TOME I
ment eut bientôt à se plaindre d'un acte qui le touchait plus sensiblement encore. Un édit le rendit semestre^ c^est-à-dire que les offices de la compagnie furent doublés et partagés en deux divisions qui exerçaient alternativement chacune pendant six mois. LMnstitution d^un semestre portait un préjudice si considérable aux magistrats qui voyaient ainsi diminuer de moitié les émolumens et la dignité de leurs charges, que, pour s^en rédimer, ils proposèrent de payer neuf cents, puis douze cent mille francs. Le comte d''Alais accepta leurs offres , toucha une partie de Targent , et, par une insigne mauvaise foi, il maintint ensuite les nouveaux officiers quMl faisait escorter par ses gardes lorsqu'ils allaient prendre leurs places au Palais. Les choses étaient dans cet état , quand la déclaration du 24 octobre donna un nouveau titre aux réclamations des magistrats ; mais avant qu'ils eussent obtenu justice, la Reine ayant quitté Paris, la guerre éclata en Provence ; le comte d'Alais et la noblesse suivirent naturellement le parti de la cour, les magistrats et les bourgeois celui du parlement de Paris.
Le gouverneur, croyant surprendre ses ad-