatisés; de plus, le roi de Saxe avait, dès le 22 juillet 1807, cédé à Tempereur des Français, en vue du futur État, Barby, Gommcrn, Sangerhausen et une partie du Mansfeld saxon, sauf à reprendre plus tard (19 mars 1808) Sangerhausen contre le reste du Mansfeld; cnfîn, lors de l'organisation définitive du l'i n(»veuibre ISII", on y avait ajouté les ant iennes priuci|)autés ecclésiasli(|ues d'OsnabrucU et de Corvey. Ensemble toutes ces provinces, réparties entre les buit départements d(î l'I^lbe (cbef-lieu Ma^nlebourg), de la Saale (cbef-lieu ilalbersladl), de l'Ocker (t bef-lieu Brunswick), du Weser (chef-lieu Osnabruck), de la Leine (cbef-lieu (loettingue), du Harz (chef-lieu ileiligenstadl), de la Fulda (chef* lieu Cassel) et de la Werra (chef-lieu Marbourg), constituaient un bel Etat secondaire, de 41000 kilomètres carrés et de 1 900 000 habitants, qui comprenait les contrées centrales de rAllema^ne, le cœur même du pays germanique; néanmoins le gouvernement central établi dans la résidence royale de