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GRAND ORIENT DE FRANCE

SUPRÊME CONSEIL POUR LA FRANCE ET LES POSSESSIONS FRANÇAISES

Le Grand Maître de l’Ordre à tous les Ateliers dissidents et à tous les Maçons;

Très Chers Frères,

Depuis de trop longues années, un schisme regrettable désole la Maçonnerie française et la frappe d’impuissance.

Il n’est pas un Maçon sérieux qui ne déplore un pareil état de choses, qui ne fasse des vœux pour le voir cesser.

Ces vœux ont été stériles jusqu’à ce jour. Une volonté Souveraine veut aujourd’hui que la'Maçonnerie française soit une!

Un acte de haute et publique sympathie, le premier dont la Maçonnerie ait été honorée, m’a confié la direction de l’universalité des rites en France.

Je tiens à constater de nouveau ce fait, afin que personne ne puisse en dénaturer la portée, ni se méprendre sur ses conséquences que j’ai pour devoir de poursuivre et de réaliser.

L’unité seule, l’unité dans la direction, dans le dogme, dans Renseignement, peut permettre à la Maçonnerie de poursuivre avec succès, avec éclat, son programme et de conquérir, par la réalisation de bienfaits, l’estime et la considération du monde profane.

H) Afin de donner plus de poids à sa Circulaire, le maréchal Magnan en avait signé Ions les exemplaires propria manu.

!Æ SUPREME CONSEIL DE FRANCE

Je 11 aurai pas le regret, je l y espère, pour arriver au but que je me propose, d’employer des moyens qui répugnent à mon cœur de Grand Maître et de Maçon. La Maçonnerie française est trop éclairée pour que j’aie besoin de lui parler un autre langage que celui de la persuasion; j’appelle à moi tous les hommes de bonne volonté; mon appel sera entendu de tous, j’en ai la ferme confiance.

Frères placés sous l’Obédience d’une puissance dissidente quelconque, je m’adresse particulièrement à vous. Si l’amour de la Maçonnerie vous anime, si vous n’avez réellement en vue que la gloire et la prospérité de l’Ordre, si vous n’avez en vue que le bien, si vous êtes des Francs-Maçons enfin, vous me répondrez en venant vous grouper autour de moi.

Vénérables et Présidents d’Ateliers de Yex-Suprême Conseil (1), ne vous méprenez point sur l’étendue de mes pouvoirs; c’est de moi, c’est du Grand Orient de France que vous relevez. Réunissez vos Frères, prenez une décision, faites la moi connaître; je suis convaincu qu’elle sera exempte de passions et qu’elle n’aura d’autre mobile que la raison, la gloire et la splendeur de l’Ordre.

Frères de l’Orient de Paris, c’est à vous qu’ii appartient de donner l’exemple dans cette oeuvre d’union et de force. Mieux que tous autres,, vous avez pu sentir les inconvénients de l’antagonisme en Maçonnerie. C’est surtout sur vous que je compte et que je m’appuie pour réaliser l’unité maçonnique. Nos Temples vous sont ouverts, vous y serez accueillis avec tous les égards qui vont sont dus. N’hésitez plus, formulez vos adhésions, adressez-les avec confiance. Si des raisons, si des questions pratiques demandent une entente préalable avec l’Administration, vous trouverez au Grand Orient un Grand Maître toujours empressé de vous entendre et de vous répondre.

Le 8 juin de cette année doit ouvrir pour la Maçonnerie française une ère nouvelle. Que j’aie le bonheur de voir à cette époque tous les Aieliers réunis autour de moi!

Recevez, Très Chers Frères, l’assurance de ma haute et affectueuse considération.

Le Maréchal de France,

Grand Maître de l’Ordre Maçonnique.

Magnan

Par le Grand Maitrc :

Le Grand Maître adjoint de l'Ordre

Heullant

Or.*, de Paris, ce 30 avril 1862 (E.\ V.*.).

Vienne! riposte par la même tactique. Lui aussi s’adresse aux ateliers écossais, et c’est un véritable cours d’histoire maçonnique qu’il leur envoie. Mais désireux de justifier de son bon droit, il le fait parvenir également à toutes les Puissances maçonniques confédérées, à leurs Excellences les Ministres de l’Intérieur et de la Justice, et... à Sa Majesté l’Empereur.

(1) Les mots soulignés le sont par nous.

LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ

REPONSE DU T.*. ILL.\ F.-. VIENNET GRAND COMMANDEUR DU SUPREME CONSEIL A LA CIRCULAIRE PRECEDENTE.

« C’est avec un profond regret que je me vois forcé d’entretenir le public d’une querelle qui l’intéresse fort peu, et de divulguer les dissentiments qui ont éclaté entre deux institutions maçonniques, malgré le silence que nos statuts nous commandent et qui avait été, jusqu’ici, la sauvegarde de notre indépendance. Mais nous sommes en butte aux persécutions d’un homme puissant, qui, s’appuyant sur un décret impérial mal interprété, veut établir son autorité de Grand-Maître du Grand-Orient de France sur un Rite maçonnique dont ce décret ne fait aucune mention: et l’intérêt, le salut du Rite Ecossais nous font un devoir d’éclairer l’Empereur, S. Ex. le Ministre de l’intérieur et l’opinion publique sur la nature d’un débat que nous n’avons point provoqué et sur l’iniquité des persécutions dont nous sommes l’objet.

Que dirait la France si un archevêque de Paris, dès le lendemain de son installation, signifiait aux ministres protestants et aux rabbins d’avoir à fermer leurs temples et d’assister aux offices de Notre- Dame? Eh bien! c’est ce qu’a fait le maréchal Magnan, dès son intronisation comme Grand-Maître du Grand-Orient de France, à l’égard du Grand-Maître et du Suprême Conseil de la Maçonnerie écossaise. Déclarons bien vite que les deux termes de comparaison sont loin d’avoir la même importance. J’espère qu’on ne nous prêtera point l’intention ridicule d’assimiler une institution de charité fraternelle à la religion de notre pays. Mais il n’est pas d’établissement qui n’ait son importance relative; et le résumé historique des deux Maçonneries portera, je l’espère, dans tous les esprits, la conviction de la justice de notre cause.

(Ici suit un historique des débuts de l’Ordre maçonnique, qui, ne concernant pas spécialement les relations du Grand Orient et du Rite Ecossais, n’a pas à être rappelé ici.)

« Le Grand-Orient fut alarmé de la résurrection de la Grande-Loge écossaise. Les noms illustres qui figuraient sur le tableau de cette Loge effrayèrent son audace, et il demanda à négocier. Les deux corps se réunirent chez le maréchal Kellermann, et, sous les auspices de ce vieux guerrier, ils signèrent un concordat en vertu duquel ils s’unirent encore une fois, sans abandonner leur bannière respective. Le Grand-Orient se réduisit à l’administration des grades inférieurs jusqu’à celui de Rose-Croix, et le Suprême Conseil du Rite écossais se borna à la collation et à l’administration des hauts grades, depuis le dix-neuvième jusqu’au trente-troisième.

En récompense de leurs signatures, quatre Maçons du Grand-Orient reçurent le plus haut de ces grades de l’autorité du Suprême Conseil. Quarante autres furent décorés de divers grades intermédiaires; et tous ces dignitaires prêtèrent serment d’obéissance au Suprême Conseil, dans les mains du comte de Grasse. Celui-ci et M. Roëttier de

LE SUPRÊME CONSEIL DE FRANCE

Montaleau furent installés comme représentants d’un Grand-Maître qui n’était pas encore élu, l’un pour le Rite ancien, l’autre pour le Rite français, et l’on devait espérer l’accord parfait des deux Puissances. Ce n’était pas le but des meneurs du Grand-Orient. A peine en possession des grades, dont ils ne pensaient pas alors à s’attribuer la collation, ces dignitaires ne songèrent qu’à l’anéantissement de la Puissance qui les leur avait conférés. Des infractions sans nombre attestèrent, de la part du Grand-Orient, le mépris de ce concordat qu’il avait sollicité. La plus remarquable de ces infractions était la création d’un grand directoire des Rites pris exclusivement dans son sein et destiné ouvertement à remplacer le Suprême Conseil dans ses attributions. Celui-ci s’indigna de tant d’ingratitude. Quatre-vingt-un membres de la Grande Loge écossaise, parmi lesquels figuraient les plus grandes illustrations de l’époque, s’assemblèrent encore chez le maréchal Kellermann, et, le 6 septembre 1805, ils déclarèrent que si, au 15 du même mois, le traité n’était pas exécuté dans son entier, il serait regardé comme non avenu. Il s’ensuivit de nouvelles conférences, pendant lesquelles éclata, de plus en plus, l’esprit du Grand- Orient. Il fit des conditions que le Suprême Conseil ne pouvait accepter; et, après quelques assemblées insignifiantes, le Rite écossais, rentrant dans la plénitude de son indépendance, rompit avec une puissance rivale qui se jouait de ses serments.

C’est dans ce même temps que l’Empereur donna un Grand-Maître à la Maçonnerie dans la personne du Roi Joseph; mais ce prince ne parut jamais dans les réunions «naçonniques, il était trop occupé de son royaume de Naples et de l’expectative de la couronne d’Espagne pour se mêler de la Maçonnerie et de ses querelles. Le prince Cambacérès, archichancelier de l’Empire, fut proclamé et installé comme •premier Maître adjoint. Tous les Rites le reconnurent et l’adoptèrent, et on revit alors ce qui s’était passé à l’avènement du duc de Chartres, c’est-à-dire un Grand-Maître qui présidait tout sans rien pacifier, qui se faisait installer comme Grand-Maître ou comme Vénérable d’Honneur dans les grandes ou les petites Loges des deux Rites, et de deux ou trois autres fractions de la Maçonnerie. Cela dure ainsi pendant tout l’Empire; personne ne bouge, ne songe à empiéter sur les droits de son voisin: la main de fer pèse sur tout le monde. Mais, dès le lendemain de la Restauration, le Grand-Orient, toujours prêt à s’incliner devant le soleil levant, casse brutalement le Grand-Maître Cambacérès et tous les dignitaires de l’Empire, proclame la vacance des offices qu’ils ont occupés, et, dressant le tableau de ses membres, il y inscrit tous les illustres que la Restauration a respectés. .

Ceux d’entre eux qui appartenaient au Suprême Conseil s’étonnèrent de cette confusion; les comtes de Valence, de Ségur, de Lacépède, le président Muraire, le sénateur Clément de Ris, le général Desfourneaux, l’intendant général de Joinville, les barons de Tinan et Freteau de Penv, et une foule d’autres, répudiant à l’instant le prétendu honneur que leur faisait^ le Grand- Orient, déclarèrent qu’ils restaient attachés au Suprême Conseil, Que fait alors le Grand-Orient de France? Le 18 juin 1814, démentant tout son passé, il annonce qu’zZ reprend Vexercice de tous les droits qui lui appartiennent sur tous les Rites. Mais à quelle époque a-t-il

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joui de ce qu’il prétend reprendre? Est-ce au moment où le maître à danser (1) et ses compagnons ne veulent admettre que les trois premiers grades symboliques? Est-ce à l’époque du concordat, quand ses membres sollicitent du Suprême Conseil les hauts grades du Rite écossais comme la récompense de leur adhésion? Pourquoi les ont-ils demandés aux officiers de ce Rite, s’ils avaient le droit de se les donner eux-mêmes? Mais le Suprême Conseil n’avait aucun moyen de s’opposer à cette usurpation. La puissance civile ne s’occupait pas des querelles maçonniques. Le Grand-Orient disposa impunément, et par le seul droit de l’audace, des hauts grades de la Maçonnerie écossaise. Le Suprême Conseil avait beau compter dans ses rangs le comte de Grasse, le général de Fernig, les ducs de Saint-Aignan, de Reggio, de Guiche, de Grammont, le prince d’Arenberg, les comtes Belliard, Guilleminot, de Castellane, Decazes, de Lagrange, les barons Durrieu et de Joinville, Paul, prince de Wurtemberg; ces hommes honorables se refusaient à invoquer l’autorité royale pour réprimer les empiètements d’une puissance purement maçonnique.

Le prince Cambacérès ayant enfin donné sa démission en 1821, ils se choisirent pour Grand-Maître le Général comte de Valence, le vainqueur de Namur, l’un des plus glorieux vétérans de la République et de l’Empire. Après lui vint le comte Muraire, l’illustre président de la Cour de cassation, le duc de Choiseul, le comte de Ségur et le duc Decazes. Ces grands noms imposaient, le Grand-Orient n’osait point les braver, mais cette puissante rivalité fatiguait son orgueil; et, sans abandonner la pensée d’une absorption, il demanda encore une fois à traiter avec le Suprême Conseil dont l’existence le gênait. Le duc de Choiseul accepta la négociation, et nomma pour ses plénipotentiaires le duc Decazes, le général de Fernig, MM. Guiffrey, Philippe Dupin et moi. Après quelques pourparlers, je fus chargé de rédiger, de concert avec le Frère Bouilly, représentant du Grand-Maître du Grand-Orient de France, le plan du traité d’union. L’amitié qui nous liait depuis longtemps l’un à l’autre rendit cette tâche facile, et nous en revînmes naturellement au concordat de 1804, à l’indépendance des deux Rites, à l’administration des grades inférieurs par le Grand-Orient, à la collation des hauts grades par le Suprême Conseil. Les deux caisses étaient confondues, mais les bordereaux et les mandats étaient signés et contrôlés par les deux administrations, chacune dans la limite de ses attributions. Les meneurs du Grand- Orient ne voulurent point d’un arrangement qui ne nous absorbait point; il en yint à nous offrir de nous admettre en masse parmi ses Grands-Officiers, de prendre le duc Decazes pour Grand-Maître. Il manquait d’illustrations, il désirait s’emparer de celles que nous avions, mais aucun de nous ne voulut sacrifier à son intérêt personnel l’existence de la vieille Maçonnerie, dont nous étions les représentants et les héritiers uniques; car, si le Grand-Orient ne nous eût pas reconnus

(1) Allusion au F.*. Lacorne, substitut particulier du Grand Maître, qui était maître à danser -et dont on trouve le nom parmi les signatures de la patente Morin. On lui a fait souvent grief de sa profession. C’est là une critique de mauvais aloi, •car il resterait à démontrer si cette profession l’empêcha de remplir convenable anent ses devoirs maçonniques.

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pour tels, il ne nous aurait point fatigués de ses négociations. Celle-ci n’aboutit à rien; mais il faut le dire à l’honneur du Grand-Orient et de MM. Bouilly et Desanlis, ses commissaires, la délibération qui suivit leur rapport fut empreinte du véritable esprit maçonnique. Le 6 novembre 1841, le Grand-Orient, tout en regrettant de n’avoir pu arriver à un rapprochement entre les deux Rites, n’en décida pas moins que les Maçons de son obédience restaient libres de visiter les Loges du Suprême Conseil et de recevoir dans leurs Ateliers les Maçons écossais. C’était là de la fraternité véritable; c’était ainsi qu’il nous convenait à tous de nous maintenir dans cette réciprocité d’affection et de tolérance, sans ambition et sans jalousie de secte; c’était conforme à l’esprit du siècle, à la liberté de conscience; c’est ainsi enfin, que nous espérions vivre avec nos Frères du Grand-Orient. Celui-ci ne fit plus qu’une autre tentative d’union. Le prince Murat en fut chargé, et pria notre Grand-Maître duc Decazes de lui accorder une entrevue. M. le duc était alors fort malade, et nous tremblions à chaque instant de le perdre. Il m’avait choisi pour son lieutenant et son successeur; il me pria de me rendre chez le prince. La conférence dura deux heures. Je fut touché de l’affabilité, du bon vouloir de Son Altesse; mais je lui fis aisément comprendre que tous ces essais d’union ne tendaient qu’à l’annulation du Suprême Conseil; il en convint en riant, et il eut la bonté de regarder comme une compensation d’une négociation avortée le plaisir qu’il avait eu, disait-il, de faire ma connaissance.

C’est ainsi qu’après une lutte de quatre-vingt-dix ans, nous sommes arrivés à la crise actuelle. On sait qu’à propos de la réélection d’un Grand-Maître du Grand-Orient, une rivalité fâcheuse éclata entre deux princes de la maison impériale. Ces troubles alarmèrent l’autorité, et la Maçonnerie tout entière se vit brusquement enveloppée dans la mesure qui frappait la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Nous n’étions pour rien dans les discordes du Grands-Orient, nous poursuivions en paix le cours de nos travaux, et dans une ombre si épaisse, que notre existence n’était pas même soupçonnée de ceux qui la mettaient en péril. Nous manifestâmes notre surprise et nos alarmes, et nous fûmes bientôt convaincus qu’on n’avait nullement songé au RPe écossais, mais qu’il était en même temps fort difficile de l’excepter nominativement d’une mesure générale. Les loges écossaises s’empressèrent de demander aux Préfets l’autorisation de s’assembler. J’écrivis moi-même à S. E. le Ministre de l’Intérieur pour me conformer à sa circulaire du 16 octobre. La fête de la Saint-Jean d’hiver était survenue, nous nous disposâmes à la célébrer, et, comme tous les ans, je prévins M. le Préfet de police de cette réunion. La réponse, qui nous arrivait ordinairement le lendemain, se fit beaucoup attendre. Je devinai ce qu’il en était. J’obtins une audience de M. Boitelle; il me révéla que le gouvernement avait décidé de laisser aller le Rite écossais tant que je serais de ce monde, et qu’après moi on aviserait. «Faites les morts tout en banquetant, ajouta-t-il, je ne vous impose rien, si ce n’est de n’embaucher ni accepter aucune Loge du Grand-Orient. » Cet engagement était d’autant plus facile à prendre, que le Suprême Conseil s’en était fait une règle invariable. J’observai cependant que si ie faisais le mort, tout en promettant de l’être le plus tard possible, nos

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soixante Loges de province pourraient en souffrir, et que les Préfets se croiraient peut-être autorisés à ne tolérer que celles du Grand- Orient. « Cela me regarde », me répondit M. Boitelle, et je me retirai pénétré de reconnaissance pour l’aimable accueil qu’il venait de me faire.

Cependant les journaux s’étaient emparés de ces événements. La Maçonnerie était devenue l’objet de plusieurs articles contradictoires. La confusion qu’on en avait faite avec une association catholique venait de soulever le clergé. Les vieilles haines se réveillaient, les mêmes calomnies se faisaient entendre, il m’était impossible de ne pas faire mention de tous ces incidents dans l’allocution par laquelle j’ouvrais tous les ans la grande fête de l’Ordre. Cette fête eut lieu le 28 décembre 1861, et, en prenant la direction des travaux, je prononçai les paroles suivants:

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