‹ Histoire de la formation territoriale des états de l'Europe centraleChapitre 84 sur 134 · AVÈNEMENT A L'EMPIRE DE RODOLPHE I · texte numérisé non relu

AVÈNEMENT A L'EMPIRE DE RODOLPHE I

succc'ssivenient toutes ses possessions à la ligne aînée, principale, dont le second représentant, Hodolphe IV ou le Jeune comme comle de Habsbourg, Rodolpfic I"' comme roi de Germanie, sut à la fois élendre la domination de sa maison sur une portion notable de THelvélie allemande, et conquérir pour elle, à une autre extrémité de Tempire, les provinces nombreuses et étendues qui formaient le duché d*Aulriche.

Rodolplie, qui était né en 4218, Tannée même où l'extinction des Zaeliringen laissait vacante la première place dans la luuile Souabe, j)assa la majeure partie de sa vie à l'assurer aux siens. Landgrave de llaute-Alsace et comte de Habsbourg à vingt-deux ans par la mort de son père Albert lo Sage en Terre-Sain le, il fut, de longues années durant, aclivenionl môlé à toutes les guerres et à toutes les négociations de la haute Allemagne, pendant Tépoque troublée qui précéda et suivit la mort de Frédéric II, et réussit à augmenter sans cesse le nombre de ses domaines par achat, conquête ou succession, en même tcm{>s ({u'il affermissait son influence politique en qualité d'avoué et do protecteur de couvents, de villes, de contrées eiilicres. L'ac(iuisilion de l'héritage de la maison rivale de lv\ bourg, dont il prit possession en 12l)i, du droit de sa mère Iledwige et malgré un testament eu faveur de Téglise de Strasbourg, le mit hors de pair avec les antres seigneurs de la Suisse allemande, car les comtes de Kybourg, qui avaient ajouté les alleux helvétiens de la maison de Zaehringen à leurs propres possessions, exerçaient, tant du droit de leur comté qu'en leur qualité de landgraves du Thurgau, la haute autorité depuis le lac de Zurich jus(]u'au lac <le Constance; peut-être songeait-il à reconstituer à son profit le duché de Souabe, disparu avec le dernier des Uohenslaufen, lorsque son avènement au trùne lui ouvrit de toutes nouvelles perspectives (1273). Le choix des électeurs s'était fixé sur ce soldat de cinquante-cinq ans, vaillant et entendu, économe et habile, ferme et modéré à la fois, parce que tous ils sentaient la nécessité d'un chef énergique, et qu'ils avaient peur cependant d'un empereur trop puissant; T. I. 24

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or, si les capacités militaires et poliliijues ilu comte de llal)Sbourir ne pouvaient faire doute pour personne, le peu d'étendue de ses Etats, son rang peu élevé dans la hiérarchie du saint-empire leur paraissaient des garanties suffisantes pour leur souveraineté territoriale récemment conquise. Leurs calculs intéressés ne furent pas entièrement déçus : Rodolphe ne poursuivit pas les visées ambitieuses qui avaient perdu les Hohenstaufen, il renonça à aller chercluT à Rome la < ouronne impériale et ne se risqua pas h lutlcr avec l arislDcratic allemamlr au nom do la royauté des Ollon, d<'s Henri et des Frédéric; mais, en faisant passer par une politique habile renscmble des États autrichiens à sa famille (1282), il lui assura un rang prépondérant au milieu des maisons princiëres de Tempire, et jeta sur les rives du moyen Danube, au profit de sa petite dynastie rhénane, les fondements d*une des grandes monarchies européennes. L'Alsace et la Suisse avaient vu les modestes débuts de la famille des Habsbourg, c*est en Autriche qu'elle trouva une base territoriale plus solide; là, en en'ol, sur les frontières orientales de l'empire, s'était faite peu à peu une asi^'^loméralion de pays, nn\ ;ni futur d'un f;rand em[iire, dunl il nous faut, avant d'aller plus loin, retracer les destinées antérieures.

Par SOS premières origines, le marquisat, puis duché et archiduché d Autriche remonte à Tépoque carlovingienne, oii Ton trouve une marche avare, pannonienne ou bavaroise opposée aux incursions des barbares païens de l'Est. Désorganisée à la suite de la grande victoire des Hongrois en l'année 907, celte province frontii.'rc fut reconstituée du temps d'Olton le (irand, après la bataille du Lechfeld (Do')), sous les nouveaux noms de marche orienlale Osh/iurfî, jirovincia orienl(ilis) ou d'Autriche ' ( JrsirrrclrJt , pbuja australis), et ne tarda pas à devenir, j^ràce à la dynastie des Babenberg, le boulevard de la Germanie contre les Madgyars et Favantposte de la race tudesque parmi les populations slaves du Danube. Cette dynastie des Babenberg, qui a préparé les

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voies h colle des Habsbourg', était originaire de la Franconîe orientale, où les ruines de son chùteau d'origine, rAUeoburg, B'élèyenl jusqu'aujourd'hui au-dessus de Bamberg et du cours de la Rcgnitz. Fort puissante dès la fin du ix* siècle dans tout le bassin ^périeur du Mein, elle fut vaincue et dépouillée en disputant la suprématie dans les pays franconiens à la maison salienne qui doniinait dans la Franconie occidentale, et son chef, AdalluMl de Baltenljcrc-, eut la lèle trancliée j)ar le bourreau i^lKl'i] : niais, au Ixiul de doux cf«''nt''ralions, oUe se rolova do sa déchéance polilifjuo avec un pelit-fils d'Adalbert, Léopoid l'Illustre, qui, en 976 au plus tard, fut investi de la Marche orientale, et depuis lors jusqu'à son extinction, pendant deux siècles et demi, elle ne cessa d'étendre ses possessions et sa puissance, héréditaires en fait bien avant de Têtre en droit.

Le point de départ du marquisat d'Autriche fut FEnnsburg,

fondée dès les premières années du x* siècle par le margrave Liiiljiold, qui périt en 907 contre les Hongrois, à l'endroit où s'élève aujoiird'liui la vilh' d'F>iins, sur la rivièro du même nom. tout près do son confluont avec le Danulic. Dans le courant du x*" et du xi" siècle, la conquête et la colonisation germaniques descendirent le fleuve d'étape en étape, jusqu'à i'Ërlaf, jusqu'au Kahlenberg, jusqu'à la Leitha; des châteaux forts, des couvents, des villages, des villes murées furent fondés en grand nombre sur le Danube ou dans son voisinage immédiat, et la résidence des marquis s*avanca successivement à Poechiam, à Moetk, k Tulln, au Léopoldsberg, jusqu'à ce qu elle se lixAl enlin, au milieu du xn' siècle, au pied de cette dernière montai^ne, dans la ville de Vienne, qui avait pris la place do rantique \"in(lnli())in. La Marehe autrichienne enfonçait ainsi, le long du Danube moyen, comme un coin tudcsquc entre les populations slaves du nord et colles du sud, faisait face à la Hongrie sur la Leitha et sur la March, et méritait pleinement la qualification de boulevard de Tempire que lui donna le premier grand privilège impérial conféré à ses maîtres en 1058. Officiellement cependant

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l'Ostinark ii'i'lail pas un fief iinniédial et apparlenail au (luclié de Bavière : ses marquis étaient vassaux des ducs bavarois; ses colons, laïques et ecclésiastiques, nobles et roturiers, étaient en majeure partie de souche bavaroise, et les évêcbés et abbayes de la Bavière y étaient puissamment possessionnés; mais la dépendance réeUe n'avait jamais été que fort médiocre, et le lién féodal qui reliait les deux pays disparut complètement au milieu du xu* siècle, par suite de Tun des incidents de la lutte des Guelfes et des Gibelins.

Le mari-'cavo d'Autriche Léopohl le Pieux, (pie TEtrliso a canonisé en 1 5S7, s'était allié à la famille (h^s ll(dienslanfen en épousant, en llor», la veuve du duc de S(Miabe Frédéric, Agnès de FraiicMiiir, hi lille de l'empereur Henri IV; «juand Conrad 111 enleva aux Welfs le duché de Bavière, il en investit (1139) son frère utérin le marquis Léopold le Libéral, auquel succéda en Autriche et en Bavière son frère cadet Henri Jasomirgott, celui-là même qui établit définitivement la capitale de r Autriche à Vienne, et commença à y bâtir Téglise de Saint-Élienne; en 4154, cependant, Frédéric I*' Barberousse, pour sceller la réconciliation des Ilohenstaufen et des Welfs, restitua la Bavière à ses anciens possesseurs, malij^ré les ])rotestalions du mari^rave autricliien; seulement, à deux années de là, en échange d'une renonciation en bonne et due forme, il lui accorda, par l'arrangement de Hatisbonne 1 l'iri), des dédommagements notables : TAutriche, augmentée de la majeure partie du pays compris entre TEnns et Tlnn, fut soustraite à la suzeraineté bavaroise et érigée en duché particulier; de plus, un privilège impérial, connu sous le nom du privUegium minus de Tannée 1156, la déclara héréditaire pour les femmes aussi, en cas d'extinction de la souche mâle des Balienherg". Les eoncessions de l'empereur auraient même été heaucoup ])lus loin encore, à en croire les prétentions postérieures de la chancellerie viennoise : il aurait accordé au nouveau duc et à ses successeurs la liberté de paraître en diète ou de s'en abstenir, Tassurance de la protection de lempire sans la charge de contribuer à ses

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dépcoscs, rexeiiiplioii de la juriiiicliou des Uibuuaux impériaux, le droit d'élro investis sur leurs propres lerres, on un mot une position tout à fait cxccptionnclie et privilégiée; mais Tacte sur lequel elles s'appuient, le fameux privilegium majm de Tannée 1156, est probablement, sous sa forme authentique, un faux du xiv* siècle, quoique les tentatives des ducs d*Autriche de s*isoler du reste de Tcmpirc remontent |jeaucou|> plus haut.

Au nouveau duclit'' (TAutriclio, le fils de Henri Jasomirirolt, Léopold V le \ ei liieiix, ajouta avant la lin du xn" siècle un autre duché de création récente, celui de Styrie, qui devait dorénavant en partager les destinées. La Slyrie, qui comprend les pays alpestres au sud do TAutriche, remonte par ses premières origines à un marquisat érigé à la fin du X* siècle contre les Hongrois, lequel reçut son nom territorial du château de Steyr ou Styrebui*g, b&ti au confluent de la Sleier et do TEnns, à peu de distance par conséquent de rKnnsljur-i, et sa dynastie féodale dans la personne des coniles du Traungau, issus probahlement des ducs luitpoldiens de Haviére Agrandie eontinuellenient aux dépens de la Carintliie, la Styrie avait (ini par s'étendre depuis la basse Enns et la haute Leitim jusqu'à la moyenne Save, avec la Mur comme artère centrale; en môme temps les villes allemandes de Steier sur TEnns, do Gratz sur la Mur, de Marburg et de Pettau sur la Drave, de Gilli dans le bassin de la Save, pour oe nommer que les plus importantes, avaient, de concert avec la noblesse et le clergé immigrés, commencé à germaniser le [)ays, (jui peu à peu a perdu en grande partie sa nationalité slave. En 1180, lors des remani«'nients territoriaux (jui suivirent la cliute de liniri le Lion, Frédi''ric I" liarherousse rériizea en duché en faveur du inanjuis Ottocar VI; mais ce prince n'avait pas d'eufanls; avec rassentiment de ses Etats provinciaux, il institua comme héritier testamentaire (1180) le duc d'Autriche,, dont il avait épousé la fille, et après sa mort, arrivée en 1192, Léopold V, qui revenait de la Terre Sainte, reçut à Worms, des mains de Henri YI, Tinvestiture

LA MONARCHIE AUTRICHIENNE

(lu nouveau duclu'. Pour mieux le lenir en respect, il coustruisil inaniédialenu nt sur sa fronliJ're tlu nord-csl, dans le voisinage de la L<>itlia, la ville de ^Jeusladt, surnommée depuis, comme prix de son al lâchement à ses maîtres autrichiens, Neustadt-la-toujours-iidèle.

Enfin, les deux derniers princes autrichiens de la maison de Babenberg, Léopold VI le Glorieux et Frédéric II le Belliqueux, en dehors de certaines acquisitions secondaires, faites dans la eirrouseripliou de leurs deux duchés par héritage nu j)ar achat, eouuucncèreul à prendre pied dans uiu' troisirnie {tr^vinee voisine, la ('arniule, dont ils ne tardèrent pas à devenir les plus puissants, sinon les seuls seigneurs. La Carniolo, Krain^ Krajina, ce qui en slave signifie marche, correspond au bassin supérieur de la Save, et avait anciennement pour capitale Krainburg, qui, depuis la domination habsbourgeoise, a dû céder la première place à Laibach ou Ljubijana, situé plus bas dans la vallée. Comme la majeure parlie de la Styrie, elle avait été comprise autrefois dans la Carinlhie; puis, elle aussi, elle avait formé une marche particulière, à laijuello sa populaliun, slave d'origine comme celle de toute la région des Alpes oriciilalcs, et, de plus, restée en majeure parlie fidèle jus(|u'à nos jours à sa nationalité, a valu, à côté de sa dénomination usuelle, son autre nom de Marche wiude. Disputé entre les patriarches d'Aqui- . lée, les évèques de Frisingue, la maison d'Andcchs-Méranie et les ducs sponheimicns de Carinlhie, ce pays de montagnes, voisin do TAdriatique, était de nature à tenter l'ambition des ducs d'Autriche; ils y acquirent les possessions de réglise de Frisingue, les étendirent de tout côté, avancèrent même leur dominai mu jusiju'à Pordenone en Frioul, et f)btinrent, en 123^, de FiMupcreur Frédéric II, une inféodatioii, qui leur permit d'ajouler à leurs autres litres celui de seigneurs de la Carniole et de la Marche wimle.

Par suite de ces difîérenles réunions, Frédéric le Belliqueux, le dernier m&le de la souche de Léopold riUustre, se trouva assez puissant pour poursuivre un rang supérieur à celui de

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duc. Victorieux on niaiiiles rencontres avec les Hontirois, v avec les Bohéniions, avec ses vassaux rebelles, il avait tenu téle à Tempcreur Frédéric II aussi, qui avait été forcé de lui restituer tous ses Etals, après en avoir pris momentanément possession et avoir déclaré Vienne ville impériale (1236); il profita du désir de son suzerain d^ètre institué son héritier, pour en obtenir la promesse ou même la collation effective du litre royal, fixé sur TAutriche et la Styrie (i245). Mais il ne jouit puèrc de son élévation en dignité, si tant est qu'elle ait été ofliciellcnient consonimée : quelques mois plus tard, le l'i juin 4240, il toniliail à la bataille de la Leitlia, Airé de trente-cinq ans soulemenL, après avoir encore une fois mis en fuite les Ilomrrois.

Frédéric le Belliqueux était, nous Pavons dit, le dernier Babeuberg màle ; de plus, il n'avait pas de filles, et nul testament ne disposait de ses États; sa riche succession, duché d'Autriche, duché de Styrie, seigneurie de Camiole, que déjà on commençait à appeler également un duché, devait naturellement devenir le point de mire d'une foule de prétentions diverses. Tout d'abord, l'empereur Frédéric 11 lit prendre possession de rhéritai:e vacant, dans la capitale autrichienne Vienne, une sciMjnde fois proclamée ville impéi ialc : mais les ducs de Bavière, les rois de Hongrie et de Bohème se préparèrent aussitôt à le lui disputer, et en même temps les parentes du feu duc invoquèrent le droit d'hérédité féminine, juridiquement incontestable. Parmi elles, c'était sa nièce Gertrude, la fille de son frère aîné Henri Tlmpie, qui paraissait avoir le droit le plus proche; mais ses deux maris, Uladislas de Bohème, le fils aîné du roi Wenceslas III, et le margrave de Bade Ilerniann VI. auxquels elle apporta successivement le titre de duc d'Audichr, moururent coup sur coup (12i". 12.'j0), et son lils, Frédéric de Bade, qui. dixhuit ans plus tard, devait partager Téchafaud de Conradin de Uulicustaufen, venait à peine de naître au moment de la mort de son père. D'autre part, le marquis de Misnie, Henri l'Illustre, qui avait épousé une des sceurs de Frédéric le

Là monàucuie autrichienne.

I5o]li(|iieiix , Conslanre, el qu'appolait une partie de la ii(>l)lesso aulrirliioniir, «'lail I)i<'n loin; la seule survivante des Sd'urs, Marijucritc. veuve du roi «les Roinaius Henri (VII), le fils de l'empereur Frédérie II, n'avail ni mari ni (ils [)our faire valoir ses prétenlions; et voilà comment, au milieu de Tanarchie universelle qui avait suivi la mort de Tompereur (1250), ce furent les voisins les plus puissants, les Bohémiens, qui remportèrent. Le second fils et héritier présomptif du roi Wenceslas III, Ottocar Przmysl, reçut à Vienne les serments des seigneurs autrichiens (1252), obligea, en 4260, le roi de Honsrrie h évacuer la Slyrie dont il s'était emparé, el se fit donner, en 121)2, par le rni Ridiaid de < ".ninouailles, des lettres d'iiivesl ilure pour l'An Iriclie . la Stvi-ie et la ('arniole aulricliieiHie. Pour colorer son usurpaticju, il avait consenti d'abord (1252) à épouser la vieille Marguerite, qui avait vingt-cinq ans de plus que lui; mais, une fois afTcrmî dans ses nouveaux Étals, il la répudia (1261); l'héritage des Babenberg n'était plus dorénavant qu'une annexe de la couronne de Bohème, à laquelle il avait succédé, comme Ottocar II, en 1253.

('et liéritaire, il l'aui^nienla encnre en 121)!), au moven du duclié de Carinlhie et du re^le de la Caniiole (tu Marche wintle. La Carinlhie, qui doit son nom à rancienne [mpulation celtique des Carnes, avait élé occupée après eux par les Slaves windcs; puis, conquise par les Bavarois, elle était devenue une des marches de la Germanie carlovingienne, et avait commencé & être peu à peu germanisée. Jusqu*en 976, elle avait compté avec le duché de Bavière; mais, en cette année, Olton II, pour punir son cousin rebelle, le duc bavarois Henri II, Tavait érigée en un duché particulier, qui, nininenlant'inent accru fies marches (rA<pn'Iée et de Vérone, sur le versant méridional des Al|>es, n'avait pas tardé à les re[>erdre, en même ten)ps (ju'il était réduit au levant par la création et les progrès des marches particulières de Styrie et de Carniole; il se trouva de la sorte restreint à ses limites

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