‹ Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne, précédee d'une description de cette provinceChapitre 10 sur 52 · LE DOUBS · texte numérisé non relu

LE DOUBS

tabk*aii s^ déroulera à sos pieds. Avant le moment où le soleil va paraître à nk>rtioii, les brouillards, amoncelés pendant la nuit au sommet et sur les faars des monts, s'étendent en ondes légères dans la plaine immense qui sépare le MuatHrih* de la chaîne des Alpes, et la couvre d*un réseau de gaze bleuâtre iloni les ondulations lenles et gracieuses feraient penser à un s|>ectateur non prèreon qu*il domine réellement un vaste lac dont la surface, mollement agitée par le» vents du matin, est environnée de glaciers et de montagnes couronnées «W k>rèts. G'pendant le cuA est pur, et le soleil dans toute sa splendeur s'élève rkiieax et verse des flots de lumière sur toute la contrée; mais tout change de f*-e à Taspect de cet astre : les brouillards s'élèvent, fuient vers le sud-ouest •^ longues colonnes transparentes et découvrent successivement les diverses parties du superbe amphithéâtre qu'ils déroliaient aux yeux du voyageur. Quel ■ngnifique spectacle se présente alors devant lui ! tout est grand, tout est Mdfbaie; il semble que la nature multiplie ses miracles pour proclamer la pvttMttce do Créateur. Il voit à ses pie<ls le canton de Yaud, ses riches cul* iurt%^ ses villes industrieuses et ses lacs bordés d'habitations et de verdure; pl«ft loûi« b vue, en se prolongeant vers les Alpes, distingue les vieux cantons de cefie franche Helvétie qui fut toujours l'alliée de la France, et il admire mir rhalne de glaciers qui liornent l'horizon. Ses n'gards, en se tournant vers le sad-ooest et vers l'ouest, découvrent (Us contrées non moins riches de lieaotés naturelles et de souvenirs historiques; car ils embrassent l'ensemble «kl darbé et du comté de Bourgogne, et, en voyant la paix qui règne actiielle- «esi fians ces vallons, il se refKirte aux temps historiques pendimt lesquels rf« belles provinces furent si souvent ensanglantées par les guerres. Le clocher deFéiHise de D6le qui se dessine sur l'immense étendue d(*s deux Bourgognes rappelle mu voyageur que ce monument était debout en 1636, lors du siège ■Mmorable que cette ville soutint avec un si brillant succès contre une armée fruiçaise commandée par le père du grand (kindé. (^es tableaux, si brillants aprf% l'aarore, se présentent avec de nouveaux charmes au soleil couchant; Ifs ronleors des divers sites sont plus animées, les glaciers paraissent d'or, et y% brs rétk'*chisseut l(*s nuages pourprés du soir avec une vivacité de teinte floBt l'aspect est enchanteur '. »

Quand Pellisson, émerveillé de la ricliesse du sol franc-comtois, écrivait dans nos ilutoire de Louis XIV : « l'ne agrt'alile vari('*té de plaines, de collines, de talions, de prairies, de terres cullivtVs, de rivières, de fontaines et d'étangs rmd la Franche*Cx>mté délicieuse, et la même divi^rsité se trouve en ce qu'elle porte, cur U n'jf a rû^i de nécessaire à la vie, dont elle ne soit fertile, • Pellisson <iMait vrai : en effet, sur cette terre fortuniV, que le climat rend propre à tous le% genres de culture, la nature s'(*st plu à n'^pandre ses biens et ses fruits les plat prt*cieux. Kt la Franche-Comté ir<*st pas riche seulement sous le rapport agrirok* : h*s miui*s et les minières de fer de ses trois déprtements sont, |x>«r atnû dire, innombrabl(*s; les miiu^rais <le plomb, de zinc, <le cuivre, de man*

* Jmmumiff eu dépofîewmnt du tkmbê p<mr l'année IS38: pifêt Itia-ITO.

â8 DESCRIPTION DE LA FRANCHE -COMTÉ.

ccur, des populations religieuses sans exaltation, une Toi sans fanatisme et tendant à déraciner du sol ce qui y reste encore de vieux préjugés. Cependant on n*y e.st pas religieux partout au même degré et dans le même esprit; il y a des nuances tranchées : le Comtois de la montagne par exemple, moins en rapport avec la société, plus isolé par son genre de vie, est d'une piété vraie, entière, quelquefois trop rigide; le Comtois de la plaine, plus rapproché en quelque sorte du foyer des lumières, plus en contact avec la civilisation, a moins de ferveur que de tolérance. VA la dilïérence qui existe entre eux sous ce rapport se retrouve dans les opinions politiques : celles de la plaine se distinguent par une grande modération; celles de la montagne sont libérales jusqu'au radicalisme. Les Franc-Comtois ont pour leur terre natale tin attachement qui ne s'efïace jamais : leur imagination voyageuse les pousse volontiers à passer leur jeunesse dans des (montrées lointaines; mais il faut qu'ils viennent finir leurs jours dans leurs montagnes, et ils meurent avec l'idée que nul pays au monde n'est plus beau que le leur.

ARMES DES VILLES

Les sept couleurs du blason ou art des armoiries, sont : Tor, l'argent, l'azur, le pourpre, le gueules ou couleur rouge, le sinople ou coulinir verte, le sable ou couleur noire. L'or signifiait foi, force, richesse, constance; l'argent, esjfé^ rance, pureté, charité , innocence ; Ysizur, justice, loyauté, beauté, réputation; le pourpre, tejnpérance, abondance, libéralité, dignité; le gueules, charité, vaillance, yénérosité, hardiesse; le sinople, amour, jouissance, beauté, jeunesse; et le siible, prudence, constance an malheur, douleur, humilité,

LuxEuiL portait de gueules au soleil d'or. (Lorscjue, dans la jjremière moitié du seizième siècle, cette ville passa, avec son territoire, sous la domination des comtes souverains de Bourgogne, on ajouta dans ses armes un lion nais* sant d'or, billeté.)

Faucocney : (For à trois bandes de gueules. (Ix)uis XVIII remplaça ces armoiries par les suivantes : de gueules au lion naissant d'or; coupé d'argent, à un faucon de gueules tenant entre ses serres une perdrix du même.)

LuRE : d'azur au soleil d'or; avec celte devise : U^diquè nos tuere.

IlÉRicocRT : de gueules à la potence de sable, au chef d'azur chargé d'ufie potence d'argent. (Dans une vieille chronique du seizième siècle, les armes de la ville d'Héricourl se trouvent ainsi disposées : (Fargent à la potence de gueules, au chef de gueules chargé d'une balance d'or,)

Arbois' portait : d'azur à un pélican d'argent, becquetant sa poitrine mr ses petits, aussi d'argent, posés sur un nid d'or; avec la devise : Atusi Dieu au>b Arbois.

â8 DESCRIPTION DE LA FRANCHE -COMTÉ.

ceur, des populations religieuses sans exaltation, une foi sans fanatisme et tendant à déraciner du sol ce qui y reste encore de vieux préjugés. Cependant on n*y est pas religieux partout au même degré et dans le même esprit; il y a des nuances tranchées : le Comtois de la montagne par exemple, moins en rapport avec la société, plus isolé par son genre de vie, est d'une piété vraie, entière, quelquefois trop rigide; le Comtois de la plaine, plus rapproché en quelque sorte du foyer des lumières, plus en contact avec la civilisation, a moins de ferveur que de tolérance. Et la ditt'énînce qui existe entre eux sous ce rapport se retrouve dans les opinions politiques : celles de la plaine se distinguent par une grande modération ; celles de la montagne sont libérales jusqu'au radicalisme. Les Franc-Comtois ont pour leur terre natale un attachement qui ne s'elïace jamais : leur imagination voyageuse les pousse volontiers à passer leur jeunesse dans des contrées lointaines; mais il faut qu'ils viennent finir leurs jours dans leurs montagnes, et ils meurent avec l'idée que nul pays au monde n'est plus beau que le leur.

ARMES DES VILLES

Les sept couleurs du blason ou arl des armoiries, sont : Tor, l'argent, l'azur, le pourpre, le gueules ou couleur rouge, le sinople ou (-ouleur verte, le sable ou couleur noire. L'or sigiiiflait foi, force, richesse, constance; l'argent, espé-rance, pureté, charité, innocence; V azur, justice, loyatité, beauté, réputation; le pourpre, tempérance, abondance, libéralité, dignité; le gueules, charité^ vaillance, générosité, hardiesse; le sinople, amour, jouissance, beauté, jeunesse; et le sable, prudence, constance au malheur, douleur, humilité,

LuxEuiL portait de gueules au soleil d'or, (Lorsque, dans la première moiUé du seizième siècle, cette ville passa, avec son territoire, sous la domination des comtes souverains de Bourgogne, on ajouta dans ses armes un lionnaihh sant d*or, billeté.)

Faucocney : rfor à trois bandes de gueules, (Louis XVIII remplaça ces armoiries par les suivantes : de gueules au lion naissant d'or; coupé d'argent, à un faucon de gueules tenant entre ses seires une perdrix du même,)

LcRE : d'azur au soleil d'or; avec cette devise : Undiqdè nos tuere.

Héricocrt : de gueules à la potence de sable, au chef d'azur chargé d'une potence d'argent. (Dans une vieille chronique du seizième siècle, les armes de la ville d'Héricourt se trouvent ainsi disposées : d! argent à la potence de gueules, au chef de gueules chargé d'une balance (Tor,)

ÀRBois'portait : d'azur à un pélican d'argent, becquetant sa poitrine sur ses petits, aussi d'argent, posés sur un nid d'or; avec la devise : ainsi Dieu aim Arbois.

IliTOIlI Bt LA rBANCHC-COMTi.

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t\(<t.l '/a«t-CC>-.\ 'S.-nU:i\,r ^iLHUl.l'.A..'

ARMES DES VILLES

rt>uc!^T |ioruit : eu chef, d'azur billeté^ d'or, au lion missant d^or, atmé et \am)HHi$é de gueules; en |M>ioUs iTargait simple; et pour devise : A Dieu

rUISE, PoLIGXY.

VftL4Y : de gueules à la bande d'or, chargé d'une étoile d^azur, >AnT-Aiiorii : d'azur à un lion <tor, armé, lampassé et couronné de gueules. (Htf.fuiT : d'azur à trois épis (tor.

Siim-llLArDc : (fruur an croissant (for. ^Suint-Claude portait aussi : d'or 'hiirgé d'un pin de sinople, au chef d'azur, chargé dun croissant (Cor.)

rM^îAHLii:» |M)rtait : de gueules au pont de quatre arches (Cargent, mouvant du

fanr senestre à dej-tre {de gauche à droiti*), d'une tour carrée aussi d^argent,

tipfurée et ouverte de sable.

MonBLLiARD : de gueules à la irttijc d'argent, chargé en cœur d'une étoile dazur

n nwf rayons. Devise* : bict sciL est ]io:« appui. (Montbëliard |)ortail aussi :

de gueules à une croix d'argent cantonnée de barbeaux d'argent et de trois

(nn^ex de cerf.) Omit DE MoyrBÉLiARD : de gueules à deux barres adossées d'or. Bacie-le^-Daiies : (*u cbeT, d'azur billeté (for, au lioti fiaissant (for; en pointes

de gueules à un bras d'argnit tetiant deux palmes en sautoir, <hL^A?is : en clief, comme Baume-les-Dames; en |K>inte, de gueules à une tour

nênelée de cinq pièces d'argent, maçonnée de sable. tFr»GET : de gueules à la croix d'argent, cantantiée de quatre tours rondes

forgent, crénelées et ajourées de tivis pièce-s; avec cette devise» : F-stote.

'Uuiugey portait aussi : sur champ d'a'-gent, deux fusils adossés de sable.) *

< Nmt noQ» étioa* propoié de faire exéculer uae tromème planche dans laquelle noui euMÎoftA HMt le» jrmviiiei de villes ci bottfft tels que Cbampagaole, Noieroy, Roebefort, Saiai-llippolyte, <imâl, Hoti^Booi, Saint-Loup, Vauf illen, Champlille, ele. ; nais nous aYons dâ y renoncer : 4 Ami, plttMCurs de ces annoiries n'cxiïleni pas, ou sont ineomplètcs; puis, malgré nos reeberfkb (i not toUialaiiotts, nous n'avons pu nous procurer les autres.

DF

AIVGIENNE ET MODERNE.

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