CHAPITRE XVIII. l652. l6l
tion , le duc d'Orléans quitta brusquement sa place en disant : « Que puisque Messieurs » rebutaient son entremise , ils n'avaient qu'à » se garder comme ils pourraient. » Depuis ce jour,les désordres delà populace devinrent de plus en plus audacieux. Les magistrats injuriés, frappés dans les rues ' , ne trouvaient pas même un asile dans les salles du Palais * ; M. le Prince prenait à tâche d'encourager par son exemple la multitude à perdre tout respect. Il insulta grossièrement le président de Nesmond; et le conseiller Camus de Pontcarré venant lui demander ce qu'il fallait croire de certaines négociations pour la paix dont on parlait alors , il lui répondit « qu'il était » las de rendre compte de ses actions à un » tas de je ne sais qui , qui en jugeaient à » leur mode. Quand il faisait la guerre, on » disait qu'il voulait ôter la couronne de des- » sus la tête du Roi; quand il proposait quel- » que accommodement , on l'appelait Maza- » rinf enfin il n'avait jamais pu rien faire au » gré de la compagnie ; mais il entendait à
' Le conseiller Mole de Sainte-Croix fut laissé pour mort sur la place ; il était fils de Mathieu Mole. * ai mai.