LA CONFEDERATION DU DUIN
Cassel t'iuil, ainsi (jiie riulniinislralion [)ruviii(:iale, coniplètemoiil r;il(jinî sur les inodi'Ics français. Quant ;ui l: rand-duclié (](; Bi;rj^, créé, comme nous l'avons vu, dès lo mois de mars de l'année 1806, au moyen du duché de Bergelde la partie du pays de Clëves située sur la rive droite du Rhin, il fut porté, le 3 janvier 1808, à 11000 kilomètres carrés et 875 000 Ames, par rannexioo des pays prussiens de la Mark, Munster, Teckïenburg*, Lingen et de la ville oranicnne de Dortround, et comprît dès lors les quatre départements du Rhin (chef-lieu Dusseldorf), de la Sieg (chef-lieu Dillenbourg), de la Ruhr (chef-lieu Dortmund) et de TEms (chef-lieu Munster), la capitale restant fixée h Dusseldorf. Gomme Joachim Murât abandonna bientôt sa principauté allemande pour le trône de Naples (15 juillet 1808), et que son succossour, le prince royal do Hollande, Na[)oléon-Lonis Bonaparlo, frère aîné du futur empereur Napoléon lit, n'avait que cinq ans au moment où il fut désigné pour le remplacer {-i mars 1809), Berg fut ]>lus dircctemenl encore que la Westphalie entre les mains de 1 administration impériale française.
Les remaniements territoriaux occasionnés par la guerre de Prusse étaient à peine terminés, que de nouveaux virements de pays allemands eurent lieu à la suite de la guerre de 1809 contre TAutriche. Le traité de Vienne, imposé, le 14 octobre 1809, à l'empereur François (c'est ainsi qu*îl s'appelait dciuiis son ahilicalion conmie omprreiir romain), [)orla ralificalion de racle do KalislxMiiic du 2i avril 1809, par lequel Napoléon P*" avait décrété la suppression do l'Ordre leutonique dans les Etats de la Confédération du Uhin; mais surtout il augmenta i'cmpiro français, le royaume de Bavière el le duché de Varsovie aux dépens des Habsbourg. D'autre part, pour récompenser un plus grand nombre d alliés des efforts faits contre Tadversaire commun par la Confédération du Rhin entière, puis aussi pour arrondir ses propres Ëtals, Tempercur des Français ordonna, dans les premiers mois de 1810, une série d'échanges ou de cessions au profit des souverains de Wurtemberg, Bade, Wurzbourg, Darmstadt et à celui
332 GÉOGRAPHIE UiSTORlQUfi DE L'EUROPE CENTRALE.
du rovaumt' il Italie. I^nfiii il accrut nolablcmcnl le royaume (le W estplialie, elconsliUia, j>ar la création du grand-duché de FraucforI, une troisième [trincipauté française en Allemagne. Ce fut un trailé conclu le 14 janvier 1810, à Paris, entre les deux frères, qui attribua au roi Jérôme tout le reste de 1 eleotorat de Hanovre, sauf le Lauenbourg^, de façon que son royaume, agrandi des trois nouveaux départements de TAller (chef-lieu Hanovre), de la Basse-Elbe (chef-lieu Lunebourg) et du Nord (chef-lieu Stade), atteignit dès lors une superficie de 63 000 kilomètres carrés et une population de 2 600 000 habitants. Quant à la transformation en grand-duché des Etats du prince-primat, elle se fit par le traité de Paris du 46 février 1810, qui, en même temps, attribua à l'ancien archevèque-élecleur-archicliancelier-primal, en éclianire de Ralisbonne, cédé à la Bavière, la majeure partie des principautés de Fukle et de llanau, de fa(;on h relier entre elles ses ()osscssions anl« rieures d'Aschatîenbourg et de Francfort. Le nouvel État, dont les quatre déparlements portèrent les noms des quatre villes principales, Francfort, Aschaffenbourg, Hanau et Fulde, se trouva ainsi comprendre 300000 habitants sur plus de 5000 kilomètres carrés; mais, en même temps, il cessa d*ètre une principauté ecclésiastique, la dernière qui eût survécu : sans égard pour la désignation qu*il avait faite naguère (mai 4806) du cardinal Fesch comme coadjuteur de rélecteur-archichancelier, depuis prince-|>rimal. Napoléon 1" déclara béritier présomptif ilu grand-durlié de Francfort son fils adoptif, Eugène Beaubarnais ( i"' mars 1810).
Après ces «liflerentes opérations territoriales, c'est-à-dire dans le courant de Tannée 1810, la Confédération du Kbin était arrivée à son maximum d'étendue. A Texcepiion de l'Auiricbe rejetée au delà de Tlnn, de la Prusse refoulée au delà de l'Elbe, des terres allemandes des couronnes de Danemark et de Suède, de rOstfirise cédée à la Hollande, et de quelques parcelles que s'était réservées l'empereur des Français, elle comprenait tons les anciens Etats princiers allemands non incorporés dans Tempire napoléonien. Ses trente-sept