‹ Histoire de la FrondeChapitre 146 sur 155 · CHAPITRE VII. l64g · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. l64g

Tautorité des compagnies en matière de gou-^ vernement. A la vérité, le cardinal Mazarin demeurait en place , et la non exécution de Parrêt du 8 janvier ' portait quelque atteinte à la dignité des juges qui Pavaient rendu j mais cet arrêt se trouvait annulé par les dispositions des articles 5 et 6, qui annulaient également les lettres-patentes, arrêts du conseil et tous autres actes émanés de Pautorité royale depuis le commencement de la guerre. Après deux jours de délibération , tous les points contestés étant réglés , le premier président reçut l'ordre de la compagnie de retourner à Saint-Germain avec les autres députés « pour faire instance et obtenir la réfor- » mation des articles 2, 3 et 12, comme » aussi pour traiter des intérêts particuliers , )> suivant la note qu'en donneraient par écrit » messieurs les généraux. » Ceux-ci, désespérés de l'inutilité de leurs efforts pour faire rejeter la paix , et n'ayant plus d'autre ressource, remirent enfin cette note de leurs prétentions dans les mains du premier président. Elle était ainsi conçue : « M. le prince

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» de Conli demande Tentrée au conseil , et » une place forte dans son gouvernement de » Champagne.

» M. le duc tle Bouillon demande pour lui » la restitution de Sedan ; pour M. de Turenne » le gouvernement d'Alsace et celui de Phi- » lisbourg ; pour M. de La Tremoille le comté » de Roussillon et la principauté de Mont- » béliard.

» M. le duc d'Elbeuf demande pour lui » le gouvernement de Picardie; pour son » Hls le gouvernement de Montreuil auquel » il a droit du chef de sa femme , fdie de » M. de Lannoy , gouverneur de cette place.

») M. le duc de Longueville demande le » gouvernement du Pont-de-f Arche en Nor- )> niandie.

» M. le maréchal de La Mothe demande le » gouvernement de Bellegarde.

» M. le duc de Beaufort demande la charge '» de grand-amiral. »

Arrivaient ensuite les seigneurs moins qualifiés et jusqu'aux simples gentilshommes , tous avec des prétentions exorbitantes et si multipliées, que pour les satisfaire il eût fallu leur distribuer le royaume. Tant d'avidité in^

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