TOME I
» rer exposé aux pernicieux desseins d'aucuns » officiers du Parlement, lesquels ayant in- » telligence avec les ennemis de FEtat , après » avoir attenté contre son autorité en plu- )) sieurs rencontres, s'étaient portés jusqu'à » conspirer de se saisir de sa personne. »
Une accusation si grave , également destituée de vérité et de vraisemblance, excita plus d'indignation que de terreur; le même jour un officier des gardes-du-corps ayant remis au parquet des lettres closes qui enjoignaient au Parlement de quitter immédiatement Paris et de se transporter à Montargis , la compagnie refusa d'en prendre connaissance et rendit un arrêt portant que « le paquet ca- » cheté resterait déposé au greffe; que ce- » pendant les gens du Roi iraient trouver la » Reine à Saint-Germain et la supplieraient » de faire connaître les noms des calomnia— » teurs de la compagnie, pour qu'il fût procédé )) contre eux suivant la rigueur des ordonnan- » ces ; que le prévôt des marchands pour- » voirait aux approvisionnemens des halles et » ferait retirer les troupes cantonnées dans les » villes et villages à vingt lieues à la ronde )) de la capitale. » Ces mesures supposant l'em-