‹ Histoire de la FrondeChapitre 149 sur 155 · CHAPITRE VII. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. l

lais levait des soldats de sa seule autorité , en formait des régimens dont il donnait le commandement aux gentilshommes ses amis , et pourvoyait à.rentretien de ces troupes au moyen d'exactions arbitraires sur les villes et villages de son gouvernement. Les consuls et autres magistrats municipaux s'opposant à ces violences , le comte d'Alais les cassa et les remplaça par des hommes de son choix. C'était une liberté chère aux peuples de la Provence que celle de nommer ses officiers. Les réclamations les plus vives s'élevèrent contre cet acte oppressif, et le parlement d'Aix en fut l'organe ' .

La Reine, prévenue par le comte d'Alais, ne tint pas compte des remontrances, et le Parle-

* « Il faut avouer, Madame, que c'est une douce et « sensible liberté que celle de choisir ses magistrats muu nicipaux. Là où ce choix est interdit au peuple, il ne » reste aucune différence entre l'extrême servitude et l'o- » béissance honnête.... Il y a quelque consolation à se » faire soigner par une main amie et à voir traiter ses » maux avec tendresse et pitié.... Le peuple ne donnera » jamais son consentement à une autorité imposée avec • violence, et ne recevra pas dans son cœur celui qui ne ■ sera pas introduit dans son jugement. »

Remontrances du parlement de Provence.

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