CHAPITRE XVI. 1 65 I
siblement des levées de soldats , et se préparait à rentrer en France à la tête d'une armée. Chaque jour , des détails plus circonstanciés confirmèrent rauthenticité de ces rapports. Malgré les dénégations des serviteurs de la Reine , il n'y eut plus moyen de les révoquer en doute quand le duc d'Elbeuf, gouverneur de Picardie, apporta au Parlement une lettre par laquelle le Cardinal lui annonçait que « connaissant Tétât des affai- »> res de France, et voulant s'acquitter des » grandes obligations qu'il avait au Roi et à » la Reine , il était parvenu à lever une » armée de dix mille hommes, et se préparait » à la conduire au secours de Leurs Majestés. » Il priait S. A. le duc d'Elbeuf de lui man- » der son sentiment à ce sujet , et de lui livrer » passage à travers les places de la Picardie. » A la lecture de ces dépêches, les magistrats laissèrent éclater un ressentiment furieux. Le premier président tenta de le modérer en informant la compagnie « que déjà il avait » envoyé un mémoire au Roi pour lui re- » présenter qu'après tant de déclarations » rendues contre le cardinal Mazarin , no- » tamment celle du 6 septembre , Sa Majesté ne