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l6l HISTOIRE DE LA FRONDE.
» l'avenir régler ses affaires sans en rendre » compte à de petits coquins par lesquels il » saurait bien se faire porter respect. »
L'armée du duc de Lorraine approchait de la capitale, et M. le Prince, fort de cet appui , ne supposait pas que les magistrats osassent lui résister encore. Il semble cependant que ce nouveau danger servît à ranimer leur énergie. « Le duc d'Orléans ayant fait de- » mander au Parlement permission de lui » présenter son beau-frère comme un allié » fidèle auquel on ne pouvait te'moigner trop » d'égards , la compagnie répondit unani- » mement que le duc de Lorraine était ennemi » de l'Etat, et que, s'il osait se présenter dans » la grand'Chambre , le procureur-général le » ferait arrêter sur place. » Un arrêt enjoignit en même temps au prévôt des marchands de pourvoir à la sûreté de Paris , et de faire sortir les compagnies bourgeoises pour attaquer les troupes étrangères si elles se présentaient à la vue des remparts. Les officiers de l'Hôtelde-Ville, déférant aux ordres du Parlement, firent commencer aussitôt des retranchemens au haut du faubourg Saint-Antoine, et les habitans s'y employèrent avec zèle.