TOME III
iW) HISTOIRE DE LA FRONDE.
» pouvait , sous aucun prétexte , souffrir un » retour dont les suites seraient assurément )» funestes. »
Ce notait point par des voies si mesurées qu'entendaient procéder les jeunes conseillers. Ils obligèrent le premier président à ouvrir sur-le-champ la délibération, et quelques-uns, ne connaissant plus aucune mesure , proposèrent de mettre à prix la tête du cardinal Mazarin. Le Coadjuteur et tous les conseillers-clercs se levèrent aussitôt de leurs places ' et sortirent de la salle. Les présidens à mortier réunirent leurs efforts à ceux de Mathieu Mole , et la majorité se prononçant enfin pour un avis plus conforme à la dignité de la magistrature, Tarrêt disposa seulement « que le président de Bellièvre et >» quatre autres députés se rendraient au- » près du Roi pour l'informer de ce qui se » passait sur la frontière; que des conseillers ») seraient envoyés dans les provinces de » Champagne et de Picardie pour dresser » procès-verbal du retour du cardinal Maza-
• Les canons et les ordonnances défendaient à tout ecclésiastique de prendre part à une délibération lorsqu'il y avait un avis ouvert à la mort.