I.EDO VIATOIU
ilivibus ûrbat^im ino remis et igno cn^matani. Ilûspitis hoc sceliis est, illiid et hosti» erat.
i^i^bt la \engeance qu'ils légnèront à Thistoirt".
La c.im|)agne de Henri IV en Franctie-domtc élait finie, elle avait duré deux UH>is; mais, les historiens Tont dit avec raison, cette expédition Tut aussi inrructueuse qu'impolilique ; nous ajouterons qu'elle fut loin de faire honneur au nom du roi dont le peuple n gardé la itu^inoire. Cette expédition fut im|)olitique, en ce sens que lis deux mois passif |»ar Henri IV à rançonner les villes comtoises compromettaient se> intérêts :ui lieu de les servir : pendant ce temps-là, les Rsp;ignolsYaisaienté|>rou- M-r dans Its l*ays-lfcis i\ ses trou|)es, privées de sa présence, des revers qu'étaient loin d<' 1 oni|K'nM'r les succès obtenus en Ki anche-Comté. Rlle fut infructueuse, en ce seob que les SuIsm's, garants de la neutralité comtoise, |)ressèrent si vivement le roi d'évacuer la province, qu'il le fit |)our ne pas se brouiller avec eux. Sully, It* grand ministre de Henri IV, nous a()prend dans ses Mémoire^ que l'expédition de ta Kranchel>)mté n'obtint point son assentiment; et le roi sefïkt épargné bien des mécomptes h il eût préféré en cette circonstance les avis d'un homme d'Rtat expérimenté, aux conseils d'une uiaitresse ambitieuse.
U campagne di* Franche-Comté, vient-il d'être dit, ne fit guère honneur au roi populaire. Kn effet, Henri IV n'a laissé dans les montagnes du Jura que le souvenir d'un coniiuerant, c'ol-à-dire de l'honmie de guerre pour qui la force victorieuse légitime tous les excî^. Le pillage, le sic et l'incendie de plusieurs villes, au méims deis traités; la violation des lois de la guerre, l'assassinat d'uu bra>e oflicier qui
* Voici, |>our ceux de nos rompalrioles qui ne lool pas raaiiliari<^« ê\tc la laRgiif l«lùi«, la Ira- Uuetiuo de ce* deui ver* :
ljO?i!i-iK-SArL^irt Al' V0TA«crK.
Ta me tuU \\ét d'InMiaoi» et ét^Mtét par le Ira.
< 't*>t Ir rrtiitr u'un Mir. ce ne 4rtaii èitt %t Tarte rf'aa eBMail.
488 franche: COU 11^ ancirnm: kt modernk.
s'éUi'ii loyalemenl défendu, ont donné à Tinvasion française un caraclëre de l>ri<r:indage et de cruauté justiciable de Thistoire. Otie tous les crimes commis alors ifaicni pas été l'œuvre du roi ; que Torgueil et Tinhumanité de ses lieutenants en aient accompli la plupart, c'est vrai : mais Henri IV était présent; mais en n*em|M}cliant l»as, en autorisant peut-être les actes de ses subordonnés, il s'en est rendu re>pons.'d)le, et voilà |K)unpioi son nom a longtem|)S été abhorré panni les Fraur- Comtois.
Du reste, on aurait tort de simaginer que Henri IV, aujourd'hui le plus ftopulaire des rois qu'ait po^st'^dés la Francis a toujours joui de cette popularité. Loin de là : détesté de son siècle, il fut oublié par le siècle suivant, rempli des noms de Kicheiieu et de Louis XIV; et si, plus lard, on l'a loué jusqu'à Tadoratioii, si Ton en a fait presqu'un grand bomnie en même temps que le meilleur di -^ rois, c'est à l'auteur de la Henriade, c'est h Voltaire, «lu'il doit cette n'pulalion |K)stbume.
PRANCHK - COMTE ESPAGNOLE. M»