‹ Histoire de la Fronde (volume 2)Chapitre 27 sur 149 · CHAPITRE XVI. l65l · texte numérisé non relu

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sible à l'établissement de sa famille. Peut-être, cependant, des considérations moins indignes de lui déterminèrent sa soumission à l'autorité absolue.

L'ignorance des compagnies souveraines , leur incapacité à conduire les affaires d'État ; l'absence de tout patriotisme parmi les grands, et l'habileté corruptrice du cardinal Mazarin avaient conduit les affaires à un tel point , que le despotisme pouvait sembler un asile. La résistance légale devenait impossible ; l'appel aux armes, remède extrême et toujours déplorable , devait entraîner le Parlement à une alliance avec le prince de Condé, qui lui-même , uni aux Espagnols et mettant en mouvement la populace des villes , offrait à la magistrature un auxiliaire dangereux et peu honorable. Réduit à la triste alternative qu'il avait depuis long-temps prévue, Mole plia la tête sous le joug du despotisme , qu'il préférait au joug des factions.

Trois jours après le départ du premier président, un arrêt rendu* en l'absence de tous les contradicteurs , déclara « le cardinal Ma-

* 29 décembre.

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» zarin et ses adhérens criminels de lèse- » majesté; enjoignit aux communes de leur » courir sus ; ordonna que tous les biens du- » dit Cardinal seraient vendus ; que'sur le prix » de la vente il serait prélevé par préférence , » et nonobstant toute saisie - opposition et » appellation , la somme de cent cinquante » mille livres pour récompenser celui ou ceux » qui représenteraient ledit Cardinal à jus- » tice , mort ou vif; et que dans le cas où aucuns » de ceux qui le représenteraient auraient été » antérieurement condamnés pour crime , le » Roi serait humblement supplié de leur ac- » corder pardon. »

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