CHAPITRE VII
» terme de trois années , nul ne pourrait as- )) sister aux assemblées générales s'il n'avait M vingt ans de service, et que le droit de » convocation appartiendrait àla grand'Cham- » bre seule. »
Les magistrats répondirent à ces deux propositions par un refus formel : « La déclaration » qui avait transféré le Parlement à Montar- ») gis , était un acte de pouvoir arbitraire au- » quel ils ne devaient point obéissance. Ils » ne renonceraient pas à s'assembler pour les » affaires publiques , ces assemblées étant de » l'essence même de leur institution. Qui di— » sait Parlement, disait assemblée et confé- >i rence. »
Les princes rabattirent bientôt beaucoup de leurs premières demandes ; mais de grands événemens, survenus depuis l'ouverture des conférences, avaient rehaussé le courage des Frondeursetouvertun plus vaste champ à leurs espérances. Tout avait réussi selon l'attente du duc de Bouillon; le duc de Longueville faisait avancer ses troupes au secours de la capitale. Le duc de La Tremoille amenait dix mille hommes du Poitou, et des lettres de M. de Turenne, remises au Parlement par
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M. le prince de Conti % annonçaient : « Qu'il » avait passé le Rhin avec son armée et venait » s''offrir au Parlement pour le service du » Roi et du public , contre l'injuste oppres- » sion du cardinal Mazarin. »
Ces nouvelles excitèrent dans Paris un enthousiasme général; le peuple qui depuis plusieurs semaines se montrait fatigué de la guerre et payait lentement ses taxes , fut ranimé par ces puissans secours; les clameurs recommencèrent avec plus de violence contre le cardinal Maz.arin. Le Parlement ordonna que ses meubles et ses livres seraient vendus à l'encan, pour leprix en être employé aux frais de la guerre, et la proposition de révoquer les pouvoirs donnés aux députés de Ruel , ayant été rejetée de peu de voix seulement , le président de Bellièvre fut chargé d'écrire à Mathieu Mole pour lui notifier l'intention de la compagnie, de ne point se départir de l'arrêt du 8 janvier, et lui recommander de ne signer la paix qu'après avoir reçu des instructions nouvelles.
Le duc de Bouillon devenu, par la déclara-
• 8 mars.