‹ Histoire de la FrondeChapitre 118 sur 155 · CHAPITRE VI. 1648. 'X'-j · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. 1648. 'X'-j

» assez de force pour régler les poids de cette n horloge. Les ressorts en sont mêle's; ce qui w ne doit être que pour modérer le mouve- » ment, veut le faire et le fait mal, parce qu'il » n''est pas lui-même fait pour cela : voilà où » gît le défaut de notre machine.... Ce nVst >) pas en se joignant à ceux qui veulent la » rompre que Votre Altesse parviendra à la

» redresser Déclarez,-vous hautement pro-

» tecteur des compagnies souveraines, et avec » leur concours vous réformerez FEtat peut- » être pour des siècles.

» Après tout, Votre Altesse trouverait-elle » plus de difficultés à ménager le parlement » de Paris , que M. de Mayenne n^ en a M trouvé dans le temps de la Ligue? Votre )) naissance et votre mérite vous élèvent au- » tant au-dessus de cet exemple que la cause )) dont il s'agit aujourd'hui est au-dessus de » celle de la Ligue. Enfin , jamais projet nV » été si beau, si innocent, si saint, si nécesn saire, que celui que je vous propose, et la » moins forte des raisons qui devraient vous )» y porter, est que si le cardinal Mazarin ne n réussit pas , il vous peut entraîner dans » sa ruine , et que , s'il réussit , il se servira

2jS HISTUIKR DE LA FKONDE.

>j pour VOUS perdre de tout ce que vous au- ») rez fait pour Télever. »

Après de longs débats, M. le Prince, ainsi qu*'il arrive le plus souvent, se laissa aller à la pente de son caractère. uLa gloire derestau- I» rateur du public, qui d'à bord Pavait touché, » lui parut ensuite moins brillante que celle de M conservateur de Pautorité royale '.» Il promit à la Reine de Paidcr à soumettre le Parlement par la force des armes, et ne cacha pas au Coadjuteur sa résolution de pousser les choses à Pextrême, fallût-il en venir à assiéger Paris. « Il ne supposait pas qu'il pût s'y ren- )) contrerdegrandesdilficultés; les bourgeois, » apparemment, ne sortiraient pas pour liw vrer bataille, et vous-même, ajouta-t-il en >i riant , vous ne voudriez pas sans doute les » y conduire? — Ce serait en effet un mauvais I» signe, repondit le Coadjuteur sur le même » ton, cela sentirait fort la procession de la >j Ligue, w

M. le Prince ne se méprit pas à cette plaisanterie; il s'affligea de voir le Coadjuteur s'engager dans une si mauvaise affaire, et

' Mémoires ilu cardinal de Retz.

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